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Sondage auprès des électeurs à la suite de la 42e élection générale

2. Introduction

R.A. Malatest & Associates (Malatest) a mené le sondage d'opinion publique sur la 42e élection générale et en a analysé les résultats pour Élections Canada. Malatest a préparé le présent rapport narratif pour exposer les résultats du sondage en termes simples. La présente section décrit le contexte dans lequel le sondage a été mené et donne un sommaire de la méthode utilisée pour effectuer le sondage et analyser ses résultats. Elle présente aussi quelques notes sur la terminologie utilisée tout au long du rapport.

2.1 Contexte

Élections Canada a commandé un sondage d'opinion publique national de 20 minutes en vue d'obtenir les impressions des électeurs sur les services fournis par l'organisme avant et pendant la 42e élection générale. Plus précisément, le sondage sur la 42e élection générale visait à en savoir plus sur les connaissances, l'expérience et les attitudes des électeurs par rapport aux services d'Élections Canada, de même que sur l'expérience des électeurs relativement au processus électoral dans son ensemble. Le questionnaire du sondage a été adapté pour prendre en compte les modifications administratives et juridiques apportées au processus électoral. Le sondage a abordé la question de savoir si les perceptions des électeurs par rapport aux exigences d'identification avaient changé depuis la 41e élection générale.

Le sondage visait aussi à obtenir une rétroaction sur l'approche d'Élections Canada par rapport aux électeurs handicapés. En février 2014, après des consultations approfondies auprès des organisations nationales et provinciales œuvrant pour les personnes handicapées, Élections Canada a créé son Comité consultatif sur les questions touchant les personnes handicapées. Les consultations ont mené à des changements pour l'élection générale de 2015, par exemple des communications indiquant comment, où et quand les personnes handicapées pouvaient s'inscrire et voter.

2.2 Méthodologie

Avant d'entreprendre le sondage à pleine échelle, Malatest a mis le questionnaire à l'essai, sur le terrain, les 27 et 28 octobre 2015, avec 49 répondants de langue anglaisenote 1. L'essai sur le terrain a mesuré l'efficacité du questionnaire en matière de durée, d'enchaînement des questions et de clarté du contenu, de même que l'efficacité de la méthode en ce qui concerne le recrutement de participants, l'échantillonnage des électeurs canadiens et la collecte de données. Après l'essai sur le terrain et après avoir apporté des modifications mineures au questionnaire programmé, Malatest a lancé l'ensemble du sondage. Le sondage s'est déroulé de la fin octobre 2015 à la mi-janvier 2005. Les électeurs ont mis en moyenne 17,5 minutes à répondre aux questions. Jusqu'à 10 tentatives ont été effectuées pour joindre chaque répondant pressenti.

Au total, Malatest a recueilli des données auprès de 3 516 électeurs, y compris au moins 500 de chacun des quatre sous-groupes ciblés par Élections Canada : les électeurs autochtones, les jeunes de 18 à 34 ansnote 2, les électeurs handicapés et les électeurs nés à l'étranger. Au total, 2 823 questionnaires ont été remplis à partir d'un échantillon aléatoire stratifié et ont servi à la plupart des analyses présentées dans le présent document. Les 693 autres questionnaires remplis étaient non aléatoires, visant des sous-groupes d'intérêt particuliers; ils ont servi uniquement à analyser les répercussions, sur les résultats, de l'âge (jeunes adultes par rapport aux adultes de 35 ans ou plus), du lieu de naissance (Canada par rapport à un autre pays) ou du statut d'Autochtonenote 3. Selon les normes de l'Association de la recherche et de l'intelligence marketing, le taux de réponse au sondage était de 19,5 %, et la marge d'erreur pour les résultats globaux était de plus ou moins 1,8 % (19 fois sur 20). Les marges d'erreur pour les sous-groupes sont plus élevées.

À la fin du sondage, Malatest a compilé toutes les données des entrevues téléphoniques effectuées dans une base de données SPSS. Malatest a ensuite nettoyé et codé les données, et établi les pondérations pour l'analyse. La plupart des résultats compris dans le présent rapport sont fondés sur l'échantillon aléatoire stratifié pondéré par âge et sexe. Des exceptions ont été autorisées pour les analyses par sous-groupe d'intérêt, où, en raison du suréchantillonnage, les comparaisons n'ont pas été pondéréesnote 4.

De plus amples renseignements sur la méthodologie se trouvent dans le rapport de méthodologie sous pli séparé.

2.3 Limites

Une des limites des enquêtes auprès des électeurs est qu'elles tendent à surreprésenter les répondants qui indiquent avoir voté. Parmi les répondants au sondage, le taux de participation autodéclaré était de 90 %, alors que le taux de participation réel parmi tous les votants admissibles était beaucoup plus bas : 68,3 %, selon les données d'Élections Canada.

Deux facteurs pourraient expliquer des taux de participation surestimés. Premièrement, les personnes qui votent sont plus susceptibles que les non-votants de participer à des études sur le vote. Deuxièmement, certains répondants peuvent démontrer un biais de désirabilité sociale : même s'ils n'ont pas voté, ils indiquent l'avoir fait pour projeter une image plus positive d'eux-mêmes. Le résultat net de ces facteurs est double : dans un premier temps, les groupes généralement moins enclins à voter, comme les jeunes, sont sous-représentés dans l'échantillon comparativement à d'autres groupes. De plus, des non-votants pourraient être faussement considérés comme des votants.

Malatest a pris tous les moyens possibles pour obtenir les points de vue des non-votants, y compris en veillant à avoir 500 électeurs parmi les répondants de chaque sous-groupe et en pondérant la base de données finale par âge et sexe pour améliorer la représentativité de l'échantillon. La pondération par âge, en particulier, améliore la représentation de non-votants dans l'échantillon aléatoire stratifié, puisque les jeunes adultes sont à la fois moins susceptibles de voter et moins susceptibles de participer à une évaluation postélectorale.

2.4 Notes à l'intention des lecteurs

Le lecteur devrait connaître divers termes utilisés tout au long du présent rapport. Les termes « électeurs », « répondants » et « votants admissibles » sont utilisés de façon interchangeable pour désigner tous les participants au sondage. Le terme « votants » désigne particulièrement les participants au sondage qui ont voté à la 42e élection générale.

Trois catégories de revenu sont utilisées pour caractériser le profil sociodémographique : « revenu plus élevé », « revenu moyen » et « revenu plus modeste ». Les paramètres précis des catégories sont les suivants :

Il est à noter que le niveau de revenu a été utilisé à des fins de comparaison tout au long du rapport, mais pas l'éducation. Il appert qu'il y a un chevauchement important entre ces deux indicateurs socioéconomiques, les résultats par fourchette de revenus étant semblables aux résultats par niveau d'éducation, et le revenu est perçu comme étant un facteur plus déterminant que l'éducation.

Les groupes d'âge sont les « jeunes adultes » et les « adultes plus âgés ». La ventilation précise utilisée pour ces groupes est la suivante :

Les répondants autochtones sont ceux qui se sont auto-identifiés comme étant membre d'une Première Nation, Inuit, ou Métis. Les électeurs autochtones vivant sur une réserve ont été comparés à ceux vivant hors réserve pour déterminer s'il y avait des différences significatives entre eux. Quelques différences significatives ont en effet été notées; elles font partie de la matière traitée dans le présent rapport.

Une définition élargie des personnes handicapées, fondée sur l'Enquête canadienne sur l'incapacité, a été utilisée dans le sondage de 2015note 6. D'une façon semblable, les électeurs handicapés sont des répondants qui se sont auto-identifiés comme ayant une des déficiences suivantes :

Le lecteur devrait noter que les totaux des chiffres figurant dans les tableaux pourraient ne pas être de 100 %, parce que les chiffres ont été arrondis ou parce que les répondants pouvaient donner plus d'une réponse.

Finalement, la comparaison avec les années 2008 et 2011 s'appuie sur les données des rapports sur les sondages auprès des électeurs effectués à la suite de la 40e élection générale et de la 41e élection générale. Les deux rapports se trouvent dans le site Web d'Élections Canadanote 7, note 8. Les comparaisons ont été effectuées lorsque possible.



Note 1 L'élection a lieu le 19 octobre.

Note 2 Les précédents sondages d'électeurs utilisaient la plage de 18 à 24 ans pour le suréchantillonnage du sous-groupe des jeunes adultes.

Note 3 Il n'a pas été pas nécessaire de suréchantillonner les électeurs handicapés, puisque suffisamment de répondants de ce sous-groupe ont été joints par l'intermédiaire de l'échantillon aléatoire stratifié.

Note 4 L'utilisation de pondérations est expliquée plus en détail dans le rapport de méthodologie.

Note 5 Comme il a été mentionné précédemment, les sondages précédents utilisaient la fourchette de 18 à 24 ans pour définir les jeunes adultes.

Note 6 Une enquête de Statistique Canada. Voir www5.statcan.gc.ca/olc-cel/olc.action?ObjId=89-654-X&ObjType=2&lang=fr&limit=0.

Note 7 Élections Canada, Sondage auprès des électeurs suite à la 40e élection générale, mars 2008; www.elections.ca/res/rec/eval/40eval/survey-électeurs_f.pdf

Note 8 Élections Canada, Sondage auprès des électeurs à la suite de la 41e élection générale, octobre 2011; www.elections.ca/res/rec/eval/pes2011/elsvy/src_f.pdf