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La participation électorale des Autochtones du Canada

Annexe A Questions d'échantillonnage et de pondération

La question utilisée pour identifier les répondants autochtones dans l'ESG 17 concernait les origines ethniques, et les répondants pouvaient donner jusqu'à quatre réponses (essentiellement la même question est utilisée dans le recensement pour déterminer l'origine ethnique). La proportion des répondants qui ont au moins une certaine ascendance autochtone selon l'ESG est très proche des estimations démographiques. Le pourcentage total de répondants qui ont déclaré avoir une certaine ascendance autochtone dans l'ESG est de 5,3 %, ce qui est presque identique à la donnée du recensement de 2006, à savoir 5,4 % (Statistique Canada 2008a).

Cette catégorisation suppose toutefois une définition large du terme « Autochtone ». En supposant que les problèmes de détachement et de désaffection sont essentiels pour expliquer la participation électorale autochtone, il est peut-être plus pertinent de tenir compte seulement des personnes qui se déclarent Autochtones – 3,8 % de la population canadienne, selon le recensement de 2006 (Statistique Canada 2008b). Comme il n'y avait aucune question de ce genre dans l'ESG, nous avons adopté une autre approche pour nous assurer que l'échantillon comprenait un groupe plus limité de personnes qui se déclareraient probablement Autochtones. Une option était de tenir compte seulement des personnes qui n'avaient mentionné que leurs origines autochtones dans la question sur l'ascendance. Cela aurait toutefois probablement été une approche trop restrictive puisque les données du recensement (Statistique Canada 2008c) révèlent que seulement 2 % de la population canadienne fait partie de cette catégorie (encore une fois, le nombre obtenu dans le cas de l'ESG, soit 1,9 %, est presque identique). L'autre approche, qui est celle que nous avons adoptée, consistait à tenir compte seulement des personnes qui avaient indiqué leurs origines autochtones comme première réponse – 3,1 % de l'échantillon de l'ESG, ou 771 répondants en tout.

Pour des raisons qui ne sont pas tout à fait claires, la répartition de ces répondants dans les diverses régions du Canada n'est pas entièrement conforme aux statistiques démographiques. En particulier, il y a plus de répondants autochtones du Québec qu'on ne s'y attendrait et moins de répondants autochtones des autres régions du pays (tableau A1). Pour corriger cette situation, on a calculé une série de coefficients de pondération pour rendre la répartition provinciale des répondants autochtones conforme aux estimations démographiques sur les personnes d'ascendance autochtone, selon les données du recensement de 2006. Les femmes autochtones sont légèrement surreprésentées dans l'échantillon (56,5 %), pour des raisons qui ne sont pas, elles non plus, très claires. Par conséquent, un autre coefficient de pondération a été appliqué pour rendre l'échantillon conforme au ratio démographique autochtone, à savoir 51,6 % de femmes et 48,4 % d'hommes.

Tableau A1 : Répartition des personnes d'ascendance autochtone par région
Atlantique Québec Ontario Man/Sask Alberta/C.-B.
Population (recensement de 2006) 7,7% 16,3% 24,9% 20,7% 30,5%
Échantillon de l'ESG 5,5% 34,3% 19,9% 16,0% 24,4%

Sources : Statistique Canada 2008a; Enquête sociale générale 17, 2003.

Ces coefficients de pondération étant en place (en plus d'un coefficient de pondération général fourni par Statistique Canada pour garantir la conformité avec les estimations démographiques), la répartition urbaine/rurale parmi les répondants autochtones est de 59,5 % contre 40,5 %note 15 . Cette répartition est presque identique à celle découlant du recensement de 2006, fondée sur les répondants qui se sont déclarés d'ascendance autochtone : 59,7 % par rapport à 40,3 % (Statistique Canada 2008a). Dans le même recensement, si l'on tient compte des répondants qui se déclarent Autochtones plutôt que de ceux qui se disent d'ascendance autochtone, la répartition urbaine-rurale est de 53,2 % par rapport à 46,8 % (Statistique Canada 2008b) – ce qui est raisonnablement proche de notre échantillon de l'ESGnote 16.

L'écart le plus important concernant le lieu de résidence est celui entre la population autochtone et la population non autochtone du Canada. Dans l'échantillon de l'ESG, 81 % des répondants non autochtones vivaient dans des régions urbaines, et seulement 19 % dans des régions rurales.


note 15 Le taux de personnes habitant en zone urbaine comprend celles qui vivent dans une région métropolitaine de recensement (RMR) et dans une agglomération de recensement (AR). Les RMR sont constituées d'une municipalité ou de plusieurs municipalités adjacentes centrées sur un noyau urbain de 100 000 habitants ou plus. Les AR sont constituées d'une municipalité ou de plusieurs municipalités adjacentes centrées sur un noyau urbain de 10 000 habitants ou plus. Ainsi, le taux de personnes habitant en zone rurale comprend celles qui vivent dans de petites villes (conformément à l'approche utilisée par Statistique Canada dans sa définition des résidents urbains et ruraux).

note 16 Dans les données de recensement, les catégories utilisées sont les régions urbaines, les régions rurales et les réserves. Dans les données de recensement citées ci-dessus, les personnes qui vivent dans des réserves sont comprises dans la population rurale.