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Projet d'inscription et d'élection en Afghanistan (PIEA)


L'éducation civique en Afghanistan
Rapport thématique 10 du PIEA


Barbara Reinhardus
31 mars 2003

1.  Introduction

Le présent rapport a été rédigé les tout premiers jours de la planification du processus constitutionnel et électoral, alors que les intervenants responsables venaient tout juste de commencer à établir leurs structures et à recruter leur personnel et que les groupes de la société civile commençaient à réfléchir à leur degré de participation. Ces dernières semaines, la commission constitutionnelle et ses partenaires ont préparé des documents imprimés et un plan de mise en oeuvre pour l'éducation publique et la consultation. Leur programme est ambitieux et les commissaires travaillent sous les contraintes d'un court délai et de ressources humaines et financières insuffisantes. Bien que le mandat de la commission constitutionnelle soit le plus pressant, les commissaires d'élection, après leur nomination, vivront rapidement le même sentiment d'urgence; entre-temps, une équipe électorale de la MANUA a entamé la planification préliminaire.

Le présent document tente de situer les diverses activités d'éducation civique et électorale dans un cadre conceptuel et pratique pour nous guider au moment où nous élaborons nos plans, selon nos diverses fonctions. Il présente également de l'information contextuelle et une vive recommandation que l'évaluation sur place soit entreprise aussitôt que possible pour obtenir l'information nécessaire pour, premièrement, éduquer les leaders de la société afghane au sujet du processus constitutionnel et électoral et, deuxièmement, joindre la population. Des sections du document concernant l'éducation publique au sujet de la constitution ont déjà été remises au secrétariat de la commission constitutionnelle et à des groupes de la société civile. En fait, une image beaucoup plus claire de la société civile afghane s'est dégagée du processus de participation à son comité sur la constitution. Il y a plusieurs semaines, l'expert en éducation électorale de la MANUA, Jorge Guzman, est arrivé à Kaboul. Il s'est joint à nos réunions de coordination de la société civile et a manifesté son intérêt à lancer un effort d'éducation civique coordonné et coopératif.

Ce document n'est pas un document officiel et n'a de poids que dans la mesure où il est utile à quiconque participe à l'éducation civique de la population de l'Afghanistan.

2.  La Loya Jirga et les élections en Afghanistan

Les premières élections démocratiques en Afghanistan ont eu lieu en 1965 en vertu d'une nouvelle constitution, qui avait été rédigée par une commission constitutionnelle, débattue sérieusement et ratifiée par un grand conseil des anciens tribaux appelé la « Loya Jirga ». La Loya Jirga, une institution afghane traditionnelle et unique, a été utilisée depuis des siècles pour régler les affaires de la nation, confirmer les monarques ou, dans certains cas, rallier la population à une cause. Autrement que l'élection de 1965 et la deuxième et dernière élection en 1969, la Loya Jirga a été la forme la plus proche de représentation populaire en Afghanistan.

Les élections de 1965 et de 1969 ont été caractérisées par des taux de participation très faibles et un net manque d'intérêt pour la nouvelle constitution et la « nouvelle démocratie », particulièrement chez les ruraux. Une méfiance des fonctionnaires du gouvernement a entravé le processus d'inscription et peu de femmes de l'extérieur des plus grands centres se sont inscrites ou ont voté. De plus, les Afghans ont généralement réagi au concept de vote secret avec suspicion, puisque le vote privé est une déviation du système pratiqué aux réunions des conseils où les délégués indiquent leur préférence en levant la main ou leur fusil.

La réunion la plus récente des anciens tribaux a été la « Loya Jirga d'urgence » tenue en juin 2002, à laquelle plus de 1 500 délégués ont élu le gouvernement transitoire du président Karzai. La prochaine Loya Jirga est prévue en octobre de cette année pour ratifier une nouvelle constitution en voie de rédaction par la commission constitutionnelle. Selon l'accord de Bonn, un gouvernement pleinement représentatif sera élu par des élections libres et régulières tenues au plus tard deux ans après la date de la convocation de la Loya Jirga d'urgence, soit en juin 2004.

Les efforts déployés par la Loya Jirga d'urgence de 2002 ont visé à créer un modèle qui englobait la sélection traditionnelle, la représentation populaire et la prérogative du gouvernement central. L'équilibre rural-urbain a été établi en permettant au moins un représentant de chaque district administratif; l'équilibre ethnique en comptant sur les concentrations géographiques; l'équilibre entre les hommes et les femmes en réservant 160 sièges élus pour les femmes; et l'équilibre socioculturel en réservant des sièges pour les dirigeants religieux, les réfugiés, les nomades et les négociants1. Le processus de la Loya Jirga d'urgence comprenait le vote direct et le vote indirect, en trois phases : district, régional et national. Au niveau régional et au niveau national, le vote était mené par scrutin secret; toutefois, au niveau du district, les électeurs ont été choisis par voie de consensus lors d'une assemblée publique.

Lorsque l'élection aura lieu en Afghanistan en 2004, 33 ans se seront écoulés depuis la dernière élection. Ces années ont été caractérisées par une instabilité chronique et un intense conflit, dont le résultat est des millions de personnes mortes, blessées ou déplacées, une grande population de réfugiés, une économie et une infrastructure ruinées et une aggravation des divisions ethniques. Dans cet environnement précaire et endommagé, le gouvernement de l'Afghanistan doit nommer une commission électorale, adopter une loi électorale, produire une constitution qui satisfera aux normes internationales et sera approuvée par la Loya Jirga, inscrire de 7 à 9 millions d'électeurs, y compris les femmes, et convaincre un nombre suffisant de citoyens de participer à une élection que les observateurs internationaux jugeront libre et régulière.

3.  Les campagnes d'information en Afghanistan

Dans les années suivant le régime des talibans, deux campagnes d'éducation publique ont été entreprises pour favoriser la sensibilisation à des événements qui ont été d'une importance nationale et internationale. Au moment où nous préparons des programmes d'éducation civique et électorale pour favoriser la compréhension et le soutien d'un nouveau processus constitutionnel et électoral, il peut être utile d'examiner les méthodes, les obstacles et les réussites de ces campagnes.

3.1  Le projet de changement de monnaie

Le 7 octobre 2002, la banque centrale d'Afghanistan a commencé à remplacer l'ancienne devise par des nouveaux billets de banque, d'abord dans la capitale Kaboul, et plus tard dans les autres grands centres de tout le pays. Pendant les trois mois suivants, l'ancienne monnaie a été collectée et la nouvelle monnaie a été distribuée, dans un pays sans système bancaire, sans routes appropriées et sans sécurité.

Avant le projet de changement de monnaie, il y avait au moins trois monnaies différentes qui coexistaient : une monnaie créée par l'ancien gouvernement de Burhanuddin Rabbani et ensuite utilisée par les Talibans, une autre produite pendant que le gouvernement Rabbani était en exil, et une troisième créée par Abdul Rashid Dostum, un seigneur de guerre du nord. Après des années de guerre civile, le projet de changement de monnaie a été considéré, tant au plan national qu'au plan international, comme un test important de la capacité du nouveau gouvernement non seulement d'entreprendre un exercice logistique ambitieux mais aussi d'obtenir et de conserver la coopération d'hommes forts locaux éventuellement hostiles.

La banque centrale de l'Afghanistan a conçu une campagne d'éducation publique pour :

La campagne de sensibilisation publique a commencé en septembre 2002 par un lancement médiatisé et un discours du président Karzai dans lequel il a présenté la nouvelle monnaie. Une feuille de questions et réponses a été préparée et distribuée aux journalistes et, les semaines suivantes et tout au long de la période du changement, les cadres supérieurs de la banque ont donné des entrevues aux médias nationaux et internationaux. Le Fonds monétaire international (FMI) et le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afghanistan ont émis des communiqués de presse à l'appui de la nouvelle monnaie. Aux stades critiques du processus, le gouverneur de la banque centrale a tenu des conférences de presse pour fournir de l'information et réagir aux problèmes.

Trois séries d'affiches ont été produites durant la campagne :

Lorsque le délai a été prolongé d'un mois, 20 000 dépliants d'information illustrés ont été distribués aux fonctionnaires des gouvernements locaux, dans les mosquées, aux journaux, aux stations de radio et de télévision et aux ONG, principalement hors de Kaboul.

Tout au long de la campagne, des sketches, des annonces et des refrains publicitaires ont été produits et diffusés par Radio Afghanistan. Des copies des bandes ont été distribuées aux stations internationales et provinciales et jouées sur des magnétophones dans les marchés, les écoles et les centres communautaires.

Le réseau de base de la campagne de sensibilisation au changement de monnaie a été l'équipe de 50 agents de promotion sélectionnés par la banque centrale et formés et gérés par le conseiller en éducation publique. Douze agents de promotion ont travaillé à Kaboul et dans les provinces environnantes et 16 dans les régions centrées sur Jalalabad, Gardez, Kandahar, Herat, Mazar-e-Sharif et Kunduz. Durant une période de deux mois et demi (avec une nouvelle visite à Kaboul), ils ont couvert plus des quatre cinquièmes des districts du pays, informant les gouverneurs, les chefs de district, les mullahs et les villageois sur le changement de monnaie, faisant jouer les bandes audio et distribuant les affiches et autres documents imprimés. (Seulement deux des 30 agents de promotion étaient des femmes et toutes deux étaient en poste à Kaboul, bien que le gouverneur de la banque centrale ait nommé 20 employées pour travailler dans la capitale pendant une période d'un mois, visitant les bureaux gouvernementaux, les écoles et l'université.)

Contrairement aux campagnes d'information pour la Loya Jirga d'urgence et la prochaine consultation constitutionnelle, l'inscription des électeurs et l'élection, le message du programme de changement de monnaie était relativement simple. La campagne s'est concentrée sur un sujet précis, pendant une brève période et s'est efforcée de joindre une population vaste et diverse de la manière la plus directe, claire et efficace possible.

Comme la plupart des campagnes, celle-ci a recouru aux médias électroniques, à l'imprimé et aux éducateurs (en l'occurrence les agents de promotion). Bien que la radio soit considérée comme le moyen de communication le plus efficace en Afghanistan, l'électricité n'est pas disponible pour la plupart des Afghans et les piles ne sont pas toujours abordables (mais c'est une pratique courante que de se rassembler autour d'une radio). La distribution de documents imprimés à l'extérieur des grands centres est toujours un défi considérable en Afghanistan; pour un programme disposant d'un petit budget (55 000 $) et de peu de ressources, le défi était formidable. Et le travail des agents de promotion, recrutés à Kaboul et voyageant dans des régions éloignées, souvent contrôlées par des seigneurs de guerre et des « commandants », a été marqué par l'inconfort, l'anxiété et le danger.

Comme la campagne du changement de monnaie l'a illustré, il est très difficile d'obtenir l'information des gens des villages éloignés pour encourager et faciliter leur participation à une activité. En Afghanistan, les télécommunications sont coûteuses, peu fiables voire, dans de nombreuses parties du pays, impossibles. Le voyage par les moyens de transport abordables est ardu et souvent dangereux, et les combats se poursuivent dans certaines régions. Dans certaines provinces, les personnes d'une origine ethnique différente et d'un groupe linguistique différent sont menacées et intimidées, et dans plusieurs secteurs, les agents locaux sont suspicieux et parfois hostiles envers toute personne qui représente selon eux le gouvernement national.

Leçons apprises
Avec ce qu'il sait aujourd'hui, un budget plus important et plus de temps pour planifier, le conseiller en éducation publique de la campagne sur le changement de monnaie apporterait les changements suivants :

3.2  La Loya Jirga d'urgence (2001)

Campagne d'information publique de la commission de la Loya Jirga
Nader Nadery, le porte-parole de la commission de la Loya Jirga, a été responsable de la campagne d'information publique de la commission. Un sous-responsable, trois journalistes, un traducteur, un opérateur sur ordinateur et huit agents de liaison sur le terrain ont aidé M. Nadery. (Au cours des deux derniers mois, une deuxième personne a été ajoutée à chaque bureau sur le terrain.) Les documents et programmes suivants ont été utilisés au cours de la campagne d'information.

Bulletins

Dépliants  Texte et illustrations

Bannières
Première phase :

 
Variété de messages pour promouvoir l'importance de la Loya Jirga pour le pays
Seconde phase : Messages pour promouvoir la Loya Jirga comme moyen d'arriver à l'unité et à la réconciliation
Nombre : Environ 100 pour chaque province
Herat, Mazar-e-Sharif (500)
Kaboul (800)
Lieu : Sur les routes achalandées, dans les marchés, les mosquées, les lieux de rassemblement public

Journaux et magazines

Radio

Cinéma mobile
En coopération avec Afghan Film, l'institut national afghan pour le cinéma, la MANUA et la commission de la Loya Jirga, AINA a produit un film pour promouvoir le processus de paix et de réconciliation et la Loya Jirga. Neuf unités mobiles ont quitté Kaboul le 12 mai pour visiter les neuf régions de l'Afghanistan pendant une période de six semaines. Le film a été projeté sur un écran de 15 mètres carrés, plus de 300 projections ayant été présentées à 400 000 personnes2.

Projet de soutien médiatique
Dans son rapport, John Butt, conseiller principal pour le soutien médiatique, indique que la participation et la collaboration de Radio Afghanistan ont été essentielles au succès du projet de la Loya Jirga; toutefois, il explique comment la lutte constante pour le pouvoir à Radio Afghanistan a compliqué son travail3. Il recommande que des accords avec le ministre de l'Information et de la Culture et le directeur de la radio et de la télévision de l'Afghanistan soient établis bien avant le début d'une campagne d'information.

Joindre les villageois
Une critique de la stratégie d'information publique pour la Loya Jirga vaut la peine d'être notée au moment où nous commençons notre plan pour joindre les villageois dans les parties plus éloignées du pays.

La stratégie d'information publique et, en fait, la stratégie électorale indirecte dans son ensemble, semblent basées sur une vision trop idéalisée de la vie et des institutions villageoises afghanes. La stratégie d'information publique compte principalement sur un seul bénévole de district qui doit répandre l'information verbalement dans les mosquées, les bazars, etc., pour tous les résidents admissibles. C'est beaucoup attendre de ce bénévole qu'il diffuse seul le message fondamental quant à savoir où et quand la première sélection des électeurs aura lieu, sans oublier la communication des règles électorales peu connues et le but et le format de la Loya Jirga4.

4.  Éducation civique et électorale

L'éducation civique est souvent définie comme un processus interactif et continu visant à créer un environnement où les valeurs de la démocratie sont comprises et appliquées par la population. Tel qu'indiqué dans un rapport d'une délégation internationale, « Un tel environnement n'est pas quelque chose qui émerge simplement. C'est la conséquence des actions de personnes occupant des postes de leadership5. »

Un programme d'éducation civique complet englobe la compréhension publique des concepts clés de la gouvernance dans un système démocratique et l'information de base que chaque électeur doit obtenir afin d'arriver préparé au bureau de scrutin et de voter. Au mieux, un programme d'éducation civique relève d'une orientation et d'un engagement à long terme, fait éventuellement partie d'un programme scolaire et est un élément intégral de la compréhension du citoyen de la façon dont sa démocratie fonctionne et, espérons-le, prospère.

L'éducation électorale est un aspect essentiel du mandat de la commission électorale parce qu'elle vise à aider l'administration électorale dans sa tâche en vue de tenir des élections libres, régulières, transparentes et accessibles en développant la compréhension publique du processus de gestion des élections et des conditions requises pour assurer des élections libres et régulières.

Pour l'Afghanistan, la présentation d'un programme d'éducation civique efficace dépendra des efforts et de la coopération de nombreux partenaires, dont la commission constitutionnelle, la commission électorale, la MANUA, les ONG, les associations professionnelles, les groupes médiatiques, les organisations internationales et les donateurs. Un programme efficace nécessitera également une compréhension de l'environnement social, physique et politique dans lequel il est présenté et des besoins et des sensibilités de la population qu'il veut le plus joindre.

4.1  Echéancier

Selon l'accord de Bonn, trois grands projets doivent être conçus, organisés et mis en oeuvre au cours des 14 prochains mois : la rédaction et la ratification d'une constitution, l'inscription de la population pour le vote et la tenue des élections. Le processus constitutionnel se poursuivra jusqu'en octobre 2003; l'inscription des électeurs, d'août 2003 à mars 2004; et l'élection est prévue en juin 2004.

Cet échéancier est bref. Dans tout environnement, les défis intellectuels et logistiques inhérents à l'accomplissement des tâches prévues dans l'accord de Bonn seraient immenses. Pour des raisons d'infrastructure, d'histoire, de culture, de sécurité et de ressources, le défi en Afghanistan est énorme. Pour de nombreux Afghans, l'imposition de ce bref échéancier pour l'accomplissement de tâches si importantes et difficiles est irréaliste et même cruelle. Une agente afghane du programme du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) a parlé du dommage terrible que les dernières décennies de guerre et de conflit ont infligé à la psyché afghane. Elle a indiqué que le peuple de l'Afghanistan a besoin de cinq ans de psychothérapie avant de pouvoir relever correctement les défis du processus constitutionnel et électoral. Toutefois, l'accord de Bonn laisse très peu de temps pour guérir les coeurs, les esprits et les infrastructures, de sorte qu'une campagne d'éducation civique qui soutient les activités dans cet échéancier doit fonctionner avec les réalités de l'Afghanistan tout en respectant les vulnérabilités et les moeurs de sa population.

Un premier objectif important d'un programme d'éducation civique est d'expliquer aux Afghans l'échéancier de l'accord de Bonn ainsi que les étapes du processus. Les discussions avec les gouvernements provinciaux, les leaders communautaires et religieux et les ONG ont révélé une grande lacune des connaissances sur les applications pratiques de l'accord de Bonn. Les hauts fonctionnaires de Kandahar ont pensé que la Loya Jirga d'octobre sélectionnerait le prochain gouvernement, sans ratifier une constitution, et quelques fonctionnaires ou dirigeants ont conclu que tous les citoyens admissibles, y compris les femmes, seraient encouragés à s'inscrire et à voter aux élections directes à tenir l'année suivante.

Les leaders communautaires et les citoyens ordinaires expriment un grand besoin d'information. Il faudra les efforts de tous les partenaires de l'éducation civique pour donner aux Afghans l'information qu'ils veulent, d'une manière significative et selon une période de temps suffisante pour leur laisser la possibilité d'absorber, de discuter et d'agir.

4.2  Partenaires

Les divers intervenants du processus d'éducation civique viennent de commencer à établir les structures nécessaires pour organiser et présenter les programmes. La commission constitutionnelle prévoit entreprendre une campagne d'éducation publique avec l'aide de la société civile et consulter les citoyens de l'Afghanistan sur leurs points de vue concernant la constitution avant de publier une ébauche en août. La commission a établi un secrétariat et recrute actuellement des spécialistes de l'éducation civique.

À ce jour, le gouvernement transitoire n'a pas nommé une commission électorale pour gérer le processus d'inscription et d'élection. La MANUA a commencé seule ce travail. L'annexe 111 de l'accord de Bonn demande que les Nations Unies « procèdent aussitôt que possible à l'inscription des électeurs avant les élections générales ». Dans une lettre au secrétaire général des Nations Unies, le président Karzai a demandé que « la MANUA se voie confier la mission d'aider à préparer et à organiser le processus électoral et de coordonner l'aide électorale internationale ».

On prévoit que de nombreux membres de la société civile voudront participer au processus d'éducation civique et certains de ces groupes recherchent actuellement le soutien de donateurs pour leur programme. Un de ces groupes est le Forum de la société civile afghane (Swiss Peace), une ONG qui, avec l'International Human Rights Law Group, a initié la coordination des activités des organisations de la société civile et des groupes médiatiques sur la constitution. (Voir l'annexe 1 pour la liste des participants.)

La Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), en partenariat avec la MANUA, prévoit commencer en avril un projet d'évaluation sur place pour consulter les Afghans sur leurs points de vue au sujet de la démocratie et de la gouvernance et sur les meilleurs moyens d'encourager la participation des citoyens, y compris les femmes. Un programme d'éducation civique ambitieux conçu pour joindre autant de personnes que possible suivra l'évaluation.

5.  Objectifs à long terme

Aux fins de ce document, le projet d'éducation civique et électorale devrait viser trois objectifs à long terme :

Accroître les connaissances des électeurs concernant :

Accroître le consensus national et le respect de la règle du droit.

Assurer l'éducation civique et électorale de façon durable par une approche complète, continue et stratégique qui viserait particulièrement les enfants et les jeunes, par les écoles, l'université et les médias électroniques.

6.  Objectifs immédiats

Les programmes d'éducation civique et électorale visent un certain nombre d'objectifs immédiats dont la portée est de fournir de l'information aux électeurs, de les éduquer et d'offrir une éducation civique à tous les groupes d'intérêts de l'Afghanistan.

6.1    Accroître la compréhension du processus constitutionnel et démocratique ainsi que de l'échéancier de mise en oeuvre de l'accord de Bonn. Promouvoir l'esprit de réconciliation, de paix et de tolérance. Promouvoir la compréhension des éléments fondamentaux d'une constitution et les étapes nécessaires pour établir une constitution en Afghanistan. Encourager la participation au processus par les mécanismes institués par la commission constitutionnelle. Encourager la discussion et le débat sur les principales questions.
 
6.2   Assurer la participation maximale de l'électorat au processus d'inscription en fournissant de l'information aux électeurs sur les formalités d'inscription et en faisant mieux comprendre la nécessité de s'inscrire pour voter.
 
6.3   Familiariser les citoyens de l'Afghanistan aux principales caractéristiques de la nouvelle constitution. Faire mieux comprendre les principes directeurs, le système de gouvernement et la règle du droit.
 
6.4   Promouvoir la participation maximale de l'électorat au processus électoral en fournissant de l'information sur les modalités du vote et en mettant l'accent sur l'importance de chaque vote dans une élection démocratique. Développer la confiance et le respect de la démocratie et du processus électoral. Encourager l'interaction parmi les électeurs, les candidats et les partis politiques. Promouvoir les idées démocratiques de la tolérance, de l'activité politique pacifique et de l'acceptation des résultats des élections.

Pour réaliser ces objectifs, les objectifs immédiats pourraient être divisés en quatre unités et mis en oeuvre par la commission constitutionnelle, la commission électorale, la MANUA, les ONG, les médias et des organisations populaires. Les quatre unités sont conçues pour permettre la réalisation d'activités précises d'information et d'éducation.

Unité 1 – Éducation civique : processus constitutionnel
La responsabilité principale de l'information publique concernant la constitution appartient à la commission constitutionnelle.

Accroître la compréhension du processus et de l'échéancier de mise en oeuvre de l'accord de Bonn :

Promouvoir l'esprit de réconciliation nationale, de paix et de tolérance :

Promouvoir la compréhension des éléments d'une constitution en décrivant :

Encourager la participation des citoyens à la création d'une constitution pour l'Afghanistan en expliquant :

Promouvoir la discussion sur les caractéristiques à inclure dans la constitution :

Unité 2 – Période d'inscription
La responsabilité principale de cette unité appartient à la commission électorale.

Promouvoir la participation maximale des électeurs au processus d'inscription :

Unité 3 – Éducation civique : après la constitution
Sensibiliser les citoyens à la nouvelle constitution et à la façon dont elle les touchera ainsi que leur gouvernement :

Sensibiliser les électeurs, les partis politiques et les autres intervenants au processus électoral sur le sens des principes et des processus démocratiques :

Unité 4 – Période de la campagne électorale

La responsabilité principale de cette unité appartient à la commission électorale.

Fournir de l'information spécifique à l'élection aux électeurs, ce qui accroîtra leur compréhension du processus électoral et encouragera la participation et la réconciliation. Cette unité comprendra l'information suivante :

7.  Populations visées

Afin d'assurer l'efficacité d'une campagne d'éducation civique, il est important d'établir un profil des citoyens et des électeurs en Afghanistan, qui permettra à la commission électorale et à d'autres organisations d'élaborer des messages et de concevoir du matériel en ayant à l'esprit :

7.1  Hommes adultes

Le premier groupe à viser pour l'éducation civique en Afghanistan est celui des hommes adultes parce que, pour énoncer une évidence, ce groupe détient le monopole du pouvoir à chaque niveau de la société. Bien qu'un fort pourcentage d'hommes afghans ne lisent pas et n'écrivent pas, ils ont une compréhension subtile du processus décisionnel et du débat politique et s'y intéressent beaucoup. Une visite des régions révèle un grand désir d'information et une admission des hommes, y compris de ceux qui occupent un poste d'autorité, qu'ils ne sont pas informés et même qu'ils sont confus au sujet du processus politique qui se déroule en Afghanistan.

Aux fins de l'éducation civique, la population des hommes adultes doit être divisée en au moins deux groupes, et des approches et du matériel appropriés devraient être mis au point pour chaque groupe. Par exemple, sur la question de la constitution, le matériel éducatif pourrait être conçu pour une présentation à des ateliers regroupant des leaders communautaires, religieux et gouvernementaux, des éducateurs et des ONG. Autrement que par les ateliers et les « shuras », ce groupe pourrait être joint par les journaux, les magazines et les émissions d'information à la radio et à la télévision.

Le deuxième groupe à viser comprendrait les hommes en général et les leaders locaux en particulier. On espère que les divers leaders communautaires qui participeront aux ateliers pourront transmettre l'information et les messages de l'éducation civique aux membres de leurs groupes grâce à des shuras et des cours. (Le degré de coordination et de contrôle pour cette partie du processus dépendra des structures que des organisations comme les commissions, la MANUA et les ONG pourront mettre en place.) Afin de faciliter ces activités, des documents imprimés devraient être élaborés, transmettant des messages clairs, simples et directs accompagnés d'éléments visuels – dépliants, affiches, etc. Ce groupe cible plus important pourrait également être informé sur la constitution par des dramatiques et des annonces à la radio ainsi que par le cinéma mobile et le théâtre interactif.

La clé pour obtenir la coopération et l'appui des hommes afghans est de les consulter sur le contenu des messages et la mise en oeuvre des programmes. Lors d'une visite à Kandahar et Parwan, les mullahs supérieurs, les membres de la Loya Jirga d'urgence et les leaders communautaires ont tous exprimé une volonté d'aider l'éducation civique en participant à l'élaboration de documents sensibles aux traditions culturelles et religieuses et à la diffusion des messages à leurs groupes constituants.

7.2  Femmes

L'Afghanistan est une société profondément conservatrice et patriarcale et, bien qu'un nombre réduit de femmes de Kaboul aient un certain contrôle sur leur vie, pour la vaste majorité, les femmes afghanes ont peu de liberté pour prendre des décisions sans la permission des hommes de la famille. En conséquence, une campagne d'information efficace qui vise à ouvrir la porte à une participation plus entière des femmes au processus démocratique doit d'abord obtenir le soutien des chefs de file chez les hommes qui, à leur tour, travailleront pour surmonter la résistance des hommes de la communauté en général.

Le deuxième point d'entrée dans les espaces définis où vivent les femmes afghanes consiste à passer par les femmes qui ont manifesté des qualités de leadership et qui ont acquis le respect des femmes et des hommes. Ces femmes influentes vont des femmes membres de la Loya Jirga d'urgence et de professionnelles comme les femmes médecins et les avocates, aux activistes communautaires et aux travailleuses de la société civile. Elles sont beaucoup plus nombreuses à Kaboul, mais des experts des différences entre les hommes et les femmes croient que de telles femmes vivent et fonctionnent dans la plupart des régions du pays, quoique souvent plus calmement et parfois secrètement.

L'information publique en Afghanistan (en dehors de la sphère domestique et de la santé) vise généralement la population des hommes adultes. Pour le récent programme de changement de monnaie (octobre 2002 à janvier 2003), les premiers scripts radiophoniques n'incluaient pas de personnages féminins et le plan d'éducation publique proposé définissait le principal public comme les hommes adultes, sans aucune référence aux femmes. Au cours du premier stade de planification de la campagne sur le changement de monnaie, le groupe de travail n'a pas prévu la participation des femmes au processus, supposant que c'est un homme de la famille qui prendrait la responsabilité du changement de monnaie. Pour le groupe de travail, cette approche reflétait une pratique culturelle acceptée; toutefois, après avoir réalisé qu'il ne tenait pas compte de nombreuses veuves n'ayant pas d'hommes dans leur parenté, il a changé d'approche.

Bien qu'il y ait en Afghanistan un grand nombre d'intervenants militant pour l'égalité des sexes, il n'existe actuellement aucun plan coordonné pour accroître la participation des femmes au processus électoral. La première immense pierre d'achoppement sera l'inscription des femmes pour l'élection. Puisque l'inscription et l'élection sont des activités individuelles, privées et directes, elles ne peuvent pas être déléguées à d'autres; en conséquence, dans l'exercice de ces droits, les femmes auront le même pouvoir que les hommes. Pour rendre la question encore plus controversée, l'inscription est une procédure qui nécessite souvent de photographier tous les inscrits, y compris les femmes. Dans la société afghane, il y a des règles très strictes concernant qui peut photographier les femmes et qui peut voir les photos des femmes.

Au cours des discussions avec les leaders religieux et communautaires à Kandahar et Parwan, les hommes ont d'abord contesté la participation des femmes au processus électoral parce que, selon eux, les femmes ne sont pas éduquées et ne s'intéressent pas à ces questions. Ils ont toutefois admis qu'avec l'éducation civique (et avec les conseils des hommes de leur famille), leur participation sera possible quoique problématique. Pour les leaders de Kandahar, l'idée de photographier les femmes (même si la photo est prise par une autre femme et remise seulement à la femme elle-même) est complètement inacceptable.

Dans une culture où les femmes ont un accès si limité au monde à l'extérieur de leur milieu familial, les ONG ont appris à adapter leurs méthodes selon ce que la communauté tolérera. Les éducateurs civiques devraient suivre leur exemple. Dans certains secteurs, les femmes peuvent suivre des cours dans des classes de femmes, si elles sont près de la maison et si le projet appartient au domaine traditionnel des femmes. Dans d'autres secteurs, des unités mobiles ont été établies pour permettre à un « cercle de couture » d'apporter le matériel à un groupe familial et reprendre ensuite le produit fini. Parfois, les familles ayant des points de vue moins restrictifs sur le rôle des femmes permettent des réunions communautaires et des échanges d'éducation à la maison. Les conditions des femmes dans l'Afghanistan d'après les talibans vont du progrès et de l'espoir à des conditions archaïques et déprimantes. Les filles retournent à l'école en beaucoup plus grand nombre, rares sont les femmes qui ont les droits ou le statut des hommes adultes. En conséquence, dans certaines parties du pays, l'inscription des femmes sera permise et même encouragée; dans d'autres, peu de femmes figureront sur la liste électorale. La participation entière des femmes ne se produira pas à la prochaine élection; toutefois, un programme d'éducation civique efficace et bien adapté peut rapprocher la réalité d'une participation plus entière.

7.3  Autres groupes cibles

Les autres groupes cibles pour les programmes d'éducation électorale et d'éducation civique sont les nomades, les personnes déplacées à l'intérieur du pays et les personnes handicapées. Le lecteur peut se référer aux rapports de Kerry Heisner sur l'inscription des électeurs de février et de mars 2003 pour un examen de ces groupes ainsi que de la participation des femmes.

8.  Défis en matière de logistique et de sécurité

Quiconque a voyagé par la route en Afghanistan attestera de l'extrême difficulté, de l'inconfort et des inconvénients de ce mode de transport. Des projets de construction routière sont en cours, mais il faudra des années avant que le déplacement entre les grands centres puisse être géré facilement. Loin des principales autoroutes, les routes ne sont souvent que des pistes ou des sentiers, marqués par l'érosion, la guerre et l'absence totale de réparation. Des milliers de villages sont perchés à flanc de montagne ou situés dans des vallées d'un accès périlleux, et lorsque la neige fond, des parties du pays deviennent des champs de boue. En conséquence, le premier mode de communication pour l'éducation publique en Afghanistan est invariablement la radio. Mais puisque les gens ne peuvent pas s'inscrire ou voter par la radio, le déplacement dans toutes les parties du pays sera obligatoire durant le processus électoral. Autant que possible, les responsables de l'éducation civique et électorale devraient précéder les équipes chargées de l'inscription et de l'élection; par conséquent, le mode de transport vers les parties éloignées deviendra une préoccupation pour les organisateurs de l'élection et de l'éducation civique.

En dehors de Kaboul protégée par la force de sécurité internationale, les problèmes de sécurité sont une grande préoccupation pour les personnes vivant en Afghanistan. Pour elles, l'attente que des élections libres et régulières puissent être tenues dans les régions où les seigneurs de guerre, les commandants et la milice opèrent à volonté semble naïve et quelque peu ridicule. Au moment où nous élaborons nos plans de déplacement pour les responsables de l'éducation civique (ainsi que pour les personnes chargées de l'inscription et de l'élection), la question de leur sécurité et de leur liberté d'action nécessitera une attention sérieuse de notre part. La préoccupation devient encore plus aiguë lorsque des femmes sont ajoutées aux équipes de l'éducation civique et de l'élection parce que plusieurs croient qu'elles pourraient subir une plus grande menace que les hommes, à court terme et à long terme.

Une autre contrainte pour l'éducation civique est l'anxiété exprimée par les ONG travaillant dans des zones contrôlées par la milice. Les entrevues avec les ONG révèlent que plusieurs organisations locales ne participeront pas à une activité qui pourrait provoquer la colère des hommes locaux armés. Selon ces ONG, de nombreux commandants accepteront mal les élections et leurs activités connexes; en conséquence, les personnes associées aux élections pourraient être à risque.

9.  Société civile

Bien que l'intention originale de ce document était d'analyser la capacité des ONG dans les régions à assurer l'éducation civique, la tâche s'est avérée trop importante pour les délais prévus; elle fera partie du projet d'évaluation. Trois des plus importantes ONG du pays participent aux réunions de coordination de l'éducation civique pour la constitution – CHA, AREA et CoAR. Il est probable que ces trois ONG ainsi que d'autres formeront des partenariats avec le Forum de la société civile afghane (Swiss Peace) en vue de présenter l'éducation civique sur la constitution dans les 32 provinces. Comme Swiss Peace a intégré un élément d'évaluation dans sa proposition, l'organisme devrait être en mesure de faire rapport sur la capacité et la fiabilité à la fin de son projet.

Voici quelques observations sur la société civile en Afghanistan :

Le Conseil de coordination des secours à l'Afghanistan (ACBAR) recense dans son répertoire (février 2003) 126 ONG internationales, 198 ONG afghanes, 18 ONG travaillant pour les femmes et 14 travaillant pour les enfants. Très peu de ces ONG se spécialisent dans les domaines de la gouvernance, de la démocratie ou du développement politique. Toutes les ONG, y compris les plus importantes, ne figurent pas dans le répertoire de l'ACBAR. L'ACBAR offrira une évaluation de l'expérience et de la capacité des ONG membres.

Le Système de gestion de l'information sur l'Afghanistan (AIMS) décrit les activités des ONG dans tout le pays. Selon ce système, les ONG ayant le plus grand nombre de projets sont les suivantes :

CHA – Coordination de l'aide humanitaire (422 projets)
AREA – Agence pour la réhabilitation et la conservation de l'énergie en Afghanistan (131 projets)
ADA – Association de développement afghan (122 projets)
CoAR – Coordination des secours à l'Afghanistan (90 projets)
ACS – Afghans pour la société civile (7 projets)

ONG nationales et éducation civique
Dans une mise à jour récente, huit ONG nationales ont été classées comme s'engageant dans des activités qui pourraient être associées à l'éducation civique, bien que ces mêmes ONG puissent participer à plusieurs autres types de projets.

Gouvernance et société civile
ACS – Afghans pour la société civile (un projet à Kandahar)
AREA – (3 projets)
RDO – Organisation de réhabilitation et de développement (un projet)
SORVACH – Organisation des services pour la réhabilitation des professions, de l'agriculture, de la construction et de la santé (un projet)

Droits de la personne et règle du droit
ADYR – Association des défenseurs des droits des jeunes (un projet)
AREA – (7 projets)
RDO – (2 projets)

Culture et médias
ACLU – Unité afghane de construction et de logistique (un projet)
BCSA – Association Bamdad-e-Andish (un projet)
CoAR – Coordination des secours à l'Afghanistan (un projet)

ONG internationales participant à des projets semblables :

NCA – Aide de l'église norvégienne     IFRC
Oxfam     Aide à l'enfance
Terre des Hommes     CARE

10.  Médias

Depuis la fin de la domination des talibans, il y a eu un essor de l'activité médiatique en Afghanistan. Les auteurs, les producteurs et les techniciens reviennent de Peshawar (Pakistan). Le réseau de Radio Afghanistan est reconstruit. La télévision est de retour à Kaboul et dans certaines villes provinciales, bien qu'habituellement pas pour longtemps. Des centaines de publications sont imprimées chaque jour, chaque semaine et chaque mois, mais seulement quelques-unes ont un tirage de plus de 1 000 exemplaires. Les ONG internationales forment les journalistes, les techniciens et les cinéastes et aident à produire du contenu de bonne qualité pour l'imprimé, la radio, le cinéma et la vidéo. Et la communauté internationale appuie les efforts pour transformer la radio et la télévision afghanes en un service public national de diffusion et créer une radio communautaire en Afghanistan. (Voir le réseau électoral de l'Afghanistan pour un aperçu des organisations soutenant les médias et une liste de contacts auprès des médias.)

10.1  Radio

Radio Kaboul est la principale station du réseau radiophonique afghan. Le financement de l'USAID a fourni à Radio Afghanistan de l'équipement par satellite et un accès à des émetteurs à ondes courtes, étendant ainsi sa portée à tout le pays.

Stations provinciales
Selon un rapport d'Internews, 20 stations provinciales sont actives, certaines ayant une meilleure production et un meilleur équipement de diffusion que d'autres; toutefois, Radio Afghanistan a peu de contrôle sur la programmation dans les provinces, principalement à cause de l'absence d'une infrastructure de télécommunications qui fonctionne. Sauf pour quelques bandes livrées de Kaboul, en majeure partie, la programmation est locale. (Voir le réseau électoral de l'Afghanistan.)

Indépendance des stations de radio provinciales
Dans les provinces au-delà de Kaboul, les hauts fonctionnaires admettent ouvertement que les radiodiffuseurs sont très contrôlés par les leaders régionaux. Kandahar diffuse en soirée une émission qui dure deux heures, mais elle est totalement dominée par les activités du gouverneur Ghul Ahmed Sherzai. Les finances de la station passent par un compte contrôlé par Sherzai, selon les journalistes locaux.

À Mazar-e-Sharif, les auditeurs sont exposés aux activités quotidiennes non pas d'un mais de trois leaders locaux concurrents : le général Abdel Rashid Dostum, Ustad Atta et Haji Mohammad Mohaqiq. Ils filment leurs réunions avec les organisations internationales et les diplomates, puis transmettent les bandes à la station de télévision locale, qui ne manque pas de les diffuser5.

Radio indépendante afghane
Un type de radio différente commencera bientôt à diffuser à Kandahar. Afghans pour la société civile, une ONG fondée en 1998 par Qayum Karzai, frère du président Karzai, a reçu récemment l'autorisation et le financement pour lancer une station de radio dans cette province (www.afghanpolicy.org).

BBC
Le BBC World Service a agi comme radiodiffuseur national non officiel de l'Afghanistan au cours des 25 dernières années et continue d'avoir un profil élevé. Il diffuse à Kaboul 24 heures par jour et dans le reste du pays sur ondes courtes. Son feuilleton New Home, New Life est très populaire. Il raconte la vie des gens de trois villages ruraux (situés dans des parties différentes du pays) et il est produit à Dari et Pashto. Les scripts sont élaborés à partir de groupes de discussion et les épisodes sont souvent basés de près sur les expériences et les attitudes révélées par les participants.

La BBC prépare actuellement une programmation pour expliquer les questions concernant la constitution. Le gouvernement suisse finance le projet.

Radio Free Afghanistan et Voice of America
Radio Free Afghanistan et Voice of America diffusent à Dari et Pashto sur FM à Kaboul et sur ondes courtes dans le reste du pays. Radio Free Afghanistan est le service afghan de Radio Free Europe/Radio Liberty et est particulièrement populaire grâce à son contenu important de musique afghane, iranienne et indienne.

Production radiophonique
La production de sketches, de dramatiques et d'annonces d'éducation civique pour diffusion par une variété de stations peut être un processus compliqué. Il y a plusieurs auteurs, acteurs et producteurs talentueux à Radio Afghanistan; toutefois, pour obtenir leurs services, il est nécessaire de suivre (et de supporter) des formalités bureaucratiques. Les négociations avec Radio Afghanistan devraient commencer très tôt afin de permettre la production et la diffusion en temps opportun des messages pour la constitution et la période électorale. Plusieurs groupes médiatiques indépendants envisagent le développement d'une capacité de production pour faciliter la création d'un bon contenu radiophonique pour diffusion à la radio provinciale et internationale.

10.2  Publications
Le nombre de journaux en Afghanistan a augmenté radicalement. (Voir le réseau électoral de l'Afghanistan pour une liste partielle des publications.)

10.3  Télévision
La télévision de Kaboul diffuse 6 heures par jour, de 17 heures à 23 heures. Six autres villes ont des stations de télévision qui fonctionnent. (Voir le réseau électoral de l'Afghanistan.)

11.  Évaluation sur place pour l'éducation publique en personne

Les productions radiophoniques et les documents imprimés sont deux moyens efficaces et relativement faciles pour diffuser l'information. La valeur de l'éducation en personne est également élevée, bien que dans un pays comme l'Afghanistan, les obstacles logistiques et relatifs à la sécurité pour cette approche sont sérieux et que les coûts peuvent être considérables. Un moyen raisonnable d'analyser l'efficacité d'une campagne populaire est d'entreprendre une évaluation sur place pour apprendre autant que possible les conditions locales et la disponibilité et la capacité des éducateurs locaux.

La première étape de la campagne d'éducation en personne décrite dans ce document consiste à repérer les personnes clés et à les renseigner (par une série d'ateliers) au sujet du processus, des principes et des formalités soulignés dans les divers programmes d'éducation civique et électorale. Si les leaders des gouvernements provinciaux et de district, les organisations communautaires, les mullahs, les tribus et la police participent aux ateliers et sont sensibilisés à la démocratie et à la règle du droit, un important obstacle au succès de l'ensemble du projet sera surmonté.

Il y a un deuxième avantage à voir à l'éducation des leaders provinciaux et locaux en premier lieu. Certaines de ces personnes voudront et pourront transmettre l'information aux membres de leurs groupes. Dans le cas des mullahs et des membres de la Loya Jirga d'urgence, leur aide pourrait être très bénéfique. Le pouvoir de l'éducation par le système en cascade pourrait bien fonctionner dans un pays comme l'Afghanistan où la loyauté et le lien avec la famille, la tribu, le groupe ethnique et le village sont très forts. Notre succès dépendra du caractère persuasif de nos messages et de la volonté des leaders de les endosser et de les communiquer.

C'est une pratique courante que de diviser le pays en sept régions et de considérer Kaboul comme une région en soi.

Région Centre principal Provinces    
Nord-est Kunduz Kunduz
Takhar
Baghlan
Badakhshan
 
         
Nord Mazar-e-Sharif Balkh
Faryab
Samangan
Jawzjan
Sar-i-Pul
         
Ouest Herat Herat
Farah
Badghis
Nimroz
Ghor
         
Sud-ouest Kandahar Kandahar
Uruzgan
Helmand
Zabul
 
         
Sud Ghazni Ghazni
Paktya
Paktika
Khost
 
         
Est Jalalabad Nangarhar
Laghman
Kunar
Nuristan
 
       
Environs de Kaboul Kapisa
Parwan
Wardak
Bamyan
Logar
         
Kaboul        

Le schéma de la recherche et de l'évaluation sur place présenté dans les pages suivantes souligne un plan pour :

Pour réaliser ses objectifs, le plan comprendrait :

La colonne des intrants du schéma présente les organismes et organisations qui pourraient fournir de l'information sur les conditions, la population et les organisations. Pour l'évaluation sur place, le premier point de contact dans les régions serait le bureau régional de la MANUA.

Le schéma du recrutement et de la formation présenté dans les pages suivantes recommande l'établissement d'un groupe de base de chefs d'équipe et de formateurs pour superviser et présenter l'éducation civique dans les provinces. Après le recrutement et la formation de cette équipe, ses membres pourraient aider à la mise en oeuvre d'une ou plusieurs des quatre unités prévues pour les activités d'éducation civique. Un chef d'équipe serait affecté à chaque région, mais le nombre de formateurs irait de quatre à six selon le nombre de provinces de la région ou selon la population et les distances.

12.  Activités

Le plan d'éducation civique et électorale propose les mesures suivantes pour réaliser les objectifs :

Pour l'unité 1 (période constitutionnelle), les activités suivantes seraient entreprises :

Pour l'unité 2, les activités suivantes seraient entreprises :

Pour l'unité 3, les activités suivantes seraient entreprises :

Pour l'unité 4, les activités suivantes seraient entreprises :

13.  Mise en oeuvre

Les idées proposées dans ce document visent à offrir aux planificateurs de l'éducation civique et électorale un cadre dans lequel considérer notre travail. La mise en oeuvre fructueuse de cette proposition ou d'une version de ce cadre nécessitera des ressources humaines et financières et probablement plus de temps que le calendrier de Bonn ne le permet. La mise en oeuvre fructueuse nécessitera également la coopération entre les divers intervenants et la coordination des activités afin de tirer parti des atouts et de réaliser le programme aussi rapidement que possible. Des signes de cette coopération et de cette coordination sont déjà évidents dans le travail accompli par la commission constitutionnelle, la MANUA, la Fondation pour l'Asie, l'International Human Rights Law Group, Swiss Peace et d'autres ONG, ce qui est peut-être un très bon présage pour le défi qui s'annonce.

Recherche et évaluation sur place

Objectifs immédiats

Activités

Tâches

Intrants

Extrants

Accroître la compréhension des conditions qui existent dans les régions de l'Afghanistan afin de concevoir une campagne d'éducation civique efficace.

Nord-est
Kunduz, Baghlan, Takhar, Badaskshan

Nord
Balkh, Samangan, Sar-i-Pul, Faryab, Jawzjan

Sud-ouest Kandahar, Helmand, Uruzgan, Zabul

Sud
Ghazni, Paktika, Paktya, Khost

Est
Nangar, Nuristan

1.1 Entreprendre une recherche sur les conditions géographiques, politiques et sociales dans chaque province.

1.1.1 Élaboration d'un profil des caractéristiques physiques, politiques et sociales des provinces de chacune des sept régions.
a) Topographie
b) Routes
c) Gens
   - Population
   - Groupes ethniques
   - Religions
   - Langues
d) Districts
e) Centres urbains
f) Universités
g) Médias (locaux)
h) Conditions de sécurité
1.1.2 Élaboration d'un profil des gouvernements provinciaux, des organisations internationales, nationales et communautaires et des groupes marginalisés.
a) Fonctionaires
b) Personnel de la MANUA
c) Dirigeants religieux
d) Leaders tribaux
e) Groupes communautaires, professionnels et de la société civile
f) Membres de la Loya Jirga d'urgence
g) Police et milice
i) Professeurs d'université
j) Personnes déplacées à l'intérieur du pays
k) Personnes handicapées
l) Nomades

- Honoraires des chercheurs

- Sécurité de l'ONU
- AACA
- AIMS
- BCS
- Ministère de l'Enseignement supérieur
- IMPACS
- Internews
- Ministère de l'Information et de la Culture
- Ministère des Communications
- FNUAP
- Habitat
- Ministère de l'Intérieur
- MANUA
- ACBAR
- ANCB
- HCNUR
- ONG
- NDI
- IRI
- USAID/OTI
- Unité du PAM-VAM
- Ministère des Martyres et des Handicapés

Rapport complet sur les conditions dans les provinces qui pourraient aider ou entraver la campagne d'éducation civique.

Environs de Kaboul
Kapisa, Wardak, Logar, Parwan, Bamyan

Kaboul

1.2 Entreprendre une évaluation sur place dans chaque région :
(1) en vérifiant la recherche
(2) en établissant une liste des dirigeants gouvernementaux, religieux et communautaires à inviter aux ateliers d'éducation civique.
(3) en consultant les ONG et autres organisations au service des femmes et les femmes elles-mêmes.

1.2.1 Visiter les régions et les provinces dans chaque région.

1.2.2 Rencontrer les représentants du bureau régional de la MANUA

1.2.3 Rencontrer les dirigeants gouvernementaux, religieux et communautaires.

1.2.4 Consulter les dirigeants communautaires sur le contenu du programme et de l'atelier d'éducation civique.

1.2.5 Consulter les dirigeants communautaires sur les défis que représente l'inscription des femmes.

1.2.6 Consulter les ONG et autres organisations au service des femmes et les femmes elles-mêmes pour déterminer :
a) les programmes des ONG, leur capacité et leur couverture,
b) le degré de liberté de mouvement et d'association des femmes,
c) les moyens permettant aux femmes de s'organiser dans leur communauté (points d'entrée),
d) les attitudes des femmes envers l'inscription des électeurs et l'éducation civique,
e) les menaces à la sécurité touchant les femmes.

- IFES et partenaires pour se rendre dans les régions

- Frais de transport, d'hébergement et d'alimentation

- Rédaction des documents d'éducation civique

- Bureau régional de la MANUA

- ONG partenaires

Liste des dirigeants gouvernementaux, religieux et communautaires à inviter aux futurs ateliers d'éducation civique.

 

 

 

 

Stratégie pour accroître la participation des femmes dans les régions.

 

1.3 Rédiger un rapport d'évaluation et établir un plan d'éducation civique populaire pour chaque province.

1.3.1 Établissement d'une liste des villages et des collectivités urbaines à cibler.

1.3.2 Description des villages et des centres urbains selon les sujets suivants :

a) Caractéristiques de chaque lieu pour indiquer le degré d'ouverture à l'éducation civique.

c) Point d'entrée dans les villages.

d) Partenaires éventuels de la société civile ou dirigeants des villages qui présenteront l'éducation civique.

e) Groupes marginalisés, comme les nomades et les personnes déplacées à l'intérieur du pays.

f) Approche particulière pour les femmes.

8) Menaces ou contraintes.

 

Plan d'action pour l'éducation civique basé sur la recherche et la consultation sur place avec les dirigeants communautaires et les habitants des villes et des villages.

- Huit évaluations régionales.

- Huit plans régionaux d'éducation civique populaires

Recrutement et formation des chefs d'équipe et des formateurs d'éducation civique

Objectifs immédiats

Activités

Tâches

Intrants

Extrants

1. Établir un groupe de base de formateurs professionnels en éducation civique et de chefs d'équipe pour dispenser et superviser l'éducation civique.

Région, nombre de formateurs
Nord-est, 4
Nord, 6
Ouest, 6
Sud-ouest, 4
Sud, 4
Est, 4
Environs de Kaboul, 6
Kaboul, 4

2. Aider à l'éducation civique et électorale pour :
Unité 1: Processus constitutionnel
Unité 2: Inscription
Unité 3: Post-constitutionnel
Unité 4: Élection

1.1 Recruter et former 8 chefs d'équipe.

1.1.1 Préparation du manuel des chefs d'équipe régionaux pour les guider en vue du recrutement et de la supervision des formateurs et de la gestion du projet.

1.1.2 Préparation du manuel de formation des formateurs en éducation civique.

1.1.3 Recrutement des 8 chefs d'équipe.

1.1.4 Formation des 8 chefs d'équipe à Kaboul.

1.1.5 Formation des formateurs provinciaux en éducation civique à Kaboul.

- Recrutement d'un traducteur.
- Illustrations et composition des manuels de formation.

 

- Recrutement des 8 chefs d'équipe de Kaboul ou des régions pour gérer les programmes d'éducation civique dans les provinces.
- Honoraires des 8 chefs d'équipe pendant trois semaines.

Formation à couvrir :
a) Rapport d'évaluation sur place préparé pour chaque région (voir Recherche et évaluation sur place).
b) Plan d'action de l'éducation civique établi pour chaque région.
c) Comment recruter les éducateurs?
d) Comment gérer le projet d'éducation civique, y compris la surveillance et l'évaluation?

- Coûts de la formation, y compris les repas, l'hébergement, le transport (voyage aller-retour à Kaboul au besoin), les fournitures, la papeterie, les aides didactiques.

Chefs d'équipe professionnels pour superviser le processus d'éducation civique à Kaboul et dans les régions.

 

1.2 Recruter et former les formateurs d'éducation civique.

1.2.1 Recrutement des formateurs provinciaux d'éducation civique dans les régions par les chefs d'équipe.

- Transport (vers et dans les régions), frais d'hébergement et de subsistance des chefs d'équipe pendant une semaine.

- Voyage aller-retour des régions à Kaboul de 38 formateurs.

- Frais de formation des formateurs pendant 3 jours.
- Coût de location des locaux, de l'hébergement, des repas, des fournitures, de la papeterie et des aides didactiques.

- Honoraires des formateurs pendant une semaine.

Les formateurs de l'éducation civique professionnels forment les dirigeants communautaires, les représentants des ONG et des gouvernements, les leaders religieux, la police, les partis politiques.

Unité 1 de l'éducation civique : Processus constitutionnel

Objectifs immédiats

Activités

Tâches

Intrants

Extrants

1. Accroître la compréhension du processus et du calendrier de mise en oeuvre de l'accord de Bonn.

2. Promouvoir l'esprit de réconciliation nationale, de paix et de tolérance.

3. Rehausser la compréhension des éléments d'une constitution.

4. Encourager la participation des citoyens à l'établissement d'une constitution pour l'Afghanistan.

5. Promouvoir les discussions sur les éléments à inclure dans la constitution.

1.1 Entreprendre l'éducation civique des leaders communautaires dans les 7 régions et à Kaboul.

(Unité 1: Étape 1)

1.1.1 Préparation d'un manuel d'éducation civique sur la rédaction d'une nouvelle constitution pour l'Afghanistan.

1.1.2 Formation des formateurs de l'éducation civique sur le processus constitutionnel, manuel et aides didactiques.

1.1.3 Les formateurs de l'éducation civique dirigent des ateliers sur l'éducation civique des leaders gouvernementaux et communautaires dans les 32 provinces pendant cinq semaines.

1.1.4 Les chefs d'équipe gèrent, surveillent et évaluent les activités des formateurs de l'éducation civique pendant cinq semaines.

1.1.5 Les chefs d'équipe et les formateurs évaluent la capacité et la volonté des leaders communautaires de présenter l'éducation civique dans leur groupe.

- Recrutement d'un conseiller pour aider à rédiger le manuel d'éducation civique.

- Recrutement d'un traducteur.
- Illustrations, composition et impression des manuels.

- Matériel didactique.
- Coût du retour à Kaboul.
- Coût de la location de salles, de l'hébergement, des repas, des fournitures et de la papeterie.

- Coût du transport en région, des repas, de l'hébergement pendant cinq semaines.

- Coût des aides didactiques pour les régions.

- Coût du voyage aller-retour de Kaboul à la région.
- Coût du transport dans la région, des repas et de l'hébergement pendant cinq semaines.

- Évaluation régionale.

Sensibilisation des leaders communautaires dans chaque province, des représentants des gouvernements provinciaux et de district, des groupes tribaux, des ONG, de la Loya Jirga d'urgence, des associations professionnelles, des partis politiques, de l'armée et de la police sur la rédaction de la constitution.

 

 

 

 

 

 

1.2 Entreprendre une campagne d'éducation civique populaire dans les centres urbains et les villages sur le processus constitutionnel et électoral et la réconciliation nationale.

(Unité 1: Étape 2)

1.1.6 Les chefs d'équipe et les éducateurs dressent la liste des leaders communautaires qui présenteront l'éducation civique populaire.

1.1.7 Bilan avec les chefs d'équipe à Kaboul pendant deux jours.

1.2.1 Préparation d'une brochure (peu de mots, beaucoup d'illustrations) présentant de l'information sur :
a) les étapes et le calendrier de l'accord de Bonn,
b) les éléments d'une constitution et les messages sur la paix, la tolérance et la réconciliation nationale.

1.2.2 Les chefs d'équipe et le gestionnaire de projet examinent et mettent au point le plan d'éducation civique populaire.

1.2.3 Les chefs d'équipe retournent dans les régions avec le plan révisé, les manuels, les affiches et les aides didactiques pour superviser l'éducation civique populaire.

 

 

1.2.4 Les formateurs commencent les activités d'éducation civique dans les villages et les centres urbains selon le plan.

- Liste des leaders communautaires qui présenteront l'éducation civique à partir de l'évaluation sur place.

 


 

- Recrutement de conseillers pour rédiger le texte dans un langage clair et simple.
- Recrutement d'un graphiste pour illustrer le texte.
- Composition et impression de la brochure.

 

- Rapport de l'évaluation sur place.
- Plan d'éducation civique populaire.

- Plan d'éducation civique révisé.
- Manuels, affiches et aides didactiques.
- Honoraires des 8 chefs d'équipe pendant deux mois et demi.
- Coût du voyage aller-retour dans la région, du déplacement dans la région, de l'hébergement et de l'alimentation.

- Honoraires des 38 éducateurs pendant deux mois.
- Coût du déplacement dans la région, de l'hébergement et de l'alimentation.

Liste des leaders communautaires qui présenteront l'éducation civique populaire.

 

 

 

Citoyens des 32 provinces sensibilisés sur le processus constitutionnel et comprenant les éléments d'une constitution.

 

 

 

Plan d'éducation civique populaire révisé.

 

 

 

 

 

 


 

1.3 Entreprendre la campagne radiophonique pour la sensibilisation générale des citoyens dans des domaines comme :
a) le rôle de la Loya Jirga constitutionnelle,
b) les éléments d'une constitution,
c) l'esprit de la paix, de la tolérance et de la réconciliation nationale.

1.4 Diffuser largement les documents imprimés.

1.2.5 Les ONG partenaires et les groupes communautaires commencent les activités d'éducation civique.

1.2.6 Les chefs d'équipe surveillent et évaluent les activités.

1.2.7 Bilan avec les chefs d'équipe et les formateurs à Kaboul pendant trois jours.

1.3.1 Entrevues radiophoniques avec les commissaires, les experts juridiques et les leaders communautaires.

1.3.2 Tribunes téléphoniques à la radio.

1.3.3 Diffusion de sketches et de dramatiques en épisodes.

1.4.1 Préparer et diffuser largement deux séries d'affiches sur la constitution : 60 000 décrivant une illustration du calendrier de l'accord de Bonn et 60 000 faisant la promotion de la réconciliation, de la paix et du bon gouvernement.

1.4.2 Préparer et distribuer 20 000 dépliants aux leaders communautaires lors d'ateliers, pour diffusion aux personnes de leurs communautés sachant lire.

- Coûts à négocier.

 

 

- Coût du vol aller-retour à Kaboul des formateurs de l'éducation civique.

- Coût de la location de salles, de l'hébergement et de l'alimentation.

- Recrutement de l'entreprise de production pour préparer les dramatiques et les sketches à la radio.
- Achat de temps d'antenne pour la diffusion.
- Doublage des dramatiques et des sketches à distribuer aux stations de radio nationales et provinciales et joués sur des magnétophones par les éducateurs.

 

 

- Illustrations, composition et impression des affiches.

 

 

- Illustrations, composition et impression des dépliants.

 

 

 

 

 

 

 

Les citoyens sont sensibilisés processus constitutionnel et à son importance pour la paix et la sécurité en Afghanistan.

 

 

 

 

 

 

Affiches placées dans les lieux de travail, les centres communautaires, les bazars, les écoles, etc.

 

 

Dépliants remis par les leaders communautaires à des personnes sachant lire, pour qu'elles communiquent les messages aux autres.

 

1.5 Par le cinéma mobile, projeter les films sur le processus de réconciliation en Afghanistan.

1.5.1 Produire des films pour promouvoir l'esprit de paix et de tolérance.

1.5.2 Préparer un itinéraire des endroits et des dates pour la projection dans les régions.

1.5.3 Publicité pour faire connaître les projections du cinéma mobile.

1.5.4 Prendre des dispositions pour que le film soit diffusé par la télévision nationale et les stations provinciales.

- Embaucher une entreprise de production pour rédiger les scripts, produire les films, préparer l'itinéraire, préparer la publicité des projections et prendre les dispositions pour la télédiffusion.

Les citoyens ont une meilleure compréhension de l'importance du processus de réconciliation.

Unité 2 de l'éducation civique : Inscription

Objectifs immédiats

Activités

Tâches

Intrants

Extrants

Atteindre un nombre satisfaisant d'électeurs inscrits :
a) en incitant les électeurs à s'inscrire,
b) en informant les électeurs au sujet du processus d'inscription,
c) en motivant les électeurs à vérifier la liste électorale (et à obtenir leur carte d'inscription, s'il y a lieu).

2.1 Lancer des campagnes radiophoniques visant à
- inciter les électeurs à s'inscrire,
- informer les électeurs quant à savoir comment s'inscrire et quand les équipes d'inscription seront dans leur district,
- motiver les électeurs à vérifier la liste (et à obtenir leur carte d'inscription).

 

 

 

 

 

 

 

 

2.2 Diffuser largement les affiches sur l'inscription des électeurs.

2.1.1 Préparation et production des sketches et des annonces radiophoniques pour inciter les électeurs à s'inscrire.

2.1.2 Préparation et production des sketches radiophoniques pour sensibiliser les hommes et les femmes au droit des femmes de s'inscrire.

2.1.3 Préparation d'une annonce sur les dates et les heures de l'inscription et sur ce qu'il faut apporter au centre d'inscription pour diffusion par les stations locales.

2.1.4 Préparation d'une brève dramatique radiophonique sur la responsabilité des électeurs de vérifier la liste électorale pour diffusion par les stations locales.

2.2.1 Préparation et distribution de 60 000 affiches encourageant les électeurs à s'inscrire.

2.2.2 Préparation et distribution de 60 000 affiches illustrant des hommes et des femmes qui s'inscrivent.

2.2.3 Préparation et distribution de 20 affiches pour chacun des 5 000 centres d'inscription, avec un espace pour écrire la date et les heures de l'inscription pour chaque centre.

- Embauche d'une entreprise de production pour produire les sketches radiophoniques sur bande.
- Technicien et enregistrement
- Temps d'antenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Embauche d'une entreprise de production pour produire les sketches sur bande
- Temps d'antenne
- Production de deux séries de 60 000 affiches (illustrations, photographie, composition et impression)

 

- Production de deux séries de 100 000 affiches (illustrations, photographie, composition et impression)

Les électeurs sont motivés à s'inscrire en grand nombre, à vérifier la liste électorale (et à obtenir leur carte d'inscription).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les électeurs sont encouragés à s'inscrire pour voter et sont informés au sujet des formalités d'inscription.

 

 

 

 

2.3 Préparation et publication de l'information aux électeurs sur les formalités d'inscription dans les journaux locaux.

 

2.4 Préparation et publication du matériel de promotion du processus d'inscription.

 

 

2.5 Par le cinéma mobile, projeter le film sur l'importance que les hommes et les femmes s'inscrivent pour voter.

2.2.4 20 affiches pour chacun des 5 000 centres d'inscription, avec un espace pour écrire la date et les heures pour la vérification de la liste électorale.

2.3.1 Préparation et publication de l'information aux électeurs au sujet de l'inscription (quoi apporter, quand et où s'inscrire, qui peut s'inscrire).

2.4.1 Préparation et publication de 500 000 dépliants sur le processus d'inscription.

2.4.2 Production de bannières sur le processus d'inscription.

2.5.1 Production d'un film pour promouvoir l'inscription.

2.5.2 Préparation d'un itinéraire des lieux et des dates de projection dans les régions.

2.5.3 Publicité pour faire connaître les projections au cinéma mobile.

2.5.4 Prendre des dispositions pour que le film soit diffusé à la télévision nationale et par les stations locales.

 

 

 

Espace dans les journaux

 

 

 

- Illustration, composition et impression des dépliants.


 

- Production de 5 000 bannières (1 par centre)
 

- Embauche d'une entreprise de production pour rédiger les scripts, produire le film, faire connaître les projections et prendre les dispositions pour la télédiffusion.

 

 

 

Les électeurs sont encouragés à s'inscrire et on leur rappelle leur obligation de respecter le rôle des électeurs.

 

Les électeurs sont sensibilisés aux formalités d'inscription.

 

 

 

 

Les citoyens ont une meilleure compréhension de l'importance de l'inscription de tous les adultes admissibles.

Unité 3 de l'éducation civique : Après la constitution

Objectifs immédiats

Activités

Tâches

Intrants

Extrants

1. Sensibiliser les citoyens à la nouvelle constitution et à la façon dont elle influera sur eux et sur leur gouvernement.

2. Sensibiliser les électeurs, les partis politiques et les autres intervenants au processus électoral quant au sens des principes et des formalités démocratiques.

1.1 Présenter l'éducation civique des leaders communautaires dans les 7 régions et à Kaboul
(Unité 3 : Étape 1)

 

1.1 Échéancier de 5 semaines

1.1.1 Préparation d'un manuel d'éducation civique expliquant les éléments d'une nouvelle constitution et les principes et formalités démocratiques.

 

1.1.2 Former les formateurs de l'éducation civique sur le contenu du manuel.

 

 

1.1.3 Les formateurs de l'éducation civique dirigent les ateliers d'éducation civique pour les leaders gouvernementaux et communautaires dans les 32 provinces pendant 5 semaines (tel qu'indiqué lors de l'évaluation sur place).

1.1.4 Les chefs d'équipe gèrent, surveillent et évaluent les activités des formateurs de l'éducation civique pendant 5 semaines.

1.1.5 Les chefs d'équipe et les formateurs examinent l'évaluation de la capacité et de la volonté des leaders communautaires de présenter l'éducation civique dans leur groupe.

- Recrutement d'un conseiller pour aider à rédiger le manuel d'éducation civique.
- Recrutement d'un traducteur.
- Illustrations, composition et impression du manuel.

- Matériel didactique.
- Coût du retour à Kaboul.
- Coût de la location de salles, de l'hébergement, des repas, des fournitures et de la papeterie.

- Coût du transport dans la région, des repas et de l'hébergement pendant 5 semaines
- Coût des aides didactiques pour les régions.

- Coût du voyage aller-retour de Kaboul dans la région.
- Coût du transport dans la région, des repas et de l'hébergement pendant 5 semaines.

- Rapport d'évaluation régional.

Sensibilisation des leaders communautaires dans chaque province – représentants des gouvernements provinciaux et de district, des groupes religieux, des groupes tribaux, des ONG, de la Loya Jirga d'urgence, des associations professionnelles, des partis politiques, de l'armée et de la police – sur la nouvelle constitution et sur les principes et formalités démocratiques.

 

 

 

 

 

 

 

1.2 Lancer une campagne d'éducation civique populaire dans les centres urbains et les villages sur la nouvelle constitution et les principes démocratiques.

(Unité 3 : Étape 2)

1.2 Echéancier de 2 mois et demi

1.1.6 Les chefs d'équipe et les formateurs de l'éducation civique mettent au point la liste des leaders communautaires qui présenteront l'éducation civique populaire.

1.1.7 Bilan avec les chefs d'équipe à Kaboul pendant deux jours.

1.2.1 Préparation d'une brochure (peu de mots et beaucoup d'illustrations) présentant de l'information sur :

les droits et libertés

les principes de la démocratie et les responsabilités des citoyens.

1.2.2 Les chefs d'équipe et le gestionnaire de projet examinent et mettent au point le plan d'éducation civique populaire.

1.2.3 Les chefs d'équipe retournent dans les régions avec le plan révisé, les manuels, les affiches et les aides didactiques pour superviser l'éducation civique populaire.

 

 

 

1.2.4 Les formateurs de l'éducation civique commencent les activités d'éducation civique dans les villages et les centres urbains selon le plan.

 

 

 

 

 

 

- Recruter le conseiller pour rédiger le texte dans un langage clair et simple.
- Recruter le graphiste pour illustrer le texte.
- Composition et impression de la brochure.

- Rapport d'évaluation sur place
- Plan d'éducation civique populaire

 

- Plan d'éducation civique révisé
- Manuels, affiches et aides didactiques
- Honoraires des 8 chefs d'équipe pendant deux mois et demi
- Coût du voyage aller-retour dans les régions, du déplacement dans les régions, de l'hébergement et de l'alimentation.

- Honoraires des 38 formateurs de l'éducation civique pendant deux mois.
- Coût du déplacement dans la région, de l'hébergement et de l'alimentation.

Liste des leaders communautaires qui présenteront l'éducation civique populaire.

Les citoyens des 32 provinces sont sensibilisés à la constitution et comprennent les éléments d'une constitution.

Plan d'éducation civique populaire révisé.

 

 

 

 

 

 


 

1.3 Lancer une campagne radiophonique pour la sensibilisation générale des citoyens dans des domaines comme les suivants :
droits, libertés et responsabilités,
importance d'élections pacifiques, régulières et transparentes,
structure du gouvernement.

1.4 Diffuser largement les documents imprimés.

1.2.5 Les ONG partenaires et les groupes communautaires commencent les activités d'éducation civique.

1.2.6 Les chefs d'équipe surveillent et évaluent les activités.

1.2.7 Bilan avec les chefs d'équipe et les formateurs à Kaboul pendant 3 jours.

1.3.1 Entrevues radiophoniques avec des commissaires, des experts juridiques et des leaders communautaires.

 

 

 

1.4.1 Préparer et diffuser largement deux séries d'affiches, une présentant un message sur les droits de la personne et une autre présentant un message sur les élections pacifiques.

1.4.2 Préparer et distribuer 20 000 dépliants aux leaders communautaires lors d'ateliers pour distribution à des personnes dans leur communauté sachant lire.

- Coûts à négocier.
 

- Coût du vol aller-retour à Kaboul des formateurs de l'éducation civique.
- Coût de la location de salles, de l'hébergement et de l'alimentation.

- Recrutement d'une entreprise de production pour préparer les dramatiques et les sketches radiophoniques.
- Achat du temps d'antenne pour la diffusion.
- Doublage des dramatiques et des sketches à distribuer aux stations de radio nationales et provinciales et joués sur des magnétophones par les formateurs de l'éducation civique.

- Illustrations, composition et impression des deux séries de 60 000 affiches.

- Illustrations, composition et impression des dépliants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les citoyens sont sensibilisés à la nouvelle constitution et au processus démocratique.

 

 

 

 

 

 

 

Les affiches sont placées dans les lieux de travail, les centres communautaires, les bazars, les écoles, etc.

 

Les dépliants sont remis par les leaders communautaires à des personnes sachant lire, pour communiquer les messages aux autres.

 

1.5 Grâce au cinéma mobile, projeter le film sur l'importance du vote, le droit des candidats de faire campagne librement, le droit de voter secrètement et l'importance de la responsabilité des représentants élus.

1.5.1 Produire le film pour promouvoir l'esprit de paix et de tolérance.

1.5.2 Préparer un itinéraire des lieux et des dates de la projection du film dans les régions.

1.5.3 Publicité sur les projections au cinéma mobile.

1.5.4 Prendre des dispositions pour que le film soit diffusé à la télévision nationale et par les stations provinciales.

- Embaucher une entreprise de production pour rédiger les scripts, produire le film, préparer l'itinéraire, faire connaître les projections et prendre des dispositions pour la télédiffusion.

Les citoyens ont une meilleure compréhension des principes démocratiques.

Unité 4 de l'éducation civique : Période de campagne électorale

Objectifs immédiats

Activités

Tâches

Intrants

Extrants

Offrir aux électeurs de l'information spécifique qui accroîtra leur compréhension du processus électoral et encouragera la participation et la réconciliation.

4.1 Lancer une campagne radiophonique visant à accroître la compréhension du processus électoral et à encourager la participation et la réconciliation.

4.1.1 Préparation et production de sketches radiophoniques sur le secret du vote, indiquant pourquoi les électeurs devraient voter, respecter les points de vue contraires et accepter les résultats des élections.

4.1.2 Entrevues radiophoniques avec les commissaires de la commission électorale.

4.1.3 Radiodiffusion d'annonces indiquant la date à laquelle voter, où voter et quoi apporter.

- Recrutement d'une entreprise de production pour produire les sketches et les annonces radiophoniques.
- Temps d'antenne

 

- Recrutement d'un conseiller-médias.

- Temps d'antenne pour les annonces.

Accroissement du degré de compréhension des électeurs quant au processus électoral.

 

4.2 Diffuser largement les affiches sur le processus électoral, le lieu du bureau de scrutin, les bulletins de vote et ce qu'il faut apporter au bureau de scrutin.

 

 

 

 


 

4.3 Préparation et publication du matériel de promotion sur le processus électoral.

4.4 Préparation et publication de l'information sur l'élection dans les journaux locaux.

4.2.1 Préparer et distribuer largement 60 000 affiches expliquant étape par étape le processus de votation.

4.2.2 Préparer et distribuer largement 60 000 affiches présentant un bulletin de vote.

4.2.3 Préparer et distribuer largement 60 000 affiches rappelant aux électeurs la date de l'élection, les heures et le lieu du scrutin.

4.3.1 Préparation et publication de 500 000 dépliants sur le processus électoral.

4.3.2 Production de bannières pour le jour du scrutin.

4.3.3 Production de panneaux publicitaires sur l'élection.

4.4.1 Préparation et publication d'annonces sur les formalités de votation.

4.4.2 Préparation et publication d'annonces pour informer les électeurs au sujet de la date de l'élection et des heures de vote.

- Illustration, composition et impression des deux séries de 60 000 affiches.

 

 

 

 

- Illustration, composition et impression des dépliants.


 

- Conception et fabrication de 5 000 bannières (une par centre).

- Construction et peinture de 50 panneaux publicitaires.

- Espace dans les journaux.

Les électeurs comprennent mieux l'emplacement des bureaux de scrutin, le bulletin de vote et le processus de votation.

 

 

 

Les électeurs sont sensibilisés au processus électoral.


 

Meilleure compréhension des candidats et des partis politiques.

Rappel aux électeurs de la date de l'élection et des heures de vote.


1 AFGHANISTAN Briefing, The Loya Jirga: One Small Step Forward? ICG Asia Briefing Paper, 15 mai 2002

2 AINA – Projet médiatique afghan, mise à jour d'octobre 2002

3 John Butt (Conseiller principal pour le soutien médiatique), rapport sur le projet de la Loya Jirga à la radio, mai-juin 2002

4 The Loya Jirga: One Small Step Forward? ICG Asia Briefing Paper: 16 mai 2002

5 NDI, Sénégal 1991, 38

6 Danish Kerokhel, "New Bid to Reform Media", Afghan Recovery Report, 17 juillet 2002