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Sondage auprès des électeurs au sujet des communications avec les électeurs

Protection des renseignements personnels et vie privée

La présente section examine les attitudes des électeurs au sujet de la protection de leurs renseignements personnels et de la vie privée.

Divers points de vue à l'égard des renseignements personnels et de la vie privée

Les électeurs devaient indiquer dans quelle mesure ils sont d'accord ou en désaccord avec divers énoncés s'attachant à des enjeux liés aux partis politiques et à la vie privée. Voici les énoncés à l'étude :

Les enjeux liés à la vie privée et à la collecte de renseignements personnels ont conduit à l'émergence d'opinions majoritaires. C'est ainsi que les répondants se sont révélés le plus susceptibles d'être d'accord pour dire que les électeurs rejoints par un parti ou un candidat devraient avoir le droit de se retirer de toutes nouvelles communications de la part de ce parti ou de ce candidat. Dans une forte proportion de 78 %, les personnes interrogées sont d'accord avec l'énoncé. De plus, 66 % des répondants se sont dits tout à fait d'accord. Dans une proportion inférieure à un pour dix (9 %), les répondants sont en désaccord avec le droit de se retirer de toute communication. Douze pour cent des répondants sont indécis.


Attitudes à l'égard des renseignements personnels et de la vie privée

La description texte du graphique « Attitudes à l'égard des renseignements personnels et de la vie privée »


Les opinions sont nettement moins arrêtées au sujet de la façon dont les renseignements personnels sont utilisés. Dans les faits, nous observons une répartition assez équilibrée des répondants d'un bout à l'autre de l'échelle de cinq points : 31 % sont d'accord avec l'énoncé voulant que les partis politiques fédéraux et les candidats au Canada se servent des renseignements personnels de manière appropriée pour communiquer avec les électeurs, tandis que 33 % sont en désaccord avec le même énoncé. Les autres répondants (35 %) se sont révélés ambivalents : ni d'accord, ni en désaccord avec l'énoncé.

Plus des deux tiers des répondants sont quelque peu (14 %) ou tout à fait (55 %) en désaccord avec le point de vue selon lequel il est important que les partis politiques fédéraux puissent recueillir des renseignements personnels sur les électeurs. C'est dans une proportion de 15 % seulement que les répondants sont d'avis que c'est important. Les autres personnes interrogées (16 %) se sont révélées neutres.

Différences sociodémographiques

Les membres des groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles d'être d'accord pour dire que les électeurs rejoints par un parti politique ou un candidat devraient avoir le droit de se retirer de toutes nouvelles communications de la part de ce parti :

  • Les Canadiens ayant moins de 55 ans (79 % - 81 % c. 71 % des répondants de 55 ans ou plus).
  • Les Canadiens ayant fait des études plus poussées. En effet, la probabilité d'être d'accord avec cet énoncé s'est révélée le plus faible chez les répondants ayant fait tout au plus des études secondaires (65 %). Suivent les répondants ayant fait des études collégiales ou des études universitaires partielles (79 %) et, enfin, les répondant ayant complété leurs études universitaires (85 %).
  • Les étudiants (88 %) et les répondants ayant un emploi (82 % c. 68 % - 73 % des autres).
  • Les utilisateurs de l'Internet (81 % c. 56 % des répondants qui ne l'utilisent pas).
  • Les Canadiens qui se sont inscrits à la liste des numéros exclus (81 % c. 76 % de ceux qui n'ont pas inscrit leur numéro de téléphone).
  • Les membres des ménages recourant conjointement à une ligne téléphonique traditionnelle et à un téléphone cellulaire, ainsi que les ménages recourant seulement à la téléphonie cellulaire (80 % - 82 % c. 60 % des répondants n'ayant qu'une ligne téléphonique traditionnelle).

Les membres des groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles d'être en désaccord avec l'énoncé voulant qu'il soit important que les partis politiques fédéraux puissent recueillir des renseignements personnels au sujet des électeurs :

  • Les Canadiens de 35 ans ou plus (72 % - 75 % c. 46 % - 60 % des plus jeunes).
  • Les diplômés d'université (73 % c. 65 % - 67 % des répondants moins scolarisés).
  • Les non-étudiants (70 % - 73 % c. 40 % des étudiants).

Les membres des groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles d'être en désaccord avec l'énoncé selon lequel les partis politiques fédéraux et les candidats au Canada se servent des renseignements personnels de manière appropriée pour communiquer avec les électeurs :

  • Les Canadiens de 55 ans ou plus (46 % c. 28 % ou moins des électeurs moins âgés).
  • Les répondants ayant fait tout au plus des études secondaires (37 % c. 27 % - 32 % des autres).
  • Les répondants qui sont à la retraite ou qui ne font plus partie de la population active (dans une proportion de 41 %, comparativement à une proportion de 31 % chez les répondants qui ont un emploi).
  • Les francophones (40 % c. 30 % des anglophones).
  • Les répondants qui n'utilisent pas l'Internet (40 % c. 30 % de ceux qui l'utilisent).
  • Les membres de ménages ne faisant appel qu'à la téléphonie traditionnelle par ligne terrestre (44 % c. 20 % - 30 % des autres répondants).

La protection de la vie privée l'emporte sur le besoin de pouvoir communiquer avec les électeurs

En ce qui concerne le compromis entre la préservation de la vie privée d'un électeur et le besoin des partis politiques et des candidats de pouvoir communiquer avec les électeurs, c'est dans une proportion avoisinant les deux tiers que les répondants estiment que la vie privée doit toujours (53 %) ou souvent (13 %) avoir la primauté. Par ailleurs, 15 % des répondants estiment que le besoin de communication des partis politiques et des candidats doit toujours ou souvent avoir la primauté. Les autres répondants (19 %) se sont révélés incertains, se situant au point milieu de l'échelle de cinq points.


Le besoin de communiquer avec les électeurs contre la vie privée

La description texte du graphique « Le besoin de communiquer avec les électeurs contre la vie privée »


Un examen plus poussé des liens de réciprocité unissant ces enjeux aux questions dont nous venons de traiter nous a permis d'observer que les répondants d'avis qu'il faut protéger la vie privée d'un électeur sont moins enclins à estimer qu'il est important que les partis politiques fédéraux puissent recueillir des renseignements personnels sur les électeurs (9 % c. 32 %) et que les partis politiques fédéraux et les candidats au Canada se servent des renseignements personnels de manière appropriée pour communiquer avec les électeurs (25 % c. 48 %). Par ailleurs, les répondants d'avis qu'il faut accorder la primauté au besoin de pouvoir communiquer avec les électeurs des partis politiques et des candidats se révèlent plus enclins à estimer que diverses raisons justifient que des partis politiques et des candidats communiquent avec les électeurs (dans une proportion de 26 %, ces répondants estiment que toutes les raisons à l'étude sont appropriées, c. 18 %).

Différences sociodémographiques

Les Canadiens plus âgés (70 % des répondants de 55 ans ou plus; 66 % des répondants de 35 à 54 ans; 62 % des répondants de 25 à 34 ans; 53 % des répondants de 18 à 24 ans) et les francophones (76 % c. 62 % des anglophones) se sont révélés les répondants les plus susceptibles de préférer la vie privée au besoin des partis politiques et des candidats de pouvoir communiquer avec les électeurs.

Les répondants ayant fait tout au plus des études secondaires (21 % c. 11 % - 15 % des répondants ayant une scolarité plus poussée) et les répondants qui n'utilisent pas l'Internet (22 % c. 14 % des utilisateurs de l'Internet) se sont révélés les plus susceptibles de préférer les besoins de communication des partis politiques et des candidats.

Nette préférence pour une réglementation au moyen de lois sur la vie privée

Près des deux tiers des électeurs interrogés (65 %) estiment que les partis politiques et les candidats devraient être réglementés par des lois sur la protection de la vie privée quant à la façon et au moment où ils peuvent communiquer avec les électeurs lors d'une élection fédérale. Dans une proportion s'élevant à trois pour dix environ (31 %), les répondants sont de l'avis contraire. Ces derniers estiment que les partis politiques et les candidats devraient s'auto-réglementer en ce qui concerne leurs communications avec les électeurs lors d'une élection fédérale.


Approche réglementaire préférée

La description texte du graphique « Approche réglementaire préférée »


Différences sociodémographiques

Les membres des groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles d'estimer que les partis politiques et les candidats devraient être réglementés au moyen de lois sur la protection de la vie privée :

  • Les Canadiens de 25 à 54 ans (70 % - 73 % c. 51 % - 61 % des autres).
  • Les Canadiens ayant un grade universitaire (73 % c. 58 % - 61 % des autres).
  • Les Canadiens ayant un emploi (70 % c. 54 % - 58 % des autres).
  • Les utilisateurs de l'Internet (68 % c. 43 % des répondants qui ne l'utilisent pas).

Dans une forte proportion minoritaire, les répondants indiquent que leur numéro est inscrit sur la liste des numéros exclus

Dans une proportion de quatre pour dix, les électeurs interrogés affirment qu'ils ont inscrit leur numéro de téléphone sur la liste de numéros exclus afin de ne pas recevoir d'appels des entreprises de télémarketing. En majorité, soit dans une proportion de 54 %, les personnes interrogées n'ont toutefois pas inscrit leur numéro de téléphone (6 % des répondants ont refusé de répondre).


Inscription à la liste des numéros exclus

La description texte du graphique « Inscription à la liste des numéros exclus »


Différences sociodémographiques

Les membres des groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles d'avoir inscrit leur numéro sur la liste des numéros exclus :

  • Les résidents de l'Ontario (53 % c. 30 % - 41 % dans les autres régions).
  • Les Canadiens de 35 ans ou plus (45 % - 48 % c. 11 % - 36 % des Canadiens plus jeunes).
  • Les diplômés d'université (50 % c. 34 % - 35 % des répondants ayant fait des études moins poussées).
  • Les répondants qui sont à la retraite ou qui ne font plus partie de la population active (47 %).
  • Les anglophones (43 % c. 31 % des francophones).
  • Les utilisateurs de l'Internet (43 % c. 31 % des répondants qui ne l'utilisent pas).
  • Les ménages faisant appel conjointement à une ligne téléphonique traditionnelle et à des téléphones cellulaires (46 % c. 22 % - 31 % des autres). Les répondants faisant partie de foyers recourant seulement aux téléphones cellulaires se sont révélés les moins susceptibles de l'avoir fait.