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Sondage auprès des électeurs à la suite de la 41e élection générale

Annexe 6 : le profil technologique

La présente section dresse le profil technologique des électeurs. Le profil réunit des caractéristiques comme l'accès à l'Internet et l'utilisation d'Internet, de même que la fréquence à laquelle les répondants discutent de politique sur Internet. Les questions abordées dans la présente section ont été soumises à l'ensemble des répondants.

La plupart des répondants ont accès à l'Internet à domicile

En majorité (86 %), les électeurs admissibles ont doit avoir accès à l'Internet chez eux, alors que 14 % n'avaient pas accès à l'Internet à la maison. Ce résultat témoigne d'une augmentation depuis 2008, alors que 81 % des électeurs disaient avoir accès à l'Internet à la maison. Il convient de souligner cette augmentation, étant donné qu'il y a une corrélation entre l'accès Internet à domicile et la probabilité d'avoir voté. En effet, 87 % des répondants disant avoir voté signalent avoir accès à l'Internet à domicile, comparativement à 78 % des répondants qui n'ont pas voté. En outre, chez les personnes qui n'ont pas voté, la probabilité d'affirmer qu'elles auraient voté s'ils avaient pu le faire en ligne se révèle naturellement plus élevée chez les répondants ayant accès à l'Internet à la maison que chez ceux qui ne l'ont pas (64 % c. 25 %). Les Autochtones se sont révélés moins susceptibles d'affirmer qu'ils ont accès à l'Internet chez eux (68 % c. 86 %), tandis que les jeunes étaient plus enclins à pouvoir y accéder à domicile (94 % c. 86 %).

Près de la moitié (49 %) des personnes interrogées avaient un profil Facebook, tandis que 37 % des répondants ont dit utiliser un service de messagerie instantanée, comme MSN Live Messenger ou Skype, et que 26 % avaient un téléphone intelligent avec accès Internet, comme un iPhone ou un BlackBerry. Près d'un répondant sur dix (9 %) avaient un compte Twitter. Par rapport à 2008, les observations de 2011 témoignent d'augmentations aux chapitres de la proportion de répondants ayant un profil Facebook (49 % c. 34 %) et de la proportion de répondants recourant à un service de messagerie instantanée (37 % c. 32 %)Note 27. Les personnes n'ayant pas voté se sont révélées plus susceptibles que celles ayant voté d'avoir un profil Facebook (56 % c. 48 %). Les répondants que la politique n'intéresse pas sont également plus susceptibles d'avoir un profil Facebook (55 % c. 48 % des répondants faisant état d'un intérêt pour la politique).

Les jeunes se sont révélés plus susceptibles que les membres de la population en général d'avoir ou d'utiliser chacun des éléments à l'étude, tandis que les électeurs autochtones se sont avérés quelque peu moins susceptibles d'indiquer avoir un téléphone intelligent avec accès Internet (20 % c. 26 %) ou d'affirmer utiliser un service de messagerie instantanée (32 % c. 37 %).

Accès à l'Internet et utilisation des technologies
La description texte du graphique « Accès à l'Internet et utilisation des technologies »

La probabilité que les personnes n'ayant pas voté affirment qu'elles auraient voté en ligne si cette possibilité avait été offerte était plus forte chez les utlisateurs de Facebook (68 % c. 37 %), ceux possédant un téléphone intelligent (35 % c. 20 %) et ceux utilisant la messagerie instantanée (44 % c. 27 %). Il convient de souligner plus particulièrement l'écart entre les utilisateurs et les non-utilisateurs de Facebook, étant donné que les utilisateurs de Facebook se sont révélés moins susceptibles que les non-utilisateurs d'indiquer avoir voté.

Différences sociodémographiques

Les groupes suivants se sont révélés plus susceptibles d'avoir accès à l'Internet à la maison :

  • Les électeurs de moins de 25 ans (94 %) et les électeurs de 25 à 44 ans (93 % c. 65 %-87 % des électeurs plus âgés).
  • Les étudiants (96 %), de même que les électeurs qui ont un emploi (93 % c. 71 %-76 % des autres répondants).
  • Les électeurs qui n'ont pas d'handicap (88 % c. 67 % des électeurs ayant un handicap).
  • Les électeurs qui ont fait des études universitaires partielles (96 %) ou qui détiennent un grade universitaire (95 % c. 72 %-89 % des autres répondants).
  • Les anglophones (88 % c. 81 % des francophones).
  • Les électeurs que la politique intéresse (88 % c. 80 % de ceux que la politique n'intéresse pas).
  • Les électeurs qui ont suivi la campagne électorale de près (88 % c. 80 % de ceux qui ne l'ont pas suivie de près).
  • Les électeurs disant avoir voté (87 % c. 78 % de ceux affirmant ne pas avoir voté).

On observe une corrélation positive entre l'accès à l'Internet à domicile et le revenu du ménage. C'est ainsi que 67 % des électeurs dont le revenu du ménage est inférieur à 40 000 $ ont indiqué avoir l'Internet à la maison, comparativement à 88 % des électeurs dont le revenu du ménage s'établit entre 40 000 $ et 60 000 $, à 94 % de ceux dont le revenu du ménage s'établit entre 60 000 $ et 100 000 $, et à 98 % de ceux dont le revenu du ménage s'établit à au moins 100 000 $.

Autres différences sociodémographiques

Les sous-groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles d'avoir ou d'utiliser les éléments à l'étude, qui sont énoncés ci-dessous.

Facebook :

  • Les électeurs plus jeunes (86 % des 18 à 24 ans; 65 % des 25 à 44 ans; 40 % des 45 à 64 ans; 15 % des 65 ans ou plus).
  • Les électeurs nés au Canada (51 % c. 42 % des électeurs nés à l'étranger).
  • Les étudiants (84 % c. 25 %-57 % des autres répondants).
  • Les électeurs ayant fait des études universitaires partielles (70 % c. 39 %-52 % des autres répondants).
  • Les électeurs dont le revenu de ménage est plus élevé (51 %-56 % des répondants dont le revenu de ménage est supérieur à 40 000 $ c. 41 % des électeurs dont le revenu est inférieur à 40 000 $).
  • Les femmes (53 % c. 45 % des hommes).
  • Les électeurs que la politique n'intéresse pas (55 % c. 48 % de ceux que la politique intéresse).
  • Les électeurs qui n'ont pas d'handicap (51 % c. 32 % de ceux qui ont un handicap).
  • Les répondants affirmant ne pas avoir voté (56 % c. 48 % de ceux qui disent avoir voté).

Twitter :

  • Les hommes (11 % c. 8 % des femmes).
  • Les électeurs vivant en zone urbaine (11 % c. 4 % de ceux vivant en région rurale).
  • Les électeurs plus jeunes (18 % des 18 à 24 ans; 14 % des 25 à 44 ans; 6% des 45 à 64 ans; 2 % des 65 ans et plus).
  • Les étudiants (24 % c. 3 %-11 % des autres répondants).
  • Les électeurs ayant fait au moins des études universitaires partielles (15 % des répondants ayant fait des études partielles à l'université; 13 % des répondants qui sont titulaires d'un grade universitaire; 6 % à 8 % des répondants moins scolarisés).
  • Les électeurs dont le revenu de ménage est supérieur à 60 000 $ (12 % c. 7 %-8 % de ceux dont le revenu est moins élevé).
  • Les électeurs qui n'ont pas d'handicap (10 % c. 3 % de ceux qui ont un handicap).
  • Les anglophones (10 % c. 7 % des francophones).

Messagerie instantanée :

  • Les électeurs plus jeunes (62 % des 18 à 24 ans; 43 % des 25 à 44 ans; 34 % des 45 à 64 ans; 18 % des 65 ans ou plus).
  • Les étudiants (66 % c. 24 % à 42 % des autres répondants).
  • Les électeurs ayant fait des études universitaires partielles (51 % c. 29 %-44 % des autres répondants).
  • Les électeurs vivant en zone urbaine (39 % c. 33% de ceux vivant en région rurale).
  • Les électeurs dont le revenu du ménage est supérieur à 60 000 $ (43 % à 35 % c. 28 % à 37 % des électeurs dont le revenu est moins élevé).
  • Les électeurs n'ayant pas d'handicap (39 % c. 22 % des électeurs ayant un handicap).

Téléphone intelligent :

  • Les anglophones (29 % c. 16 % des francophones).
  • Les hommes (31 % c. 22 % des femmes).
  • Les électeurs vivant en zone urbaine (28 % c. 20 % de ceux vivant en région rurale).
  • Les électeurs que la politique intéresse (28 % c. 21 % de ceux que ça n'intéresse pas).
  • Les électeurs qui ont suivi la campagne électorale de près (28 % c. 22 % de ceux qui ne l'ont pas suivie de près).
  • Les électeurs plus jeunes (42 % des 18 à 24 ans; 37 % des 25 à 44 ans; 22 % des 45 à 64 ans; 4 % des 65 ans ou plus).
  • Les étudiants (41 % c. 7 % à 35 % des autres répondants).
  • Les électeurs n'ayant pas d'handicap (28 % c. 7 % des électeurs ayant un handicap).
  • Les électeurs ayant fait des études universitaires partielles (39 % c. 18 % à 34 % des autres répondants).
  • Les électeurs dont le revenu du ménage est supérieur à 100 000 $ (51 % c. 11 % à 27 % des électeurs dont le revenu est moins élevé).

La plupart des répondants ne discutent pas de politique en ligne

Dans une proportion inférieure à un pour cinq, les électeurs admissibles ont signalé avoir discuté de politique en ligne. Et c'est dans une très faible proportion (3 %) qu'ils ont dit en discuter souvent sur Internet. Par ailleurs, 15 % des répondants interrogés ont déclaré qu'ils discutaient parfois de politique en ligne. Par conséquent, la grande majorité (81 %) des personnes interrogées ont affirmé ne jamais discuter de politique sur Internet. On observe une corrélation entre la discussion de politique sur Internet et le vote. En effet, la probabilité de discuter de politique sur Internet est plus élevée chez les électeurs ayant voté que chez les répondants qui n'ont pas voté (19 % c. 13 %). Dans une autre perspective, il appert que 89 % des personnes discutant souvent ou parfois de politique sur Internet ont déclaré avoir voté, comparativement à 83 % des personnes affirmant ne jamais discuter de politique sur Internet.

L'Internet pour discuter de politique
La description texte du graphique « L'Internet pour discuter de politique »

De même, les personnes n'ayant pas voté qui ont dit discuter de politique sur Internet se sont révélées plus susceptibles d'affirmer qu'elles auraient voté en ligne si cette possibilité leur avait été offerte (70 % c. 55 % des répondants qui ne discutent pas de politique sur Internet).

Les jeunes se sont avérés plus susceptibles que les membres de la population en général de discuter parfois de politique sur Internet (34 % c. 15 %). Ils se sont aussi révélés légèrement plus susceptibles de discuter souvent de politique sur Internet (5 % c. 3 %). Considérant que le sondage révèle par ailleurs que les jeunes se sont dits moins intéressés à la politique, qu'ils avaient suivi la campagne électorale moins étroitement, et se sont avérés moins susceptibles de voter que les Canadiens plus âgés, cette dernière observation découle probablement davantage de leur plus grande utilisation des nouvelles technologies et de leur plus grande aisance dans ce contexte que de leur engagement politique en soi.

Différences sociodémographiques

Les groupes suivants se sont révélés plus susceptibles de discuter de politique sur Internet :

  • Les électeurs de moins de 25 ans (39 % c. 10 %-20 % des électeurs plus âgés).
  • Les étudiants (51 % c. 10 %-23 % des autres répondants).
  • Les électeurs qui n'ont pas d'handicap (19 % c. 14 % des électeurs ayant un handicap).
  • Les électeurs ayant fait des études universitaires partielles (37 % c. 12 %-24 % des autres répondants).
  • Les électeurs résidant en zone urbaine (20 % c. 14 % des électeurs qui vivent en région rurale).
  • Les électeurs que la politique intéresse (22 % c. 5 % de ceux que la politique n'intéresse pas).
  • Les électeurs qui ont suivi la campagne électorale de près (23 % c. 8 % de ceux qui ne l'ont pas suivie de près).
  • Les électeurs indiquant avoir voté (19 % c. 13 % des électeurs qui disent ne pas avoir voté).

Note 27 Les répondants n'ont pas été interrogés au sujet des téléphones intelligents et des comptes Twitter avant 2011.