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Sondage auprès des administrateurs sur l'utilisation de la carte d'information de l'électeur comme preuve d'adresse

3. Conclusion et recommandations

Bien que près de six répondants sur dix aient indiqué avoir reçu de la documentation, ils sont le tiers à dire qu'ils n'en ont pas reçu (et encore un sur dix à ne pas se rappeler s'ils en avaient reçu). Ces résultats laissent entendre qu'il faut rendre le matériel plus mémorable et/ou réviser attentivement les listes d'envoi et effectuer un suivi pour s'assurer que tous l'ont bien reçu et comprennent son contenu.

Dans le même ordre d'idées, sept répondants sur dix se disent au courant du fait que les résidents pouvaient se servir d'une lettre d'attestation comme preuve de leur identité. Ce résultat est plutôt positif étant donné que le changement est récent. Cela dit, il sera intéressant de voir si les répondants seront proportionnellement plus nombreux à se dire au courant de cette mesure aux prochaines élections.

Presque tous les répondants ont également mentionné Élections Canada comme leur principale source d'information au sujet de ce changement, mais plus de la moitié ne savaient pas au juste avec qui ils avaient fait affaire à Élections Canada. Cela laisse entendre qu'il faudrait peut-être prendre des moyens pour officialiser autant que possible le processus afin de s'assurer que les représentants dans les établissements soient pleinement informés et sachent qui sont leurs interlocuteurs. Bien que la satisfaction quant à l'information offerte par Élections Canada soit élevée, parmi les répondants qui ont fait des observations additionnelles, un petit segment a exprimé l'avis que les étapes préparatoires et/ou la formation auraient pu être plus rigoureuses et que la communication devrait être amorcée plus tôt.

La plupart des répondants affirment que l'émission des lettres d'attestation n'a pas causé de difficulté à leur organisation, mais près de la moitié des représentants des Premières nations ont trouvé la chose difficile. Il y aurait peut-être lieu d'étudier la question et de voir s'il y a quoi que ce soit à faire pour faciliter le processus pour les représentants de bande dans les réserves lors des prochaines élections fédérales. Fait à signaler, les représentants des Premières nations sont les moins susceptibles de l'échantillon de dire qu'ils ont exercé les mêmes fonctions en 2008, ce qui pourrait expliquer pourquoi le processus a semblé à certains plus exigeant.

Il convient aussi de souligner que les répondants des petits établissements sont moins portés à se souvenir d'avoir reçu de la documentation. Ils sont en outre moins au courant de la possibilité d'utiliser les lettres d'attestation comme pièce identité. Ici encore, accorder une attention particulière au suivi auprès des petites organisations pourrait s'avérer fructueux lors des prochaines élections.

Les centres qui prodiguent des soins de longue durée et qui hébergent également des personnes âgées (les plus grandes organisations de l'échantillon) sont les emplacements qui ont émis le plus grand volume de lettres (62 en moyenne). Ils déclarent aussi avoir été contactés six fois en moyenne par un représentant d'Élections Canada, et peu trouvent que c'était trop.

Malgré leur petit nombre, seulement quatre des huit établissements scolaires qui ont répondu à l'enquête se disent satisfaits de l'information offerte, ce qui laisse entendre que les organisations de ce genre auraient peut-être besoin de renseignements supplémentaires.