Déclarations et discours
Cérémonie de remise à Jean-Pierre Kingsley,
directeur général des élections du Canada, de
l'Ordre de l'Aigle aztèque du Mexique
Le jeudi 28 septembre 2006, à 18 h
Rideau Club, 99, rue Bank, 15e étage, Ottawa
Notes pour l'allocution du directeur général des élections
Excellences, Messieurs les récipiendaires, chers parents et amis, Mesdames et Messieurs les invités – je vous remercie très chaleureusement, votre Excellence María Teresa García Segovia de Madero, ambassadrice du Mexique, pour votre gentillesse et pour cet honneur extraordinaire, l'Ordre de l'Aigle aztèque, que je me sens presque indigne d'accepter quand j'en considère la description. (Notez bien que je dis « presque », ce qui ne surprendra pas les gens ici présents qui me connaissent!)
Ce qui me touche particulièrement, c'est que l'Ordre de l'Aigle aztèque est, en fait, décerné au nom du peuple mexicain. Je souhaite exprimer toute ma reconnaissance à María Teresa, qui m'a nominé pour recevoir cette distinction, et aux trois augustes membres du comité de sélection (le président, Vicente Fox; le secrétaire aux affaires étrangères, Luis Ernesto Derbez; et le directeur général du protocole du ministère des Affaires étrangères, Raphael Steger Cataño), qui ont porté leur choix sur moi.
J'aimerais profiter de l'occasion pour faire l'éloge des réalisations accomplies par le Mexique dans le domaine électoral ces 13 dernières années. J'ai eu la chance de participer à ces réalisations, avec mes collègues de l'Institut fédéral électoral (IFE) et du Tribunal Electoral del Poder Judicial de la Federación.
L'excellence du système actuel d'administration des élections au Mexique trouve sa source dans l'élection de 1994. En effet, de nombreuses réformes ont été apportées en vue de cette élection, y compris la création de l'exceptionnel padrón electoral, ou registre des électeurs, qui a coûté un milliard de dollars. Depuis, le système électoral du Mexique n'a cessé d'évoluer et de se renforcer, notamment grâce aux règles sur le financement politique et l'accès équitable aux médias.
Aujourd'hui, le système électoral du Mexique n'a pas son pareil. Ses mécanismes visent notamment la prévention de la fraude. Par exemple, les quelque 900 000 travailleurs électoraux aux élections présidentielles sont choisis au hasard dans la liste électorale, afin d'empêcher tout favoritisme envers les partisans d'un parti donné. Le Mexique a établi des institutions démocratiques solides grâce auxquelles la population peut avoir confiance dans le système électoral de son pays.
J'ai eu le privilège de travailler et d'établir des liens personnels avec des personnes d'un dévouement exceptionnel, dont Luis Carlos Ugalde Ramírez, le président actuel du conseil général de l'IFE, et José Woldenberg Karakowski, le premier président de l'IFE.
J'ai été très heureux d'assister aux grandes réformes électorales qui ont eu lieu au Mexique ces 13 dernières années, et je remercie sincèrement mes collègues mexicains de leur confiance à mon endroit.
Votre Excellence, c'est un « compadre » du peuple mexicain qui se tient devant vous aujourd'hui, et ma gratitude est sans bornes.
