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Sondage auprès des électeurs à la suite de la 41e élection générale

Annexe 4 : les immigrants et les communautés ethnoculturelles

La présente section porte sur des enjeux liés aux électeurs nés à l'étranger, de même qu'aux membres des communautés ethnoculturelles, dans le contexte du votenote 25.

Les électeurs nés à l'étranger

Dans l'ensemble, les résultats des membres de la population immigrée qui se sont prêtés au sondage sont semblables à ceux observés dans la population née au Canada en ce qui concerne le comportement et les attitudes dans le contexte du vote.

On observe néanmoins certaines différences entre les électeurs nés à l'étranger et les électeurs nés au Canada en ce qui concerne certains des moyens par lesquels les répondants ont entendu parler de l'élection. En particulier, les électeurs nés à l'étranger se sont révélés moins susceptibles d'avoir obtenu de l'information au sujet du déroulement du vote au moyen de la carte d'information de l'électeur (58 % c. 68 % des électeurs nés au Canada). Par ailleurs, au nombre de ceux qui se souviennent d'avoir vu ou entendu une publicité d'Élections Canada au cours de la campagne, les électeurs nés à l'étranger se sont révélés plus susceptibles de l'avoir vue dans un journal (52 % c. 39 % des électeurs nés au Canada) et moins susceptibles d'avoir vu l'annonce télévisée (43 % c. 53 % des électeurs nés au Canada). Dans la même veine, au nombre de ceux se rappelant avoir entendu ou vu le slogan « Voter, c'est choisir son monde! », la probabilité de l'avoir remarqué à la télévision est plus faible chez les électeurs nés à l'étranger que chez les électeurs nés au Canada (39 % c. 54 %). En outre, les électeurs immigrants se sont révélés plus enclins à être au courant de la possibilité de voter par la poste (50 % c. 41 % des électeurs nés au Canada).

Il appert également que les électeurs nés à l'étranger sont plus susceptibles de se dire fortement satisfaits à l'égard du personnel d'Élections Canada au bureau de vote (92 % c. 87 % des électeurs nés au Canada). Les résultats témoignant des niveaux de satisfaction des immigrants et des membres de la population en général à l'égard des autres aspects du vote sont toutefois comparables, y compris pour ce qui est de la distance à parcourir pour se rendre au bureau de vote, le temps d'attente avant de voter, et les perceptions à l'égard de la quantité d'affiches pour diriger les électeurs.

Les personnes nées à l'étranger qui n'ont pas voté se sont révélées plus susceptibles d'affirmer qu'elles auraient voté en ligne si cette option avait été offerte (71 % c. 54 % des répondants nés au Canada). Sur le plan du profil technologique, les résultats liés aux électeurs immigrants ne se démarquent pas de ceux du reste de la population.

Communautés ethnoculturelles

Les électeurs faisant partie d'une communauté ethnoculturelle (qui ne sont pas caucasiens ou autochtones) se sont révélés moins susceptibles d'indiquer avoir voté lors de l'élection générale de 2011 que la population en général (77 % c. 84 %). Ces électeurs se sont aussi révélés moins enclins à signaler avoir voté lors de l'élection de 2008 (78 % c. 87 %), lors de leur dernière élection provinciale (67 % c. 79 %), et lors de leur dernière élection municipale (58 % c. 67 %). Au chapitre des raisons pour lesquelles les membres des communautés ethnoculturelles n'ont pas voté, ces répondants se sont révélés plus susceptibles que la population en général de faire état de leur horaire de travail ou d'études (24 % c. 13 %) et d'un manque de documents d'identité (6 % c. 1 %). Par ailleurs, il appert que les membres des communautés ethnoculturelles ne sont ni plus ni moins susceptibles que les membres de la population en général d'indiquer que la politique les intéresse ou qu'ils ont suivi la campagne électorale de près.

Sur le plan de la communication de renseignements et d'information sur le déroulement du vote, les membres des communautés ethnoculturelles se sont révélés moins susceptibles de se souvenir d'avoir reçu la carte d'information de l'électeur (86 % c. 91 % de la population en général) et moins susceptibles d'avoir remarqué une publicité d'Élections Canada au cours de la campagne (32 % c. 40 %).

Au chapitre de l'expérience et des perceptions des répondants à l'égard du vote, les résultats liés aux membres des communautés ethnoculturelles sont généralement comparables à ceux observés dans la population en général, exception faite des cas suivants : les membres des communautés ethnoculturelles étaient moins susceptibles d'estimer qu'il y avait suffisamment d'affiches pour diriger les électeurs à l'intérieur du bâtiment où le vote a eu lieu (90 % c. 95 %) et moins susceptibles d'indiquer un haut niveau de confiance envers l'exactitude des résultats d'élection dans leur circonscription (82 % c. 88 %).

Par ailleurs, les membres des communautés ethnoculturelles présentaient un profil technologique différent de celui de la population en général, étant plus susceptibles d'avoir un accès Internet à la maison (93 % c. 86 %), d'avoir un téléphone intelligent (39 % c. 26 %), de se servir de la messagerie instantanée (48 % c. 37 %), et de discuter de politique sur Internet (26 % c. 18 %). Malgré ce qui précède, les membres des communautés ethnoculturelles qui n'ont pas voté se sont révélés moins susceptibles d'affirmer qu'ils auraient voté en ligne si cette possibilité s'était offerte (14 % c. 32 % dans la population en général).

Une meilleure communication, un recours à diverses langues — les principales suggestions pour encourager les communautés ethnoculturelles à voter

Les électeurs ayant affirmé ne pas être caucasiens devaient indiquer ce qu'il faudrait faire, le cas échéant, pour encourager les membres de leur communauté à voter lors des élections fédéralesnote26. La principale suggestion qui ressort de cet exercice (auprès des membres des communautés ethnoculturelles, à l'exception des Autochtones), formulée par un répondant sur cinq (20 %) de ce groupe, recommande d'améliorer les communications et la gamme des langues utilisées. Au nombre des autres suggestions signalées figurent des publicités ou des efforts de campagne s'attachant aux différences culturelles (10 %), de l'information sur le déroulement du vote (7 %) et un encouragement à voter en général (7 %). En majorité (53 %), les répondants de ce groupe n'ont pas offert de suggestion pour encourager les communautés ethnoculturelles à voter.

Moyens d'encourager les communautés ethnoculturelles à voter
La description texte du graphique « Moyens d'encourager les communautés ethnoculturelles à voter »

Les jeunes faisant partie d'une communauté ethnoculturelle se sont révélés plus susceptibles de signaler l'amélioration des communications ou de la variété des langues utilisées (29 % c. 20 %), des publicités ou des efforts de campagne s'attachant aux différences culturelles (32 % c. 10 %), de l'information sur le déroulement du vote (13 % c. 7 %), et un encouragement à voter (13 % c. 7 %). D'autre part, ils ont été moins susceptibles de choisir de ne pas répondre (25 % c. 53 %).


Note 25 L'analyse présentée ne porte pas sur des groupes ethnoculturels précis. Elle s'attache plutôt à l'ensemble des communautés ethnoculturelles, en dehors des caucasiens ou des Autochtones. Il s'ensuit qu'au cours du regroupement des données, certaines différences particulières à certains groupes pourraient ne pas ressortir.

Note 26 Cette question a aussi été soumise aux électeurs autochtones. Toutefois, les résultats s'attachant à ce groupe, qui sont traités dans une section distincte, ont été exclus de l'analyse portant sur les électeurs issus des communautés ethnoculturelles.