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Perspectives électorales – Les jeunes et les élections

Perspectives électorales – Juillet 2003

Examen du déclin de la participation électorale chez les jeunes du Canada

Examen du déclin de la participation électorale chez les jeunes du Canada

Brenda O'Neill
Professeure adjointe, Département des études politiques, Université du Manitoba


Une étude réalisée par l'Institut de recherche en politiques publiques en 2000 a révélé qu'à peine plus de 40 % des Canadiens de 18 à 27 ans s'intéressent à la politique.

Sans aucun doute, les jeunes ne participent pas autant à la vie politique que les générations précédentes note 1. Cette tendance a d'importantes répercussions sur la politique et en aura dans l'avenir pour l'ensemble de la société et pour la génération des plus jeunes en particulier. Il est primordial d'examiner les causes de ce désintérêt et de proposer des solutions pour y remédier. C'est justement ce que nous nous proposons de faire dans le présent article.

L'analyse d'un sondage mené par l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) en 2000 note 2 révèle un écart de 25 % dans le taux de participation à l'élection de 1997 entre les jeunes de 18 à 27 ans et les électeurs de plus de 57 ans (voir le tableau 1). En outre, la recherche laisse entendre que la baisse importante du taux de participation des électeurs au Canada peut être largement attribuée aux jeunes. Selon Blais et ses collègues, le suivi des non-votants pour les trois dernières élections générales canadiennes (1993, 1997 et 2000) révèle que l'abstention a augmenté chez les personnes nées après 1970, et dans une proportion significative de 14 points note 3.

Les différences dans les attitudes politiques et la participation selon les groupes d'âge sont habituellement attribuables à deux phénomènes distincts : les effets du cycle de vie et les effets générationnels. Les premiers relèvent de la réalité que la politique atteint une plus grande importance aux stades intermédiaires et ultérieurs de la vie, en raison d'un intérêt personnel (les décisions politiques prennent plus d'importance lorsque le risque associé au résultat augmente), ou en raison d'un sens accru de responsabilité envers la collectivité. Les effets générationnels représentent des changements entre les générations attribuables aux expériences communes et particulières que vivent les jeunes et les jeunes adultes. Les expériences de formation ou la présence ou l'absence d'une guerre, par exemple, peuvent conduire à des attitudes et à des comportements uniques chez ceux qui les vivent.

Tableau 1
Différences générationnelles du taux de participation électorale, 1990-2000
Cohorte de naissance % de vote 1990 % de vote 2000
1973-1982 66
1963-1972 74 69
1953-1962 85 85
1943-1952 93 92
Avant 1943 93 91
Total 88 81

Note : Les chiffres représentent le pourcentage de répondants. La cohorte de naissance des plus jeunes dans les deux sondages ne comprend que les répondants ayant le droit de vote au moment de l'élection. Les données pour 1990 proviennent du sondage Lortie [Blais et Gidengil, 2000 (voir la note 5)] et celles de 2000, du sondage de l'IRPP [Howe et Northrup, 2000 (voir la note 2)].



Le sondage de l'IRPP a révélé que les effets du cycle de vie sont évidents dans les attitudes et les taux de participation des Canadiens (voir le tableau 1). Si l'on compare le taux de participation électorale de 1997 au taux de participation mesuré par un sondage de 1990, une tendance semblable se dégage : pour les deux périodes, les Canadiens plus jeunes sont moins susceptibles de voter que les Canadiens plus âgés note 4. Mais la comparaison des résultats de 1990 à ceux de 2000 révèle que les changements générationnels sont forts et qu'un vote accru chez les jeunes d'aujourd'hui ne permettra pas que le taux de participation « rattrape » les taux enregistrés antérieurement au Canada note 5. En majeure partie, la baisse constatée sur la période de 10 ans est attribuable au taux de participation inférieur chez ceux qui sont devenus admissibles au suffrage entre les deux sondages (de 74 % en 1990 à 66 % en 2000) et à la chute du taux de participation dans la cohorte 1963-1972 (de 74 % en 1990 à 69 % en 2000). Ainsi, les effets générationnels dépassent les effets du cycle de vie.

Explication du faible taux de participation électorale chez les jeunes

La baisse du taux de participation chez les jeunes au Canada reflète la tendance dans d'autres démocraties évoluées note 6. Certains n'ont pas attendu pour conclure que c'est symptomatique d'un degré de cynisme accru. Les jeunes du Canada ont décroché, insistent-ils, parce qu'ils ont peu confiance en ceux à qui sont confiés les intérêts de la société. Des protestations très visibles, apparemment dominées par de jeunes activistes, sembleraient appuyer une telle conclusion. Mais bien que les niveaux de cynisme politique aient augmenté, une image plus exacte se dégage quand on y regarde de plus près. Les jeunes du Canada ne sont pas plus cyniques que les autres Canadiens au sujet de la démocratie et de la politique et, dans certains cas, ils sont de fait plus satisfaits du fonctionnement du régime politique canadien que les membres des générations précédentes. Tel qu'illustré dans le tableau 2, lorsqu'on leur demande si les représentants élus « perdent vite contact avec la population », les Canadiens plus jeunes ne se révèlent pas les plus cyniques parmi les Canadiens. De plus, si on leur demande jusqu'à quel point ils sont satisfaits des élections, le groupe d'âge le plus jeune montre le degré de satisfaction le plus élevé de tous les groupes d'âge, soit 81 % note 7.

Les différences entre les groupes d'âge sont apparentes, mais quant à l'intérêt politique et à la connaissance (voir le tableau 2), seulement 41 % des 18-27 ans indiquent un intérêt pour la politique; ce pourcentage augmente avec l'âge jusqu'à 68 % chez les 57 ans et plus. Même si la capacité d'identifier le premier ministre ne diffère que légèrement entre les groupes d'âge, plus de 40 points séparent les groupes les plus jeunes et les plus âgés quand il s'agit d'identifier le ministre des Finances, soit 22 % et 65 % respectivement. Les degrés plus faibles d'intérêt et de connaissance de la politique ont été associés à la participation électorale à la baisse et contribuent à expliquer les niveaux accrus d'abstention électorale chez les jeunes Canadiens. Toutefois, on ne peut pas dire clairement pourquoi ce manque de connaissance et cet intérêt limité sont plus prononcés aujourd'hui que dans les générations précédentes, ce qui est attribuable en partie à l'attention limitée portée à cette question dans la recherche canadienne note 8.

Les jeunes Canadiens sont également plus susceptibles de croire que le vote n'est tout simplement pas important : seulement 75 % des répondants les plus jeunes au sondage de l'IRPP ont indiqué que le vote est essentiel ou très important (tableau 2). Il est clair que ces attitudes influent directement sur la probabilité de la participation à la vie politique, mais on ne sait toujours pas pourquoi les générations précédentes avaient moins tendance à banaliser les élections au même stade de la vie.

Pourtant, la participation politique, c'est plus que simplement voter. La participation aux partis politiques a connu une baisse semblable chez les jeunes Canadiens, tendance qui est également susceptible de se poursuivre avec le temps. Seulement 2 % des répondants âgés de 18 à 27 ans dans le sondage de l'IRPP de 2000 ont indiqué avoir été membres d'un parti politique, une diminution de 8 % par rapport aux répondants du même groupe d'âge du sondage de 1990 note 9. Il est intéressant de noter que le rapport entre la participation à un groupe d'intérêt et la participation à un parti politique chez les jeunes Canadiens est beaucoup plus élevé que pour les autres Canadiens. Chez les répondants de 18 à 27 ans au sondage de l'IRPP, pour chaque répondant ayant indiqué avoir été membre d'un parti politique, 4,5 ont indiqué être membres d'un groupe d'intérêt. Comparativement, le rapport entre membre d'un groupe d'intérêt et membre d'un parti chez les répondants de plus de 57 ans n'était que de 0,3 à 1. Ainsi, bien que le taux de participation politique puisse être à la baisse chez les jeunes Canadiens, il y a des raisons de croire que la politique partisane traditionnelle a également été touchée.

Tableau 2
Intérêt politique, connaissances, importance du vote et cynisme, par groupe d'âge, 2000
  % 18-27 ans % 28-37 ans % 38-47 ans % 48-57 ans % plus de 57 ans
Suit la politique de très près ou d'assez près 41 59 58 64 68
Identifie correctement le premier ministre 84 89 93 93 89
Identifie correctement le ministre des Finances 22 46 46 61 65
Vote essentiel ou très important 75 85 89 86 91
Les représentants élus perdent vite contact avec la population 71 75 81 70 67
Très ou assez satisfait des élections 81 79 68 66 72

Note : Les chiffres représentent le pourcentage de répondants dans la catégorie identifiée. À l'avant-dernière ligne, il s'agit des répondants qui sont fortement ou quelque peu d'accord avec l'énoncé. Les données proviennent du sondage de l'IRPP [Howe et Northrup, 2000 (voir la note 2)].



Variation des taux de participation électorale chez les jeunes


Les Canadiens plus âgés sont beaucoup plus susceptibles que les jeunes de suivre régulièrement la politique.

Un examen du taux de participation déclaré dans l'ensemble des groupes démographiques et autres (voir le tableau 3) note 10 révèle que ce ne sont pas tous les jeunes Canadiens qui ne vont pas voter. Un faible taux de participation est plus répandu chez ceux qui n'ont pas fait d'études postsecondaires, chez ceux qui ont des revenus familiaux faibles et élevés et, dans une certaine mesure, chez les femmes note 11. La variation des taux de participation selon le degré de connaissance et d'intérêt pour la politique est toutefois nettement plus élevée. Alors que 81 % des jeunes répondants ayant un certain intérêt politique ont déclaré avoir voté en 1997, le taux chute à 55 % chez ceux qui signalent peu ou pas d'intérêt. De même, moins de la moitié des répondants qui ne pouvaient pas identifier le premier ministre ont déclaré avoir voté en 1997. Comparativement, plus de 70 % de ceux qui pouvaient l'identifier se sont présentés au bureau de vote. Il est également révélateur de constater que 88 % de ceux qui estimaient que le vote est essentiel ont déclaré avoir voté en 1997; chez ceux qui accordaient peu d'importance au vote, le taux de participation tombe à 44 %.

Par contre, le cynisme est peu utile pour expliquer le faible taux de participation chez les jeunes Canadiens. Tel qu'illustré au tableau 2, il y a peu de différence entre le taux de participation des répondants qui conviennent que les représentants élus au Parlement perdent vite contact avec la population (69 %) et ceux qui sont en désaccord avec l'énoncé (72 %). De même, les taux de participation réduits ne sont pas le résultat de l'éloignement des jeunes de la politique électorale et partisane en faveur d'un groupe d'intérêt et de la politique sociale. En fait, le taux de participation est supérieur chez ceux qui indiquent avoir été membres d'un groupe d'intérêt. Ceux qui croient que les groupes d'intérêt sont le moyen le plus efficace de travailler pour le changement sont aussi susceptibles de voter que ceux qui croient que les partis politiques sont les mécanismes de changement les plus efficaces.

Conclusion

Tableau 3
Variation des taux de participation électorale chez les jeunes Canadiens de 22 à 37 ans, 2000
  % ayant voté à l'élection de 1997
Études  
Études secondaires ou moins 60 (118)
Études postsecondaires 71 (322)
Sexe  
Femmes 65 (241)
Hommes 71 (203)
Revenu du ménage  
Moins de 30 000 $ 64 (91)
30 000 à 49 000 $ 74 (100)
50 000 à 79 000 $ 79 (95)
Plus de 80 000 $ 67 (90)
Intérêt politique  
Suit la politique de très près ou d'assez près 81 (225)
Ne la suit pas de près ou ne la suit pas du tout 55 (214)
Connaissance de la politique  
Peut identifier le premier ministre 72 (385)
Ne peut pas identifier le premier ministre 47 (58)
Cynisme politique : Les représentants élus au Parlement perdent vite contact avec la population  
D'accord 69 (307)
En désaccord 72 (106)
Importance du vote  
Essentiel 88 (153)
Très important 64 (207)
Un peu important ou pas du tout 44 (78)
Membre d'un groupe d'intérêt  
Oui 82 (49)
Non 66 (395)
Moyen le plus efficace de travailler pour le changement  
Se joindre à un parti politique 71 (79)
Se joindre à un groupe d'intérêt 70 (285)

Note : Les chiffres représentent le pourcentage des répondants; le nombre de répondants est indiqué entre parenthèses. Les données proviennent du sondage de l'IRPP [Howe et Northrup, 2000 (voir la note 2)].



Alors que doit-on conclure de cette nouvelle tendance chez les jeunes du Canada quant à la participation aux élections? Les jeunes sont moins susceptibles de voter parce qu'ils sont moins intéressés à la politique, connaissent moins la politique et sont moins convaincus que voter est essentiel. Cette explication ne nous avance toutefois pas beaucoup, car on ignore pourquoi il en est ainsi. On y gagnerait à envisager que la participation politique dépend directement des capacités, des possibilités et de la motivation note 12. Nous avons vu que les jeunes qui n'ont pas les outils offerts par l'éducation votent à des taux inférieurs, peut-être à cause du fait que le régime politique semble lointain et complexe. Mais on ne peut pas dire clairement pourquoi les jeunes Canadiens d'aujourd'hui trouvent le régime plus complexe que les jeunes Canadiens d'il y a dix ans.

Les possibilités limitées de participer à la vie politique, comme en témoigne la tendance du système électoral à déformer les choix des électeurs dans la répartition des sièges entre les partis, pourraient aussi expliquer la participation accrue à des organisations politiques non traditionnelles comme les groupes d'intérêt et les mouvements sociaux. Mais cela explique peu la baisse de la participation électorale des jeunes dans le temps, puisqu'il n'y a pas moins de possibilités de participation aujourd'hui que dans le passé. Toutefois, si le temps dont disposent les jeunes est plus limité dans le monde d'aujourd'hui, peut-être les taux de participation augmenteraient-ils s'il était plus facile de voter note 13.

De plus, il serait peut-être utile de mettre l'accent sur la motivation – ou son absence – pour expliquer les taux de participation plus faibles chez les jeunes. Le manque de motivation pour voter – c'est-à-dire l'absence de raison ou de stimulus justifiant la dépense de temps et d'énergie, quoique limités – pourrait expliquer en partie les taux de participation à la baisse. André Blais a soutenu qu'une importante motivation pour voter est le sens du devoir note 14. Le sens du devoir peut être considéré comme un aspect d'une relation réciproque : les citoyens acceptent de voter en échange des avantages offerts par les gouvernements. Toutefois, plus d'une décennie de gouvernements canadiens insistant sur la nécessité de compressions financières et de budgets équilibrés pourrait avoir laissé de nombreux jeunes Canadiens avec un sens moins développé de ce que les gouvernements font exactement pour qu'ils méritent leur vote en retour. La réponse au paradoxe de la baisse des taux de participation électorale chez les jeunes peut ainsi se trouver en dehors des facteurs évalués historiquement comme explications du taux de participation électorale. La réponse peut plutôt reposer sur le succès que les gouvernements ont eu en réduisant leur responsabilité envers les citoyens.

En fin de compte, ce qui est clair, c'est que de nombreux jeunes Canadiens, sinon la plupart, évitent les bureaux de scrutin par apathie politique plutôt que par cynisme. Ils choisissent de ne pas voter parce qu'ils considèrent la politique et les élections sans importance, plutôt que parce qu'ils sont très convaincus que les politiciens et la politique ne s'occupent pas des questions qui leur importent. Cette conclusion est renforcée par le fait que de nombreux jeunes Canadiens qui considèrent que les groupes d'intérêt sont les vecteurs les plus efficaces de changement politique votent à des taux semblables à ceux qui considèrent que les partis politiques sont les plus efficaces. Le défi est ainsi à deux volets : développer un intérêt pour la politique et les élections dans la génération actuelle de jeunes électeurs, d'une part, et s'engager à encourager un tel intérêt dans la prochaine génération d'électeurs pour freiner la baisse des taux de participation électorale, d'autre part.

NOTES

Note 1 En voici des exemples : André Blais, Elisabeth Gidengil, Richard Nadeau et Neil Nevitte, Anatomy of a Liberal Victory: Making Sense of the 2000 Canadian Election, Peterborough (Ontario), Broadview Press, 2002; Henry Milner, « Civic Drop-outs? What Young Citizens Know and Don't Know About Politics », exposé présenté à l'assemblée annuelle de l'American Political Science Association, Boston (Massachusetts), du 26 août au 1er septembre 2002; et mon exposé, « Generational Patterns in the Political Opinions and Behaviour of Canadians », Policy Matters, vol. 2, no 5 (octobre 2001).

Note 2 L'Institute for Social Research de l'Université York a interviewé 1 278 Canadiens pour ce sondage. Les détails complets se trouvent à l'annexe 1 de Paul Howe et David Northrup, « Strengthening Canadian Democracy: The Views of Canadians », Policy Matters, vol. 1, no 5 (juillet 2000).

Note 3 Blais et coll., Anatomy of a Liberal Victory, p. 46.

Note 4 O'Neill, « Generational Patterns », p. 34-35.

Note 5 Ce sondage a été mené par la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis (Commission Lortie). Voir André Blais et Elisabeth Gidengil, Making Representative Democracy Work: The Views of Canadians, Toronto, Dundurn Press, 1991.

Note 6 Voir Russell J. Dalton, Citizen Politics: Public Opinion and Political Parties in Advanced Western Democracies, 2e éd., Chatham (New Jersey), Chatham House Publishers, 1996.

Note 7 Il est toutefois à noter qu'une part importante des répondants du groupe d'âge le plus jeune, 43 %, ont répondu « Ne sait pas » à cette question. Comparativement, seulement 21 % des répondants de 48 à 57 ans ont répondu de même.

Note 8 Une exception est Paul Howe, « Name the Premier: The Political Knowledge of Canadians, Past and Present », exposé présenté à l'assemblée annuelle de l'Association canadienne de science politique, Toronto, 29-31 mai 2002.

Note 9 Le tableau 13 dans O'Neill, « Generational Patterns », p. 35.

Note 10 Le tableau 3 présente les taux de participation de 1997 pour les répondants de 22 à 37 ans selon diverses catégories du sondage de l'IRPP (N = 448). Les taux de participation entre le groupe des 22 à 27 ans et le groupe des 28 à 37 ans étaient de 66 % et 69 % respectivement.

Note 11 Cet examen présente des différences de premier ordre du taux de participation électorale. Une analyse plus rigoureuse permettrait de contrôler l'impact de divers facteurs sur ces relations et pourrait donner des conclusions différentes. Par exemple, les femmes signalent des degrés inférieurs d'intérêt politique que les hommes et le contrôle de cette différence pourrait conduire à la disparition de l'écart entre les sexes dans le taux de participation.

Note 12 Voir Patrick Fournier, « The Uninformed Canadian Voter » dans Joanna Everitt et Brenda O'Neill, Citizen Politics: Research and Theory in Canadian Political Behaviour, Don Mills (Ontario), Oxford, 2003, p. 92-109.

Note 13 Le directeur général des élections a annoncé que des mesures visant à rendre les bureaux de scrutin et l'information sur le vote anticipé et le bulletin de vote postal plus accessibles ont été adoptées précisément pour accroître la participation des plus jeunes électeurs du Canada. Voir le communiqué d'Élections Canada du 21 mars 2003, à www.elections.ca.

Note 14 André Blais, To Vote or Not to Vote: The Merits and Limits of Rational Choice Theory, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 2000.


Note : 

Les opinions exprimées par les auteurs ne reflètent pas nécessairement celles du directeur général des élections du Canada.