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Sondage auprès des électeurs au sujet des communications avec les électeurs

Expériences et opinions touchant les communications par Élections Canada, les partis politiques et les candidats

La présente section s'attache avant tout aux expériences et attitudes des électeurs pour ce qui a trait aux communications par Élections Canada, les partis politiques ou les candidats lors de la dernière élection générale fédérale.

Dix pour cent pensent avoir reçu un appel d'Élections Canada

En forte majorité (86 %), les électeurs signalent ne pas avoir reçu d'appel téléphonique d'Élections Canada au cours de la dernière élection générale fédérale pour leur indiquer où et quand aller voter. Par ailleurs, 10 % soutiennent avoir reçu un tel appel (5 % ont affirmé ne plus s'en souvenir ou ont refusé de répondre).


Appel d'Élections Canada

La description texte du graphique « Appel d'Élections Canada »


Étant donné qu'Élections Canada ne fait pas d'appels proactifsNote 1, ces résultats pourraient donner à penser que des électeurs ont reçu des appels de personnes se faisant passer pour des représentants d'Élections Canada. Il est néanmoins possible que la source de l'appel fasse l'objet d'une certaine confusion chez certains répondants. Ceci dit, si ces observations ne découlent pas d'une confusionNote 2, il est possible de voir dans ces résultats un signe d'une mauvaise utilisation possible du nom et de l'identité d'Élections Canada.

Compte tenu de la faible fréquence des comptes rendus à l'effet que certains répondants auraient reçu d'Élections Canada un appel leur indiquant où et quand voter (n=98), il faut faire preuve de circonspection dans l'interprétation de ces résultats. Toute extrapolation fondée sur ces occurrences, peu fréquentes et autodéclarées, conduira à une surestimation.

Ceci étant dit, il convient de souligner qu'au nombre de ces électeurs qui signalent avoir reçu un pareil appel téléphonique d'Élections Canada, 13 répondants ont indiqué ne pas avoir voté lors de la 41e élection générale. Ce résultat correspond à un taux de participation autodéclaré s'établissant à 87 %, ce qui est semblable au taux de participation enregistré dans la population en général, lors du présent sondage (82 %).

Différences sociodémographiques

Comparativement aux résidents du Québec (5 %), les répondants des Prairies (14 %) et de l'Ontario (11 %) se sont révélés plus susceptibles de penser avoir reçu un appel téléphonique d'Élections Canada lors de la dernière élection générale fédérale.

En outre, la probabilité de soutenir avoir reçu un tel appel s'est révélée plus élevée chez les répondants avec lesquels un parti politique ou un candidat avait communiqué (12 % c. 6 % des répondants avec lesquels on n'a pas communiqué) et chez ceux à qui cette communication a inspiré une réaction positive (14 % c. 8 % ayant présenté des réactions négatives).

Plus de la moitié ont été contactés lors de la dernière ÉG; la poste et le téléphone sont les méthodes les plus utilisés.

Dans une proportion avoisinant les trois cinquièmes (58 %), les électeurs interrogés signalent qu'un ou plusieurs partis politiques ou candidats ont communiqué avec eux lors de la dernière élection générale fédérale. Plusieurs modes de communication ont servi régulièrement à joindre ces électeurs.

Différences sociodémographiques

Les membres des groupes suivants se sont révélés plus susceptibles de signaler qu'un ou plusieurs partis politiques ou candidats ont communiqué avec eux lors de la dernière élection générale fédérale :

  • Les Canadiens de 35 ans et plus (64 % - 65 % c. 28 % - 53 % des autres répondants). Les jeunes de 18-24 ans se sont révélés les moins susceptibles de répondre de cette façon (28 %).
  • Les répondants qui ont terminé leurs études universitaires (68 % c. 50 % - 53 % des répondants qui ont fait des études moins poussées).
  • Les répondants qui sont à la retraite ou qui ne font plus partie de la population active (64 %) et les répondants qui ont un emploi (58 %).
  • Les anglophones (63 % c. 40 % des francophones).
  • Les membres des ménages qui recourent conjointement à une ligne téléphonique traditionnelle et à des téléphones cellulaires (62 % c. 31 % - 57 % des autres). Les membres des ménages faisant appel seulement à la téléphonie cellulaire se sont révélés les moins susceptibles de répondre de cette façon (31 %).
  • Les répondants qui s'identifient à un parti politique fédéral en particulier (69 % c. 51 % qui ne s'identifient pas à un parti).

Parmi les électeurs avec lesquels on a communiqué lors de la dernière élection générale fédérale (n=623), 66 % indiquent avoir reçu des communications par la poste de la part d'un parti ou d'un candidat, tandis que 62 % ont reçu un appel de la part d'une personne et 58 %, un appel téléphonique avec un message enregistré. C'est le tiers environ (34 %) des personnes interrogées qui ont reçu une visite d'un(e) représentant(e) d'un parti politique ou d'un(e) candidat(e) (p. ex., lors d'une démarche au porte-à-porte). Enfin, c'est en nombre relativement faible (12 %) que les personnes avec lesquelles on a communiqué lors de la dernière élection générale ont reçu un message électronique d'un parti ou d'un candidat.


Modes de communication utilisés au cours des dernières ÉG

La description texte du graphique « Modes de communication utilisés au cours des dernières ÉG »


Différences sociodémographiques

Les Canadiens qui ont fait des études collégiales ou au moins des études universitaires partielles se sont révélés plus susceptibles de soutenir qu'on a communiqué avec eux par la poste que les répondants qui ont fait des études moins poussées (68 % - 71 % c. 54 %). Les membres de ces groupes de répondants se sont aussi révélés plus susceptibles de signaler avoir reçu un appel automatisé (61 % - 66 % c. 38 %). De plus, les anglophones sont plus susceptibles que les francophones d'indiquer avoir reçu une communication par la poste (69 % c. 44 %), un appel automatisé (61 % c. 41 %) ou une visite en personne (39 % c. 12 %), tandis que les francophones se sont révélés plus susceptibles d'avoir reçu un appel de la part d'une personne (72 % c. 60 %).

Comparativement aux foyers faisant appel seulement à une ligne téléphonique terrestre, les membres des ménages recourant seulement à la téléphonie cellulaire se sont révélés plus susceptibles d'affirmer avoir reçu une communication par la poste (81 % c. 54 %), tandis que les membres des foyers faisant appel seulement à une ligne traditionnelle se sont révélés plus susceptibles d'avoir reçu un appel d'une personne que les ménages recourant seulement aux téléphones cellulaires (71 % c. 27 %). Les répondants recourant conjointement à la téléphonie traditionnelle et à la téléphonie cellulaire se sont révélés les plus enclins à indiquer avoir reçu un appel automatisé (dans une proportion de 64 % c. 42 % ou moins des autres répondants).

Persuader, connaître les intentions de vote — les principales raisons de communiquer avec les électeurs

Dans la plupart des cas, c'est pour persuader les électeurs de voter pour un candidat ou un parti en particulier ou encore, pour connaître leurs intentions de vote qu'on a communiqué avec eux. En effet, il s'agit, et de loin, des deux principales raisons pour lesquelles on a communiqué avec les électeurs au cours de la dernière élection générale fédérale, de l'avis des personnes interrogées. Dans près de la moitié des cas (49 %), on a communiqué avec les électeurs pour discuter de politique ou pour les persuader de voter pour un candidat ou un parti politique en particulier. Par ailleurs, 40 % des répondants avec lesquels on a communiqué disent qu'un(e) représentant(e) d'un parti politique ou un(e) candidat(e) a pris contact avec eux pour connaître leurs intentions de vote. Toutes les autres raisons, qui sont illustrées dans le graphique ci-dessous, ont été signalées par tout au plus 10 % des répondants.


Motifs de la communication au cours des dernières ÉG

La description texte du graphique « Motifs de la communication au cours des dernières ÉG »


Quelques électeurs (6 %) disent qu'un(e) représentant(e) d'un parti politique ou un(e) candidat(e) les a appelés pour les informer d'un changement de lieu du vote (n=39). Ces résultats pourraient donner à penser qu'il y a eu des télécommunications inappropriées avec les électeurs lors de la 41e élection générale. Au nombre de ces répondants, six électeurs signalent ne pas avoir voté lors de la 41e élection générale. Ce résultat correspond à un taux de participation autodéclaré semblable à celui enregistré dans la population en général (85 % c. 82 %). Il faut néanmoins faire preuve de circonspection dans l'interprétation de ces résultats. Toute extrapolation fondée sur ces occurrences, peu fréquentes et autodéclarées, conduira à une surestimation.

Différences sociodémographiques

Les anglophones se sont révélés plus susceptibles que les francophones de signaler qu'on a communiqué avec eux pour discuter de politique ou pour les persuader de voter pour un candidat ou un parti en particulier (52 % c. 33 %). Les francophones, en revanche, se sont révélés plus susceptibles que les anglophones d'indiquer qu'on a communiqué avec eux pour connaître leurs intentions de vote (51 % c. 38 %).

Au chapitre de l'âge, plus les répondants sont âgés, plus ils se sont révélés susceptibles d'indiquer qu'on a communiqué avec eux pour connaître leurs intentions de vote, et les électeurs de 55 ans ou plus se sont révélés les plus enclins à avoir répondu de cette façon (46 %).

Les membres des ménages recourant seulement à une ligne téléphonique traditionnelle se sont révélés les moins susceptibles d'avoir fait l'objet d'une prise de contact pour discuter de politique ou pour les persuader de voter pour un candidat ou un parti politique en particulier (40 % c. 51 % - 53 % des autres répondants).

Enfin, les électeurs qui ont réagi négativement à ces communications se sont révélés plus susceptibles que ceux qui ont présenté une réaction positive de dire qu'on a communiqué avec eux pour connaître leurs intentions de vote (48 % c. 36 %).

L'expérience des communications a laissé des impressions modérément positives

C'est plus des deux tiers des électeurs avec lesquels des partis politiques ou des candidats ont communiqué lors de la dernière élection générale fédérale qui ont présenté une réaction au moins modérément positive suite à la communication. Plus particulièrement, 12 % des répondants interrogés à ce sujet disent que cette communication leur a inspiré une réaction très positive et 57 %, une réaction plutôt positive. Au nombre des autres répondants, 22 % indiquent que leur réaction était plutôt négative et 8 %, que leur réaction était très négative.


Impressions au sujet des communications de la part des partis/candidats

La description texte du graphique « Impressions au sujet des communications de la part des partis/candidats »


Différences sociodémographiques

Les membres des groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles de présenter une réaction positive :

  • Les jeunes Canadiens : les répondants de 18 à 24 ans se sont révélés les plus susceptibles de répondre de la sorte (92 %) et les répondants de 55 ans ou plus, les moins susceptibles de le faire (63 %).
  • Les étudiants (92 % c. 66 % - 68 % des autres répondants).
  • Les membres de ménages recourant exclusivement aux téléphones cellulaires (89 % c. 57 % des foyers recourant seulement à la téléphonie traditionnelle et 70 % des foyers recourant conjointement à la téléphonie traditionnelle et à la téléphonie cellulaire).



Note 1 Le Registre national des électeurs d'Élections Canada ne comprend pas les numéros de téléphone des électeurs, qui ne figurent pas non plus sur la liste des électeurs. Ceci dit, quelques personnes pourraient avoir demandé à Élections Canada de communiquer avec elles pour diverses raisons, pendant la période de l'élection.

Note 2 Il convient de signaler que ces comptes rendus des répondants font état d'une expérience qui se serait produite il y a plus d'un an. Dans ce contexte, il est possible que certains de ces répondants se soient trompés dans la récupération d'un souvenir plutôt lointain.