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Sondage auprès des électeurs au sujet des communications avec les électeurs

Annexe 1 – Différences entre les sous-groupes qui se fondent sur les attitudes et les expériences

La présente section expose une analyse sommaire des variations entre les sous-groupes qui se fondent sur les attitudes et les expériences.

Intérêt pour la politique

Non seulement les Canadiens affichant des niveaux élevés d'intérêt pour la politique sont-ils généralement plus engagés politiquement que les Canadiens que la politique intéresse moins, mais ils ont tendance à envisager le système politique et électoral sous un éclairage plus favorable. Sur le plan de l'engagement, par rapport aux répondants que la politique intéresse moins, signalons que ceux que la politique intéresse sont plus susceptibles de signaler avoir voté lors de la dernière élection fédérale (90 % c. 59 %), de s'identifier à un parti politique fédéral (48 % c. 14 %) et de se servir de l'Internet pour diverses raisons liées à la politique (9 % de ces répondants l'utilisent pour les trois activités à l'étude c. 3 % des autres répondants). Ces Canadiens sont également plus susceptibles d'être au courant des plaintes qu'Élections Canada a reçues pendant la dernière élection générale fédérale et par la suite (64 % c. 36 %).

Sur le plan de leurs points de vue, les Canadiens que la politique intéresse davantage sont plus susceptibles que ceux qui ont un moindre intérêt de présenter des réactions positives suite à des communications de la part de partis politiques ou de candidats (73 % c. 48 %), d'afficher des niveaux plus élevés de confiance à l'égard des résultats d'élection fédérale (87 % c. 76 %), d'estimer que les candidats et les partis politiques fédéraux se servent des renseignements personnels de façon appropriée (34 % c. 23 %), de se montrer favorables aux communications de la part de partis politiques et de candidats pour diverses raisons (24 % de ces répondants estiment que les quatre raisons à l'étude sont appropriées c.14 % des autres répondants), d'avoir confiance envers les institutions qui œuvrent dans le système électoral (30 % de ces répondants affirment que toutes les institutions à l'étude leur inspirent confiance c. 21 % des autres répondants) et de penser qu'Élections Canada a géré l'élection de façon équitable (87 % c. 79 %).

Le compromis entre la protection de la vie privée et la communication avec les électeurs

Dans le compromis entre la protection de la vie privée des électeurs et le besoin de pouvoir communiquer avec les électeurs des partis politiques et des candidats, il appert que les répondants d'avis qu'il faut avant tout protéger la vie privée d'un électeur sont moins enclins à estimer qu'il est important que les candidats et les partis politiques fédéraux puissent recueillir des renseignements personnels sur les électeurs (9 % c. 32 %) et que les partis politiques fédéraux et les candidats au Canada se servent des renseignements personnels de manière appropriée pour communiquer avec les électeurs (25 % c. 48 %). Ces Canadiens se sont aussi révélés plus susceptibles d'avoir voté (85 % c. 79 %) et de se dire préoccupés des effets de la technologie ou de ses applications sur leur aptitude à protéger leurs renseignements personnels (87 % c. 81 %).

Par ailleurs, les répondants d'avis qu'il faut accorder la primauté au besoin de communiquer avec les électeurs des partis politiques et des candidats se révèlent plus enclins à estimer que diverses raisons justifient que des partis politiques et des candidats communiquent avec les électeurs (dans une proportion de 26 %, ces répondants estiment que toutes les raisons à l'étude sont appropriées, c. 18 %). Ces Canadiens sont aussi plus susceptibles d'indiquer que les communications de la part de partis politiques ou de candidats leur inspirent des réactions positives (73 % c. 65 %) et d'affirmer qu'ils ont confiance dans diverses institutions engagées dans le processus électoral (34 % disent que les quatre institutions à l'étude leur inspirent confiance c. 24 % des autres répondants).

Points de vue au sujet de la réglementation des partis politiques et des candidats au moyen de lois sur la vie privée

Il y a une corrélation entre l'adoption de points de vue à l'effet qu'il faut que des lois sur la protection de la vie privée régissent les candidats et les partis politiques au chapitre des modes de communication et l'adoption d'une perspective plus englobante favorisant la protection de la vie privée dans le compromis à faire avec les besoins de communication avec les électeurs des partis politiques. En effet, 71 % des répondants en faveur de la protection de la vie privée sont aussi favorables à la réglementation, comparativement à 57 % des répondants qui accordent la primauté aux besoins de communication avec les électeurs des partis politiques. Par rapport aux répondants d'avis que les partis et candidats devraient s'auto-réglementer, les Canadiens d'avis que les partis politiques et les candidats doivent être réglementés se révèlent aussi plus susceptibles d'indiquer qu'un parti politique ou un(e) candidat(e) a communiqué avec eux lors de la dernière élection générale fédérale (62 % c. 38 %). De la même façon, ils se sont révélés plus susceptibles d'affirmer que cette communication leur a inspiré une réaction négative (33 % c. 20 %).

Les répondants affichant des niveaux quelque peu élevés ou faibles de confiance à l'égard des résultats d'élection se sont révélés plus susceptibles d'estimer qu'il faudrait réglementer les partis politiques et les candidats au moyen de lois sur la protection de la vie privée que les répondants affichant des niveaux de confiance très élevés (65 % - 68 % c. 60 %). Les répondants au courant des plaintes reçues par Élections Canada au cours de la dernière élection générale fédérale et par la suite se sont aussi révélés plus susceptibles d'être de cet avis que les répondants qui ne sont pas au courant des plaintes (70 % c. 58 %).

En outre, par rapport aux répondants qui estiment que les candidats et partis devraient s'auto-réglementer, les répondants d'avis qu'il faudrait réglementer les partis politiques sont plus susceptibles...

Les réactions positives ou négatives aux communications de la part des partis et candidats

Au nombre des répondants indiquant qu'un parti politique ou un(e) candidat(e) a communiqué avec eux lors de la dernière élection générale fédérale, par rapport à ceux qui ont présenté une réaction négative, les Canadiens à qui la communication a inspiré des réactions positives se sont révélés plus susceptibles de s'intéresser à la politique (86 % c. 69 %). Ils se sont aussi révélés plus enclins à estimer que diverses raisons sont appropriées pour justifier cette communication (29 % des répondants sont d'avis que toutes les raisons à l'étude sont appropriées c. 9 %), à afficher des niveaux élevés de confiance à l'égard des résultats d'élection fédérale (91 % c. 76 %), à indiquer que diverses institutions engagées dans le processus électoral leur inspirent confiance (32 % disent avoir confiance envers les quatre institutions à l'étude c. 16 %) et à être d'avis qu'Élections Canada a géré l'élection de façon équitable (92 % c. 81 %). En outre, ces répondants se sont révélés plus susceptibles d'indiquer préférer que les partis politiques ou les candidats communiquent avec eux le soir (42 % c. 25 %).

D'autre part, par rapport aux répondants ayant présenté des réactions positives, les répondants affichant des réactions négatives se sont révélés plus susceptibles d'estimer que des lois sur la protection de la vie privée devraient servir à réglementer les partis politiques et les candidats (76 % c. 66 %), de juger qu'il n'est pas important que les partis et les candidats soient en mesure de recueillir les renseignements personnels des électeurs (80 % c. 65 %) et d'être d'avis que les partis et candidats ne se servent pas de cette information de façon appropriée (48 % c. 26 %). Ces répondants, qui sont aussi plus susceptibles d'accorder la primauté à la vie privée dans le compromis l'opposant aux besoins de communication avec les électeurs des partis et candidats (73 % c. 62 %), sont plus susceptibles de se dire préoccupés au sujet de la façon dont la technologie et ses applications influent sur leur aptitude à protéger leurs renseignements personnels (93 % c. 86 %).