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Perspectives électorales - La participation au processus électoral


Perspectives électorales – Janvier 2001

les jeunes et le processus électoral

Jon H. Pammett
Professeur, Département des sciences politiques, Université Carleton

L'une des constatations que l'on retrouve le plus souvent dans les travaux de recherche en sciences sociales liés aux élections est que le taux de participation des jeunes est moins élevé que celui de leurs aînés. Lors d'élections fédérales canadiennes, il existe souvent une différence de 10 à 25 % entre le taux de participation des électeurs de moins de 25 ans et celui des électeurs de 65 ans et plusnote 1. Bien que les jeunes soient moins susceptibles de voter, il s'agit là d'une différence de degré plutôt que d'une division fondamentale de la population en fonction de l'âge. De plus, lorsque nous examinons les personnes qui peuvent voter pour la première fois parce qu'elles viennent d'atteindre l'âge électoral, le taux de participation de ces jeunes n'est pas toujours moins élevé que celui d'autres jeunesnote 2. Il semble simplement y avoir une période initiale après que les jeunes atteignent 18 ans où ils sont moins susceptibles de participer pleinement à l'exercice du droit de vote.

Les élections simulées tenues à l'aide des trousses d'élection simulée d'Élections Canada donnent aux jeunes étudiants leurs premières expériences dans le processus électoral. Des étudiants de septième année prennent plaisir à voter et à jouer le rôle de préposés au bureau de scrutin dans la cour-jardin de la Banque du Canada, à Ottawa.
Les élections simulées tenues à l'aide des trousses d'élection simulée d'Élections Canada
donnent aux jeunes étudiants leurs premières expériences dans le processus électoral.
Des étudiants de septième année prennent plaisir à voter et à jouer le rôle de préposés
au bureau de scrutin dans la cour-jardin de la Banque du Canada, à Ottawa.

Les causes et les conséquences du faible taux de participation électorale des jeunes suscitent bien des débats. La réaction de certaines personnes est simplement d'attribuer la situation à une préoccupation naturelle des jeunes de s'établir dans les domaines de l'éducation, du travail et des relations, lesquels exigent tous beaucoup de temps. Une telle explication axée sur le cycle de vie suppose que les jeunes s'impliqueront plus pleinement dans la vie publique, en votant aux élections et en participant à la politique de façon plus générale, lorsqu'ils auront mis en œuvre leurs projets formateurs immédiats susmentionnés et lorsque les sujets de la politique deviendront plus pertinents pour une jeune famille ou une situation de travail. Cette école de pensée ne considère pas que le faible taux de participation des jeunes est un problème parce qu'elle estime que la socialisation politique est un processus qui se poursuit tout au long de la vie d'une personne.

Ce point de vue est appuyé, dans une certaine mesure, par une analyse savante relevant du domaine de recherche, jadis florissant, de la socialisation politique. Il y a 30 ans, de nombreuses théories et de nombreux programmes de recherche étaient fondés sur l'hypothèse que l'apprentissage des principes politiques à l'enfance et à l'adolescence était déterminant pour les croyances et les comportements futurs. L'hypothèse de la « persistance » de l'apprentissage des premières années (le « principe de primauté ») est devenue, pour un certain nombre de raisons, moins répanduenote 3. Plus encore, la présumée stabilité tout au long de la vie des croyances et des comportements appris au cours des années formatrices a été mise en question dans de nombreuses études montrant que de telles orientations politiques étaient en fait très variables. Au Canada, par exemple, le degré élevé de volatilité dans l'identification à des partis dans de courts laps de temps et l'instabilité du comportement des électeurs font qu'il est difficile, voire impossible, de s'accrocher à un modèle selon lequel les électeurs canadiens apprennent de leurs parents à devenir loyaux à un parti et le demeurent toute leur vienote 4.

Par contre, il existe un autre point de vue selon lequel l'intégration lente et incomplète des jeunes à la politique entraîne la perte de possibilités sur le plan social et peut-être même des problèmes sociaux. On peut soutenir que les jeunes sont intéressés à la participation politique mais qu'ils ne sont simplement pas intéressés à choisir parmi les partis politiques conventionnels et à travailler pour eux. Une étude menée par Raymond Hudon et ses collègues de l'Université Laval pour le compte de la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis révèle que les jeunes ont un grand intérêt latent ou indirect à l'égard de la participation politiquenote 5. Cela se manifeste par une vie de groupe vigoureuse chez les jeunes et par une préoccupation à l'égard des bienfaits communautaires plutôt qu'individuels. Si les institutions appropriées (écoles, partis, élections) ne tiennent pas compte de l'enthousiasme et de l'altruisme des jeunes, il y aura beaucoup à perdre au niveau des contributions créatives possibles que la participation politique pourrait susciter.

Lorsque les attitudes politiques dépendant de la confiance envers les institutions et les processus démocratiques sont examinées auprès de divers groupes d'âge au sein de l'électorat, les liens qui en découlent sont souvent curvilignes. C'est-à-dire que les membres du groupe d'âge inférieur, soit les 18 à 24 ans, sont moins cyniques et méfiants à l'égard de la politique que leurs aînés immédiats. Les tableaux montrent parfois que les attitudes des groupes d'âge inférieurs et des groupes d'âge supérieurs (moins de 25 ans et plus de 60 ans, par exemple) se ressemblent plus que celles des groupes d'âge qui sont plus proches d'eux. Après avoir analysé des données tirées de la World Values Study, Neil Nevitte a conclu que, au Canada et aux États-Unis, le niveau de confiance à l'égard des institutions gouvernementales ou non gouvernementales est très élevé au début, s'effondre chez les 25 à 34 ans et augmente graduellement par la suitenote 6. À d'autres moments, les jeunes se montrent plus favorables envers la politique que tous les autres groupes de la population. Un sondage d'opinion publique mené en 2000 par l'Institut de recherche en politiques publiques, dans le cadre de son projet « Renforcer la démocratie canadienne », révèle par exemple que les membres du groupe d'âge de 18 à 29 ans se sont dits plus satisfaits à l'égard de la démocratie, du gouvernement et de la politique au Canada que tout autre groupe d'âgenote 7. Une telle constatation vient appuyer l'un des premiers principes des travaux de recherche sur la socialisation politique, c'est-à-dire que les enfants ont souvent au début une opinion relativement positive, favorable, voire « bienveillante » à l'égard des dirigeants et des institutions politiquesnote 8.

Si les jeunes appuient donc raisonnablement la démocratie et les institutions politiques et désirent aussi naturellement s'impliquer lorsque de telles activités peuvent avoir une influence sur la conduite de leur propre vie, le faible taux de participation des jeunes à l'activité politique conventionnelle pourrait être attribuable au manque de possibilités de participation intéressantes dans le monde de la politique qui les entoure. Cela pourrait également être attribuable au fait que l'on n'enseigne pas la politique aux jeunes de façon à les encourager à la participation directe. J'estime qu'il existe trois façons dont les réformes dans la politique et dans l'enseignement pourraient contribuer à stimuler la participation des jeunes et à accroître la portée de la démocratie au Canada.

1. l'enseignement « civique » plus participatif

Cette photo montre des mascottes qui servent de candidats et Mme Denise McCulloch, agent des relations communautaires à Élections Canada, durant une élection simulée tenue pour des familles qui se sont rendues dans un centre commercial de Montréal à Pâques l’an dernier.
Cette photo montre des mascottes qui servent de candidats et Mme Denise McCulloch, agent
des relations communautaires à Élections Canada, durant une élection simulée tenue pour des
familles qui se sont rendues dans un centre commercial de Montréal à Pâques l'an dernier.

On réforme couramment les programmes d'enseignement dans les écoles élémentaires et secondaires de la plupart de nos provinces. Peu importe ce qui motive de tels changements, les nouveaux programmes d'enseignement donnent aux politiciens et aux enseignants de nouvelles occasions d'enseigner la « citoyenneté » aux jeunes. L'Ontario et le Québec, par exemple, offrent des nouveaux cours sur la citoyenneté dans leurs écoles secondaires. Mais ces cours offrent-ils plus que l'enseignement traditionnel à l'égard des Constitutions, des institutions, des droits et des obligations? Surtout, feront-ils participer activement les étudiants à la codification et à l'articulation des enjeux politiques et des options en matière de politique, soit en classe au moyen de simulations, soit dans le vrai monde des groupes et de la politique? Il existe des signes prometteurs. Une portion du nouveau programme d'éducation à la citoyenneté offert en 10e année en Ontario prévoit que les étudiants devront « participer de façon efficace à une activité ou à un projet civil qui les intéresse et qui est important pour la communauté (p. ex. assister à des audiences publiques, planifier des activités religieuses ou culturelles, se joindre à un groupe d'intérêt spécial et rédiger des lettres à des rédacteurs en chef) »note 9. Si les étudiants peuvent participer à la définition des enjeux qui les intéressent et les faire avancer au moyen d'une action collective, les éléments importants de ce que Ken Osborne appelle la « pédagogie en faveur de la citoyenneté démocratique » peuvent être établisnote 10.

Élections Canada a produit deux trousses d'élection simulée pour contribuer au processus d'éducation des étudiants du primaire et du secondaire. La trousse des étudiants du primaire, conçue pour les enfants de 5 à 10 ans, porte sur la simulation d'une campagne pour choisir une mascotte et la tenue d'un votenote 11. La trousse des étudiants du secondaire, Aux urnes, Canada!, porte sur le processus de base de la tenue d'une élection, et elle peut être adaptée à toute élection que le groupe désire tenirnote 12. Selon l'organisme, environ 2 000 trousses sont distribuées dans les écoles chaque annéenote 13. Élections Canada offre également un CD-ROM interactif, À la découverte du système électoral canadien, qui donne une vue d'ensemble du système électoral en visitant un bureau de vote, un bureau de directeur du scrutin, les bureaux d'Élections Canada, un bureau de campagne électorale et la Chambre des communes. Depuis 1998, Élections Canada a reçu près de 20 000 commandes, provenant surtout d'écoles, pour cet outil d'apprentissage.

De plus, des exercices de vote tels que l'Élection nationale sur les droits des jeunes, organisée par l'UNICEF en 1999, et le vote municipal Our Kids Can Vote, tenu à Toronto et dans d'autres villes en novembre 2000, peuvent contribuer à impliquer les enfants dans le processus électoral en les faisant participer au processus. Aux États-Unis, un énorme programme appelé « Youth e-Vote » a permis la tenue d'un vote par Internet pour tous les étudiants du secondaire une semaine avant l'élection présidentielle. Les votes portaient sur les véritables candidats à l'électionnote 14.

2. l'abaissement de l'âge électoral

Bien que l'élection simulée soit utile, elle ne remplace pas la véritable participation des jeunes aux scrutins réguliers. Dans certains pays, comme le Brésil, l'âge électoral a été abaissé à 16 ansnote 15. Le vote est obligatoire pour les Brésiliens de 18 ans et plus, mais facultatif pour ceux de 16 à 18 ans, et près d'un quart de million d'électeurs de cette catégorie d'âge se sont inscrits pour voter à l'élection présidentielle de 1994note 16.

La possibilité d'abaisser l'âge électoral à 16 ans pour les élections fédérales canadiennes a été examinée par la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis dans son rapport publié en 1991. L'intérêt pour cette question était motivé en partie par la préoccupation selon laquelle fixer à 18 ans l'âge où l'on peut commencer à voter constituerait une atteinte arbitraire aux droits reconnus par l'article 3 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit à tout citoyen canadien le droit de vote, et à l'article 15, qui interdit toute discrimination fondée sur l'âge. Selon un juriste consulté par la Commission, il n'est pas clair si, en cas de contestation, la Cour suprême accepterait ou non la justification du gouvernement selon laquelle l'exclusion des citoyens de moins de 18 ans se situe dans les « limites raisonnables » prescrites à l'article 1 de la Charte pour ce qui est de la restriction des droitsnote 17. Malgré cela, et malgré la conclusion tirée dans une autre étude selon laquelle l'abaissement de l'âge électoral à 16 ans comporterait « peu de risques, c'est-à-dire qu'[il] n'aurait pas de conséquence importante sur le processus politique ou sur les écoles secondaires »note 18, la Commission royale a conclu que la société canadienne n'était pas encore prête pour un tel changement, mais que le « Parlement devrait revoir la question périodiquement »note 19. Compte tenu de la diminution du taux de participation aux dernières élections fédéralesnote 20, il serait approprié de revoir la question maintenant.

3. rendre les institutions gouvernementales davantage participatives

La préoccupation de plus en plus grande à l'égard du désenchantement du public envers leurs représentants politiques au cours des dernières années a renouvelé l'intérêt porté aux façons de faire participer directement le public au processus politique. Bien que la « démocratie participative » ait toujours été un élément important de la théorie démocratiquenote 21, l'intérêt que l'on y a porté récemment a souvent été orienté sur l'application de la nouvelle technologie de communication par Internet aux problèmes de logistique liés à la communication directe entre le gouvernement et les citoyens. Les groupes de discussion et d'action politique en ligne abondent, et la plupart des organismes communiquent avec leurs membres au moyen d'Internet. Pour ce qui est des élections, les sites Web des candidats et des partis sont maintenant de rigueur pour les campagnes, et les gouvernements de nombreux pays examinent actuellement la question du vote électroniquenote 22.

Nous savons tous que les chefs de file des progrès rapides réalisés dans le domaine de la technologie au cours des dernières années sont des jeunes. Il est aussi banal de souligner que les adolescents sont souvent beaucoup plus intéressés que leurs aînés à utiliser la technologie Internet, plus à l'aise de le faire et plus au courant de ses modalités. Les nouvelles institutions participatives qui utilisent Internet répondent parfaitement bien aux besoins de nombreux jeunes d'aujourd'hui et offrent une possibilité incroyable de les faire participer directement à la politique et aux élections.


NOTES

Note 1 Dans une étude que l'auteur a réalisée pour le compte de la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis à l'aide des données du sondage Gallup pour 1984, la différence était de 15 %. Voir Jon H. Pammett, « L'exercice du droit de vote au Canada », dans Herman Bakvis (dir.), La participation électorale au Canada, Toronto, Dundurn, 1991, p. 40. Dans l'Étude sur l'élection canadienne 1997, la différence du taux de participation entre les moins de 25 ans et l'ensemble des électeurs plus âgés était de 11 %, comme le mentionne Tony Coulson dans « La participation électorale au Canada : Résultats de l'Étude sur l'élection canadienne 1997 », Perspectives électorales, vol. 1, no 2 (novembre 1999), p. 19. Ma propre analyse d'un sondage effectué par l'entreprise POLLARA après l'élection de 1997 révèle une différence de 25 % entre les moins de 25 ans et les plus de 65 ans. La différence de pourcentage peut varier selon les catégories d'âge comparées étant donné que le taux de participation du groupe d'âge supérieur est souvent très élevé. Dans le sondage POLLARA, par exemple, 95 % des plus de 65 ans ont dit avoir voté. La corrélation générale entre l'âge et le taux de participation, telle que mesurée par le V de Cramer, se situe habituellement autour de 0,2, ce qui représente une corrélation modeste mais statistiquement significative.

Note 2 Jon H. Pammett et John Myles, « L'abaissement de l'âge électoral à 16 ans », dans Kathy Megyery (dir.), Les jeunes et la vie politique au Canada : Engagement et participation, Toronto, Dundurn, 1991, p. 99.

Note 3 David O. Sears, « Whither Political Socialization Research? The Question of Persistence », dans Orit Ichilov (dir.), Political Socialization, Citizenship Education, and Democracy, New York, Teachers College Press, 1990, p. 69 à 97.

Note 4 Voir Harold D. Clarke, Jane Jenson, Lawrence LeDuc et Jon H. Pammett. Absent Mandate: Canadian Electoral Politics in an Era of Restructuring, Toronto, Gage, 1996 et Political Choice in Canada, Toronto, McGraw-Hill Ryerson, 1979.

Note 5 Voir Raymond Hudon et coll., « L'intérêt des jeunes pour la politique : Une question de mesure? Enquêtes auprès de jeunes de 16 à 24 ans », dans Kathy Megyery (dir.), Les jeunes et la vie politique au Canada, Toronto, Dundurn, 1991, p. 3 à 60.

Note 6 Neil Nevitte, The Decline of Deference, Peterborough, Broadview, 1996, p. 59 à 61.

Note 7 Paul Howe et David Northrup, Strengthening Canadian Democracy: The Views of Canadians, dans Policy Matters, vol. 1, no 5, juillet 2000, p. 51.

Note 8 Fred Greenstein, Children and Politics, New Haven, Yale University Press, 1965.

Note 9 Source : site Web du ministère de l'Éducation de l'Ontario : www.edu.gov.on.ca/fre/ document/curricul/secondary/canadian/canafulf.html

Note 10 Ken Osborne, Teaching for Democratic Citizenship, Toronto, Our Schools/Our Selves, 1991, chapitre 3.

Note 11 Élections Canada et Élections T. N.-O., Choisissons notre mascotte, Ottawa, Élections Canada, 1997.

Note 12 Élections Canada, Aux urnes, Canada!, Ottawa, Élections Canada, 1999.

Note 13 Denise McCulloch, agent des relations communautaires, Élections Canada, communication personnelle, 9 août 2000.

Note 14 Voir le site Web à l'adresse : www.election.com.

Note 15 L'âge électoral au Nicaragua et à Cuba est aussi 16 ans. En Iran, l'âge électoral est 15 ans.

Note 16 J. Ray Kennedy, « Painted Faces Are Not Enough », Elections Today, vol. 6, no 3.

Note 17 Patrice Garant, « La remise en question de l'âge électoral à la lumière de la Charte canadienne des droits et libertés », dans Kathy Megyery (dir.), Les jeunes et la vie politique au Canada, Toronto, Dundurn, 1991, p. 87.

Note 18 Pammett et Myles, op. cit., p. 107.

Note 19 Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis, Pour une démocratie électorale renouvelée, volume 1, Ottawa, ministre d'Approvisionnements et Services Canada, 1991, p. 49.

Note 20 Le taux de participation de 67 % en 1997 est le deuxième taux de participation le plus bas enregistré au XXe siècle. Voir Élections Canada, L'histoire du vote au Canada, ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 1997, p. 102.

Note 21 Voir, par exemple, C.B. Macpherson, The Life and Times of Liberal Democracy, Oxford, Oxford University Press, 1977; David Held, Models of Democracy, Stanford, Stanford University Press, 1987; et Benjamin Barber, Strong Democracy, Berkeley, University of California Press, 1984.

Note 22 Voir Perspectives électorales, vol. 2, no 1, juin 2000, pour les articles portant sur la « Technologie dans le processus électoral ». Des progrès récents réalisés dans le monde entier ont été mentionnés dans The Economist, 24 juin 2000, sous la section spéciale intitulée The Next Revolution: Government and the Internet.


Note : 

Les opinions exprimées par les auteurs ne reflètent pas nécessairement celles du directeur général des élections du Canada.