Le système électoral du Canada

Annexes

Annexe 1 : L'évolution du système électoral fédéral

Quels sont les jalons de l'histoire du système électoral canadien?

La présente donne un aperçu des jalons importants de l'histoire du système électoral fédéral au Canada. Le lecteur est invité à consulter L'histoire du vote au Canada, deuxième édition (téléchargeable à www.elections.ca) pour une analyse beaucoup plus détaillée de cette évolution, remontant aux temps coloniaux.

1867  À l'élection générale de 1867, la première après la Confédération, une faible minorité de la population – principalement des sujets britanniques de sexe masculin possédant une propriété d'une valeur déterminée – a qualité d'électeur. Le pays ne compte que quatre provinces, représentées par 181 députés.

1874  Par suite de la Loi des élections fédérales, le vote devient secret et les élections générales sont tenues le même jour dans toutes les circonscriptions.

Les candidats doivent divulguer leurs dépenses électorales, mais aucun mécanisme d'application de cette règle n'est prévu.

1885  Le Parlement instaure un ensemble de règles très complexes sur le droit de vote aux élections fédérales. Ces règles sont fondées sur des critères de propriété, dont l'application diffère selon les provinces et les villes.

1898  Le gouvernement rétrocède aux provinces le contrôle du droit de vote aux élections fédérales.

1908  Les contributions directes des personnes morales aux candidats sont interdites, mais comme la loi ne reconnaît pas les partis politiques, et puisqu'il n'est pas obligatoire de divulguer la source des contributions politiques, cette interdiction n'est pas exécutoire.

1915  La Première Guerre mondiale apporte d'importantes réformes. En 1915, on accorde le droit de vote au personnel militaire en service actif.

1917  Avec la Loi des élections en temps de guerre et la Loi des électeurs militaires, le Parlement reprend la responsabilité de l'établissement des listes électorales. Le droit de vote est alors étendu à tout sujet britannique qui est membre actif ou retraité des forces armées, homme ou femme, y compris les Premières Nations et les personnes âgées de moins de 21 ans.

1918  Le droit de vote aux élections fédérales est octroyé à toutes les femmes âgées de 21 ans ou plus.

1919  Les femmes obtiennent le droit de briguer un siège à la Chambre des communes.

1920  Avec l'Acte des élections fédérales, le gouvernement fédéral reprend le contrôle du droit de vote aux élections fédérales. Cette loi crée aussi le poste de directeur général des élections et autorise le vote par anticipation pour certains électeurs.

Elle oblige aussi les candidats à divulguer le nom de leurs donateurs et le montant des contributions reçues. Par ailleurs, les agents financiers des candidats doivent dorénavant soumettre un rapport des dépenses électorales dans les deux mois suivant le jour d'élection, ou s'exposer à une amende de 500 $. Les directeurs du scrutin publient un sommaire de ces rapports dans les journaux locaux.

L'interdiction des contributions des personnes morales est étendue à toutes les entreprises et associations, même si elles ne sont pas constituées en personne morale.

1929  Une modification législative fixe au lundi le jour des élections fédérales.

1930  Le gouvernement de R.B. Bennett remplace le recensement par une liste électorale permanente, mais celle-ci, jugée inefficace et coûteuse, est abandonnée après une élection.

Les restrictions aux contributions des entreprises sont abandonnées.

1948  Les dernières restrictions liées à la propriété sont abolies et le droit de vote s'étend à tous les Canadiens d'origine asiatique.

1950  Les Inuits obtiennent le droit de vote.

1955  Les dernières restrictions religieuses au droit de vote sont abolies.

1960  Les Indiens inscrits ne sont plus tenus de renoncer à leur statut pour voter aux élections fédérales. Le droit de voter par anticipation est élargi à tous les Canadiens absents de leur section de vote le jour d'élection.

1964  La Loi sur la révision des limites des circonscriptions électorales reçoit la sanction royale : elle confie à des commissions indépendantes la tâche de redélimiter les circonscriptions. Le redécoupage reste décennal, conformément à la Loi constitutionnelle de 1867.

1970  L'âge minimum requis pour voter et pour briguer les suffrages est abaissé de 21 à 18 ans.

Les fonctionnaires fédéraux en poste à l'étranger, leurs personnes à charge, de même que celles du personnel militaire, peuvent dorénavant se prévaloir des mécanismes de vote jusque-là réservés aux militaires.

Les partis politiques obtiennent le droit de voir leur nom inscrit sur les bulletins de vote sous celui de leurs candidats, à condition de s'enregistrer auprès du directeur général des élections. Pour s'enregistrer, le parti doit soutenir des candidats dans au moins 50 circonscriptions à une élection générale, et présenter les signatures d'au moins 100 électeurs membres du parti.

1974  La Loi sur les dépenses d'élection soumet les dépenses et le financement électoraux à une série de contrôles. Les dépenses des candidats sont plafonnées, et toutes les contributions de plus de 100 $ reçues par les partis politiques et les candidats doivent être déclarées. Des mesures de financement public sont introduites : remboursement partiel des dépenses électorales, crédits d'impôt pour les contributions politiques et répartition du temps d'antenne gratuit entre les partis politiques. Pour assurer l'application de ces règles, le poste de commissaire aux dépenses d'élection est créé. Enfin, les publicités par les tiers sont interdites.

1977  Une modification législative élargit le mandat du commissaire aux dépenses d'élection, qui devient le commissaire aux élections fédérales, chargé de l'application de toutes les dispositions de la Loi électorale du Canada.

1982  La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et les libertés constitutionnelles, dont la liberté d'opinion et d'expression, le droit universel de voter et de briguer les suffrages, et le droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination fondée sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'âge ou les déficiences mentales ou physiques. Ces droits et libertés ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique.

1983  L'interdiction des publicités par les tiers est supprimée, mais les dépenses permises demeurent restreintes. Toute personne autre qu'un candidat ou un agent officiel qui engage des dépenses électorales commet une infraction aux termes de la Loi électorale du Canada.

1992  La Loi référendaire établit le cadre juridique et administratif des référendums fédéraux sur toute question relative à la Constitution du Canada.

Le Parlement modifie la Loi électorale du Canada afin d'améliorer l'accès des personnes handicapées au processus électoral : installation de bureaux itinérants dans les résidences pour personnes âgées ou handicapées; accès de plain-pied à tous les bureaux de scrutin ordinaires (ou utilisation du certificat de transfert au besoin) et gabarit à l'intention des électeurs ayant une déficience visuelle.

1993  Le Parlement autorise le vote des détenus condamnés à une peine de moins de deux ans. Le droit de vote est aussi accordé aux juges et aux personnes ayant une incapacité mentale.

Autre modification de la Loi électorale du Canada : les électeurs qui ne peuvent se rendre à leur bureau de vote ordinaire ou à leur bureau de vote par anticipation peuvent désormais voter par bulletin spécial. Les étudiants éloignés de leur domicile, les vacanciers et les gens d'affaires en voyage, ainsi que les personnes qui séjournent temporairement (moins de cinq ans) hors du pays peuvent dorénavant voter par la poste.

Par ailleurs, on élargit aux bureaux de vote urbains l'inscription le jour même du scrutin (jusque-là réservée aux bureaux de vote ruraux), on réduit de 50 à 47 jours la durée minimale de la période électorale, et on interdit la publication et la radiodiffusion de sondages d'opinion durant les trois derniers jours de la campagne.

Les dépenses de publicité électorale des tiers sont plafonnées à 1 000 $.

1996  Un projet de loi modifiant la Loi électorale du Canada crée un registre permanent des électeurs, ce qui élimine le recensement porte-à-porte pour les élections (générales et partielles) et les référendums fédéraux.

De plus, la durée minimale de la période électorale est réduite à 36 jours pour une élection générale ou partielle.

Les heures de vote le jour du scrutin sont décalées et étendues de manière à ce que la plupart des résultats soient disponibles à peu près en même temps partout au pays.

2000  Une nouvelle Loi électorale du Canada est adoptée. En plus d'actualiser le vocabulaire et l'organisation de la législation électorale, elle introduit de nouvelles règles sur la publicité électorale des tiers (personnes ou groupes qui ne sont ni des candidats, ni des partis politiques enregistrés, ni des associations de circonscription d'un parti enregistré).

La nouvelle Loi interdit de faire de la publicité électorale ou de publier de nouveaux résultats de sondages électoraux le jour d'élection.

Elle habilite également le commissaire aux élections fédérales à demander des injonctions de la cour ou à conclure des ententes de conformité (appelées transactions) avec les contrevenants éventuels.

Elle autorise le directeur général des élections à développer et mettre à l'essai des processus de vote électronique.

Elle oblige les tiers à s'enregistrer auprès du directeur général des élections et à déclarer leurs dépenses de publicité électorale.

2001  À la suite d'une affaire judiciaire, le nombre de candidats confirmés qu'un parti politique doit appuyer pour faire inscrire son nom sur les bulletins de vote passe de 50 à 12.

2004  Le régime de réglementation du financement politique est considérablement remanié : les contributions politiques des particuliers sont plafonnées; les contributions des entreprises et des syndicats aux partis enregistrés et aux candidats à la direction sont interdites; les dépenses des candidats à l'investiture sont plafonnées; les exigences d'enregistrement – la possiblilité de radiation – sont étendues aux associations de circonscription; la divulgation des données financières est imposée à toutes les entités politiques réglementées par la Loi, c'est-à-dire toutes les personnes ou entités tenues de s'enregistrer auprès du directeur général des élections; les partis enregistrés qui obtiennent un certain nombre de votes à l'échelle du pays ou de la circonscription deviennent admissibles à des allocations publiques, et les crédits d'impôt pour contributions politiques sont augmentées.

Subséquemment, le nombre de candidats que doit appuyer un parti pour s'enregistrer passe de 50 à 1 seul. Enfin, le terme de « parti politique » est défini pour la première fois dans la Loi, à laquelle s'ajoute une série de nouvelles exigences administratives relatives à l'enregistrement des partis.

2006  La Loi fédérale sur la responsabilité modifie la Loi électorale du Canada dans le but d'accroître la transparence du processus électoral et de contrer l'influence de l'argent. Les règles sur les contributions politiques, les cadeaux et les fonds détenus en fiducie, de même que sur la nomination des directeurs du scrutin et la procédure de poursuite, sont modifiées comme suit :

Contributions

Cadeaux et fonds en fiducie

Directeurs du scrutin

Poursuites

Annexe 2 : Distribution des sièges à la Chambre des communes, 1867-2006

Distribution des sièges à la Chambre des communes, 1867-1903
Année Can. N.-B. N.-É. Ont. Qc Man. C.-B. Î.-P.-É. T.N.-O. Yn
1867 181 15 19 82 65          
1871 185 15 19 82 65 4        
1872 200 16 21 88 65 4 6      
1873 206 16 21 88 65 4 6 6    
1882 211 16 21 92 65 5 6 6    
1887 215 16 21 92 65 5 6 6 4  
1892 213 14 20 92 65 7 6 5 4  
1903 214 13 18 86 65 10 7 4 10 1

Distribution des sièges à la Chambre des communes, 1907-1949
Année Can. N.-B. N.-É. Ont. Qc Man. C.-B. Î.-P.-É. Alb. Sask. T.N.-O./Yn T.-N.-L.
1907 221 13 18 86 65 10 7 4 7 10 1  
1914 234 11 16 82 65 15 13 3 12 16 1  
1915 235 11 16 82 65 15 13 4 12 16 1  
1924 245 11 14 82 65 17 14 4 16 21 1  
1933 245 10 12 82 65 17 16 4 17 21 1  
1947 255 10 13 83 73 16 18 4 17 20 1  
1949 262 10 13 83 73 16 18 4 17 20 1 7

Distribution des sièges à la Chambre des communes, 1952-2003
Année Can. N.-B. N.-É. Ont. Qc Man. C.-B. Î.-P.-É. Alb. Sask. T.N.-O. Yn T.-N.-L. Nun.
1952 265 10 12 85 75 14 22 4 17 17 1 1 7  
1966 264 10 11 88 74 13 23 4 19 13 1 1 7  
1976 282 10 11 95 75 14 28 4 21 14 2 1 7  
1987 295 10 11 99 75 14 32 4 26 14 2 1 7  
1996 301 10 11 103 75 14 34 4 26 14 2 1 7  
2003 308 10 11 106 75 14 36 4 28 14 1 1 7 1

Annexe 3 : Les législatures du Canada, 1867-2006

Les législatures du Canada, 1867-2006
Législature Délivrance des brefs Jour du scrutin Date de dissolution Durée
(années)
Parti politique
au pouvoir
Sièges (obtenus/total)
1 6 août 1867 7 août – 20 sept. 1867 8 juillet 1872 4,9 Libéral-conservateur 101/181
2 15 juillet 1872 20 juil. – 12 oct. 1872 2 janvier 1874 1,5 Libéral-conservateur 103/200
3 2 janvier 1874 22 janvier 1874 17 août 1878 4,6 Libéral 133/206
4 17 août 1878 17 septembre 1878 18 mai 1882 3,7 Libéral-conservateur 137/206
5 18 mai 1882 20 juin 1882 15 janvier 1887 4,6 Libéral-conservateur 139/210
6 17 janvier 1887 22 février 1887 3 février 1891 4,0 Libéral-conservateur 123/215
7 4 février 1891 5 mars 1891 24 avril 1896 5,1 Libéral-conservateur 123/215
8 24 avril 1896 23 juin 1896 9 octobre 1900 3,5 Libéral 118/213
9 9 octobre 1900 7 novembre 1900 29 septembre 1904 3,9 Libéral 132/213
10 29 septembre 1904 3 novembre 1904 17 septembre 1908 3,9 Libéral 139/214
11 18 septembre 1908 26 octobre 1908 29 juillet 1911 2,8 Libéral 133/221
12 3 août 1911 21 septembre 1911 6 octobre 1917 6,0 Conservateur 133/221
13 31 octobre 1917 17 décembre 1917 4 octobre 1921 3,8 Unioniste 153/235
14 8 octobre 1921 6 décembre 1921 5 septembre 1925 3,6 Libéral 118/235*
15 5 septembre 1925 29 octobre 1925 2 juillet 1926 0,6 Libéral 115/245*
16 20 juillet 1926 14 septembre 1926 30 mai 1930 3,7 Libéral 125/245
17 30 mai 1930 28 juillet 1930 14 août 1935 5,1 Conservateur 137/245
18 15 août 1935 14 octobre 1935 25 janvier 1940 4,3 Libéral 173/245
19 27 janvier 1940 26 mars 1940 16 avril 1945 5,1 Libéral 181/245
20 16 avril 1945 11 juin 1945 30 avril 1949 3,9 Libéral 125/245
21 30 avril 1949 27 juin 1949 13 juin 1953 4,0 Libéral 190/262
22 13 juin 1953 10 août 1953 12 avril 1957 3,7 Libéral 171/265
23 12 avril 1957 10 juin 1957 1er février 1958 0,5 Progressiste-conservateur 111/265*
24 1er février 1958 31 mars 1958 19 avril 1962 4,1 Progressiste-conservateur 208/265
25 19 avril 1962 18 juin 1962 6 février 1963 0,6 Progressiste-conservateur 116/265*
26 6 février 1963 8 avril 1963 8 septembre 1965 2,3 Libéral 128/265*
27 8 septembre 1965 8 novembre 1965 23 avril 1968 2,4 Libéral 131/265*
28 25 avril 1968 25 juin 1968 1er septembre 1972 4,2 Libéral 155/264
29 1er septembre 1972 30 octobre 1972 9 mai 1974 1,5 Libéral 109/265*
30 9 mai 1974 8 juillet 1974 26 mars 1979 4,7 Libéral 141/264
31 26 mars 1979 22 mai 1979 14 décembre 1979 0,5 Progressiste-conservateur 136/282*
32 14 décembre 1979 18 février 1980 9 juillet 1984 4,4 Libéral 147/282
33 9 juillet 1984 4 septembre 1984 1er octobre 1988 4,1 Progressiste-conservateur 211/282
34 1er octobre 1988 21 novembre 1988 8 septembre 1993 4,8 Progressiste-conservateur 169/295
35 8 septembre 1993 25 octobre 1993 27 avril 1997 3,5 Libéral 177/295
36 27 avril 1997 2 juin 1997 22 octobre 2000 3,4 Libéral 155/301
37 22 octobre 2000 27 novembre 2000 23 mai 2004 3,5 Libéral 172/301
38 23 mai 2004 28 juin 2004 29 novembre 2005 1,4 Libéral 135/308*
39 29 novembre 2005 23 janvier 2006 0,7 Conservateur 124/308*
Moyenne       3,4   * Gouvernement minoritaire

Annexe 4 : Les premiers ministres du Canada, 1867-2006

Les premiers ministres du Canada, 1867-2006
Premier ministre Parti politique Période au pouvoir
Du Au
1. John A. Macdonald Libéral-conservateur 1er juillet 1867 5 novembre 1873
2. Alexander Mackenzie Libéral 7 novembre 1873 8 octobre 1878
3. John A. Macdonald Libéral-conservateur 17 octobre 1878 6 juin 1891
4. John J.C. Abbott Libéral-conservateur 16 juin 1891 24 novembre 1892
5. John S.D. Thompson Libéral-conservateur 5 décembre 1892 12 décembre 1894
6. Mackenzie Bowell Libéral-conservateur 21 décembre 1894 27 avril 1896
7. Charles Tupper Libéral-conservateur 1er mai 1896 8 juillet 1896
8. Wilfrid Laurier Libéral 11 juillet 1896 6 octobre 1911
9. Robert Laird Borden Conservateur 10 octobre 1911 12 octobre 1917
10. Robert Laird Borden Unioniste (gouvernement de coalition) 12 octobre 1917 10 juillet 1920
11. Arthur Meighen Unioniste (libéral national et conservateur) 10 juillet 1920 29 décembre 1921
12. William L. Mackenzie King Libéral 29 décembre 1921 28 juin 1926
13. Arthur Meighen Conservateur 29 juin 1926 25 septembre 1926
14. William L. Mackenzie King Libéral 25 septembre 1926 7 août 1930
15. Richard Bedford Bennett Conservateur 7 août 1930 23 octobre 1935
16. William L. Mackenzie King Libéral 23 octobre 1935 15 novembre 1948
17. Louis Stephen St-Laurent Libéral 15 novembre 1948 21 juin 1957
18. John George Diefenbaker Progressiste-conservateur 21 juin 1957 22 avril 1963
19. Lester Bowles Pearson Libéral 22 avril 1963 20 avril 1968
20. Pierre Elliott Trudeau Libéral 20 avril 1968 3 juin 1979
21. Joseph Clark Progressiste-conservateur 4 juin 1979 2 mars 1980
22. Pierre Elliott Trudeau Libéral 3 mars 1980 30 juin 1984
23. John Napier Turner Libéral 30 juin 1984 17 septembre 1984
24. Brian Mulroney Progressiste-conservateur 17 septembre 1984 25 juin 1993
25. Kim Campbell Progressiste-conservateur 25 juin 1993 4 novembre 1993
26. Jean Chrétien Libéral 4 novembre 1993 12 décembre 2003
27. Paul Martin Libéral 12 décembre 2003 6 février 2006
28. Stephen Harper Conservateur 6 février 2006

Annexe 5 : Statistiques sur le taux de participation électorale, 1867-2006

Statistiques sur le taux de participation électorale, 1867-2006
Date Population Électeurs inscrits Votes exprimés Taux de participation1 (%)
1867 (7 août – 20 septembre)2 3 230 000 361 028 268 387 73,1
1872 (20 juillet – 12 octobre) 3 689 000 426 974 318 329 70,3
1874 (22 janvier) 3 689 000 432 410 324 006 69,6
1878 (17 septembre) 3 689 000 715 279 534 029 69,1
1882 (20 juin) 4 325 000 663 873 508 496 70,3
1887 (22 février) 4 325 000 948 222 724 517 70,1
1891 (5 mars) 4 833 000 1 113 140 778 495 64,4
1896 (23 juin) 4 833 000 1 358 328 912 992 62,9
1898 (29 septembre)3 4 833 000 1 236 419 551 405 44,6
1900 (7 novembre) 4 833 000 1 167 402 958 497 77,4
1904 (3 novembre) 5 371 000 1 385 440 1 036 878 71,6
1908 (26 octobre) 5 371 000 1 463 591 1 180 820 70,3
1911 (21 septembre) 7 204 527 1 820 742 1 314 953 70,2
1917 (17 décembre) 7 591 971 2 093 799 1 892 741 75,0
1921 (6 décembre) 8 760 211 4 435 310 3 139 306 67,7
1925 (29 octobre) 8 776 352 4 608 636 3 168 412 66,4
1926 (14 septembre) 8 887 952 4 665 381 3 273 062 67,7
1930 (28 juillet) 8 887 952 5 153 971 3 922 481 73,5
1935 (14 octobre) 10 367 063 5 918 207 4 452 675 74,2
1940 (26 mars) 10 429 169 6 588 888 4 672 531 69,9
1942 (27 avril)3 11 494 627 6 502 234 4 638 847 71,3
1945 (11 juin) 11 494 627 6 952 445 5 305 193 75,3
1949 (27 juin) 11 823 649 7 893 629 5 903 572 73,8
1953 (10 août) 14 003 704 8 401 691 5 701 963 67,5
1957 (10 juin) 16 073 970 8 902 125 6 680 690 74,1
1958 (31 mars) 16 073 970 9 131 200 7 357 139 79,4
1962 (18 juin) 18 238 247 9 700 325 7 772 656 79,0
1963 (8 avril) 18 238 247 9 910 757 7 958 636 79,2
1965 (8 novembre) 18 238 247 10 274 904 7 796 728 74,8
1968 (25 juin) 20 014 880 10 860 888 8 217 916 75,7
1972 (30 octobre) 21 568 311 13 000 778 9 974 661 76,7
1974 (8 juillet) 21 568 311 13 620 353 9 671 002 71,0
1979 (22 mai) 22 992 604 15 233 653 11 541 000 75,7
1980 (18 février) 22 992 604 15 890 416 11 015 514 69,3
1984 (4 septembre) 24 343 181 16 774 941 12 638 424 75,3
1988 (21 novembre) 25 309 331 17 639 001 13 281 191 75,3
1992 (26 octobre)3, 4 20 400 896 13 725 966 9 855 978 71,8
1993 (25 octobre) 27 296 859 19 906 796 13 863 135 69,7
1997 (2 juin) 27 296 859 19 663 478 13 174 698 67,0
2000 (27 novembre) 28 846 761 21 243 473 12 997 185 64,1
2004 (28 juin) 30 007 094 22 466 621 13 683 570 60,9
2006 (23 janvier) 30 007 094 23 054 615 14 908 703 64,7
  1. Généralement, le taux de participation électorale est exprimé par un pourcentage du nombre d'électeurs inscrits. La présentation de ces données pose toutefois plusieurs défis. En effet, les résultats officiels n'ont pas été déclarés de façon uniforme depuis la Confédération. Dans le cas d'une élection par acclamation, par exemple, le nombre d'électeurs inscrits sur les listes de la circonscription visée est inclus dans le nombre total d'électeurs inscrits pour certaines élections, mais non pour d'autres. Par ailleurs, les listes électorales de certaines circonscriptions n'ont pas été établies. À l'Île-du-Prince-Édouard, aucune liste n'a été dressée dans la province pendant plusieurs élections. En outre, certaines circonscriptions sont demeurées binominales jusqu'en 1966. Puisque chaque électeur pouvait voter pour plus d'un candidat, le nombre déclaré de votes déposés (bulletins valides et rejetés) était plus élevé que s'il s'agissait d'une circonscription uninominale. Pour évaluer la participation dans ce cas, le nombre total de votes déposés a été divisé par le nombre de députés élus.
  2. Au début, le scrutin durait plusieurs semaines ou même plus d'un mois.
  3. Référendum.
  4. N'inclut pas le Québec, qui a tenu son propre référendum aux termes de la loi provinciale.
  5. Ce pourcentage augmente à 70,9 % lorsque le nombre d'électeurs inscrits sur les listes est rajusté pour tenir compte des électeurs qui ont déménagé ou qui sont décédés entre le recensement du référendum de 1992 et l'élection de 1993, pour laquelle il n'y a pas eu de recensement distinct, sauf au Québec, puisque les listes électorales de 1992 ont été réutilisées.
  6. Le taux de 61,2 % en 2000 a été rajusté au taux final de 64,1 % à la suite de la mise à jour du Registre national des électeurs, qui a permis de supprimer les noms d'électeurs décédés et les doublons résultant des déménagements.

Sources : Rapports du greffier de la Couronne en chancellerie (1867-1917); rapports du directeur général des élections (1921-2006); données récapitulatives inédites d'Élections Canada; R. Pomfret, The Economic Development of Canada (1987); H. A. Scarrow, Canada Votes (1962); Contact (1985).

Annexe 6 : Carte du Canada, 2006

Carte des résultats officiels de la 39e élection générale tenue en 2006

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