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Estimation du taux de participation par groupe d'âge et par sexe à l'élection générale fédérale de 2011

Sommaire

Le taux de participation officiel à la 41e élection générale fédérale du 2 mai 2011 a été de 61,1 %, soit 2,3 points de pourcentage de plus que le creux historique de 58,8 % de 2008. Il s'agit d'un taux comparable à ceux d'autres élections depuis 2000, qui reste toutefois bien inférieur à ceux d'avant 1993, quand ils oscillaient entre 70 et 80 %.

À l'aide d'une méthodologie d'abord utilisée en 2004, Élections Canada s'est servi de données administratives pour estimer le taux de participation électorale par groupe d'âge et par sexe à l'échelle nationale, provinciale et territoriale pour l'élection de 2011. Les données administratives du processus électoral permettent de mesurer la participation avec plus d'exactitude que les études fondées sur des sondages, qui la surestiment toujours.

Aux élections fédérales canadiennes, on calcule le taux de participation officiel en divisant le nombre de votes exprimés par le nombre d'électeurs inscrits. Cependant, le taux d'inscription peut varier avec le temps et en fonction des différents groupes d'électeurs. Aussi, la présente étude utilise comme dénominateur le nombre estimé de personnes en âge de voter plutôt que le nombre d'électeurs inscrits. Selon cette méthode, le taux de participation « ajusté » pour 2011 est de 58,5 %.1 Toutes les estimations de la participation figurant dans ces pages ont été calculées en se servant de la taille estimée de l'électorat comme dénominateur.

Le taux de participation augmente graduellement en fonction de l'âge, allant de 38,8 % chez les 18 à 24 ans à 75,1 % chez les 65 à 74 ans, pour ensuite descendre à 60,3 % chez les 75 ans et plus. Cette tendance générale se constate dans toutes les élections générales depuis 2004, année de la première étude du genre.

Le groupe d'âge le plus jeune peut être encore subdivisé entre ceux qui étaient admissibles ou non au vote à l'élection générale précédente. Pour 2011, les électeurs admissibles au vote pour la première fois à une élection fédérale comprennent ceux qui sont nés entre le 15 octobre 1990 et le 2 mai 1993. Chez ces derniers, le taux de participation a été légèrement supérieur (40,5 %) à celui de ceux qui étaient déjà admissibles auparavant au vote (37,8 %).

Par rapport à 2008, le taux de participation de 2011 a augmenté de deux points de pourcentage à l'échelle nationale. Cette hausse est le reflet d'une hausse estimée de 4,9 % chez les jeunes qui étaient admissibles au vote pour la première fois à une élection fédérale, de 4,8 % chez les 45 à 54 ans, de 5,9 % chez les 55 à 64 ans et de 6,7 % chez les 65 à 74 ans, soit les seuls écarts statistiquement significatifs.

En ce qui a trait à l'écart entre les sexes, le taux de participation des femmes à l'élection générale de 2011 a été supérieur (59,6 %) à celui des hommes (57,3 %). Et ce fut le cas dans tous les groupes d'âge jusqu'à 64 ans, où les hommes ont commencé à participer davantage que les femmes selon la même tendance déjà constatée pour l'élection de 2008.

On retrouve la même tendance en ce qui concerne le taux de participation par groupe d'âge dans chaque province et chaque territoire avec le taux de participation le plus faible chez les 18 à 24 ans laissant ensuite place à une augmentation constante jusqu'aux 65 à 74 ans. Dans la plupart des administrations, les femmes ont plus tendance à voter que les hommes jusqu'au groupe d'âge des 55 à 64 ans, après quoi la tendance s'inverse.

Le recours aux autres méthodes de vote, que ce soit le vote par anticipation ou le bulletin de vote spécial, tend à croître avec l'âge. En 2011, 5 % des groupes d'âge les plus jeunes ont recouru à ces méthodes. Ce chiffre va jusqu'à 17 % chez les 65 à 74 ans. Plus d'électeurs ont voté par anticipation en 2011 qu'à chacune des trois élections précédentes, et ce, dans chaque groupe d'âge.

Remerciements

La présente étude a été réalisée avec la participation de plusieurs secteurs d'Élections Canada. Clayton Block, Daniel Larrivée et Stephen Warner ont préparé le rapport, et Charlie Arcaro et Pierre Parent ont aidé à l'échantillonnage et aux estimations.

Nous remercions Sylvie Jacmain d'avoir supervisé la collecte et la saisie des données des listes électorales choisies, ainsi que Jean-Sébastien Bargiel, Pascal Barrette, Neil Burron, Angelo Elias, Miriam Lapp et Alain Pelletier pour leurs commentaires sur les versions antérieures du rapport.

La méthodologie de l'étude s'est améliorée au fil du temps grâce aux commentaires éclairés formulés en 2006 par les universitaires André Blais, Lawrence LeDuc, Henry Milner et Jon H. Pammett et, en 2008, par Pierre Daoust de Statistique Canada.

Introduction

Le présent rapport présente les taux de participation estimés de différents groupes démographiques définis par l'âge et le sexe, à l'échelle nationale, provinciale et territoriale, à la 41e élection générale fédérale du 2 mai 2011. Au besoin, des comparaisons avec les résultats d'autres élections générales fédérales ont été établies. Les tableaux des estimations présentées ici ainsi que les marges d'erreur statistiques associées figurent sur le site Web d'Élections Canada à www.elections.ca/res/rec/part/estim/41st_GE_turnout_f.xlsx.

Le taux de participation officiel à l'élection de 2011 a été de 61,1 %. Dans une perspective historique, le Canada a connu son taux de participation le plus élevé (79,4 %) à l'élection générale de 1958. Au cours des années 1960, le taux de participation est demeuré relativement élevé, oscillant entre 75 et 79 %. Il a décliné légèrement dans les deux décennies suivantes, allant de 70 à 75 %. Dans les années 1990, il a amorcé une chute constante jusqu'à environ 61 % en 2004. Depuis lors, il semble s'être stabilisé entre 60 % et 65 %, ne descendant en dessous de 60 % qu'à l'élection générale de 2008.

Le déclin de la participation électorale a fait l'objet de nombreuses recherches et analyses universitaires. La plupart de ces travaux s'appuient sur des estimations réalisées à partir de sondages, qui surestiment toujours le taux de participation.2

Le directeur général des élections du Canada a le mandat de mieux faire connaître le processus électoral aux Canadiens, en particulier aux personnes susceptibles d'éprouver des difficultés à voter. À cette fin, Élections Canada mène ses propres recherches sur la participation électorale. Après chaque élection générale depuis 2004, le directeur général des élections a autorisé l'utilisation des données administratives du processus électoral pour produire des estimations du taux de participation par groupe d'âge. Ces études sont exemptes de la distorsion inhérente aux études qui s'appuient sur des sondages. En 2008, la ventilation par sexe a été ajoutée.

Aux élections fédérales canadiennes, on calcule le taux de participation officiel en divisant le nombre de votes exprimés par le nombre d'électeurs inscrits. Cependant, le taux d'inscription peut varier en fonction du temps. Aussi, cette mesure peut être trompeuse lorsqu'on compare les taux de participation de deux élections. Par conséquent, les écarts observables dans la figure 1 sont attribuables en partie aux changements dans la couverture de la liste au fil du temps. Le taux d'inscription peut aussi varier selon les différents segments de la population (par exemple les jeunes) et les régions. Pour cette raison, un taux de participation calculé à partir du nombre d'électeurs inscrits ne devrait pas servir à établir des comparaisons entre groupes démographiques en se fondant sur ces facteurs.

Figure 1 : Taux de participation officiels aux élections générales fédérales canadiennes, de 1945 à 2011*

Taux de participation officiels aux élections générales fédérales canadiennes, de 1945 à 2011*

Version texte

*Le taux de participation officiel au Canada est fondé sur le nombre d'électeurs figurant sur la liste électorale définitive.

**Référendum sur l'Accord de Charlottetown proposant des changements constitutionnels

Pour surmonter ces obstacles, le taux de participation est ici calculé en divisant le nombre de votes exprimés par le nombre estimé d'électeurs admissibles, qu'ils soient inscrits ou non. Ce nombre étant généralement supérieur à celui des électeurs inscrits, le taux de participation qui en résulte est donc normalement inférieur au taux officiel. Toutefois, les comparaisons effectuées en fonction du temps et entre les groupes démographiques ne reflètent que les changements dans la participation et sont exemptes de toute variation du taux d'inscription.

Les estimations de population nécessaires ont été obtenues par l'ajustement de celles obtenues de Statistique Canada. Des détails sur la définition du taux de participation, sur la méthodologie utilisée pour estimer la taille de l'électorat et sur la méthodologie de collecte et d'analyse des données figurent en annexe.

Estimations à l'échelle nationale

Si l'on remplace le nombre d'électeurs inscrits par une estimation de la taille de l'électorat comme dénominateur dans le calcul du taux de participation, la tendance observée depuis 2004 ne change pas, comme le montre la figure 2. Même en se servant de cet autre mode de calcul, la participation atteint encore un creux historique en 2008 avec 56,5 % de l'électorat s'étant rendu aux urnes. L'élection de 2011 retrouvera le taux de 58,5 %, soit le même qu'en 2004.

Figure 2 : Estimations du taux de participation en fonction des électeurs inscrits et des électeurs dans la population, élections générales fédérales de 2004 à 2011

Figure 2 : Estimations du taux de participation en fonction des électeurs inscrits et des électeurs dans la population, élections générales fédérales de 2004 à 2011

Version texte

Estimations à l'échelle nationale par âge et par sexe

La figure 3 montre la ventilation de la participation par groupe d'âge pour 2011. Le taux de participation augmente graduellement avec l'âge, allant de 38,8 % chez les 18 à 24 ans à 75 % chez les 65 à 74 ans, pour descendre à 60 % chez les 75 ans et plus.3 Cette tendance générale se constate dans toutes les élections générales depuis 2004, année de la première étude du genre.

Le groupe d'âge le plus jeune peut être encore subdivisé entre ceux qui étaient admissibles ou non au vote à l'élection générale précédente. Pour 2011, les électeurs admissibles au vote pour la première fois à une élection fédérale comprennent ceux nés entre le 15 octobre 1990 et le 2 mai 1993. Chez ces derniers, le taux de participation a été légèrement supérieur (40,5 %) à celui de ceux qui étaient déjà admissibles auparavant au vote (37,8 %).

La figure 4 montre l'évolution de la participation électorale en fonction de l'âge au cours des quatre dernières élections générales fédérales. On constate la même tendance pour chacune. Les écarts entre les groupes d'âge ne semblent pas se creuser avec le temps. Par rapport à celui de 2008, le taux de participation de 2011 est de 4,9 % supérieur chez les jeunes admissibles au vote pour la première fois à une élection fédérale, de 4,8 % supérieur chez les 45 à 54 ans, de 5,9 % supérieur chez les 55 à 64 ans et de 6,7 % supérieur chez les 65 à 74 ans, les seuls écarts statistiquement significatifs.

Figure 3 : Estimations du taux de participation par groupe d'âge, élection générale fédérale de 2011

Figure 3 : Estimations du taux de participation par groupe d'âge, élection générale fédérale de 2011

Version texte

Figure 4 : Taux de participation* par groupe d'âge, élections générales fédérales de 2004 à 2011

Figure 4 : Taux de participation* par groupe d'âge, élections générales fédérales de 2004 à 2011

Version texte

*En raison de contraintes d'espace, les chiffres ne sont pas inscrits ici. Ils figurent toutefois sur le site Web d'Élections Canada à www.elections.ca/res/rec/part/estim/41st_GE_turnout_f.xlsx.

La figure 5 montre le taux de participation pour 2011 ventilé par groupe d'âge et par sexe. À l'élection générale de 2011, le taux de participation, tous groupes d'âge confondus, était de 57,3 % chez les hommes et de 59,6 % chez les femmes. Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à voter pour tous les groupes d'âge jusqu'à 64 ans, après quoi la tendance s'inverse. Tous les écarts observés entre les sexes sont statistiquement significatifs au seuil de 5 %, sauf chez les 55 à 64 ans.

La figure 6 montre l'évolution du taux de participation par groupe d'âge et par sexe entre 2008 et 2011.4 Dans l'ensemble, le taux de participation a augmenté de 2,0 points de pourcentage tant pour les hommes que pour les femmes. La même tendance générale s'observe dans les deux élections, mais les écarts entre hommes et femmes n'étaient pas aussi accentués en 2008, alors que seuls les 25 à 34 ans et les 45 à 54 ans présentaient des écarts statistiquement significatifs.

Entre 2008 et 2011, chez les hommes, les écarts statistiquement significatifs se trouvent chez les 25 à 34 ans (2,9 de moins en 2011), les 45 à 54 ans (3,9 de plus 2011), les 55 à 64 ans (5,0 de plus en 2011) et les 65 à 74 ans (8,6 de plus en 2011).

Entre 2008 et 2011, pour les femmes, les écarts statistiquement significatifs se trouvent chez les 45 à 54 ans (5,7 de plus 2011) et les 55 à 64 ans (6,7 de plus en 2011).

Figure 5 : Estimations du taux de participation par groupe d'âge et par sexe, élection générale fédérale de 2011

Figure 5 : Estimations du taux de participation par groupe d'âge et par sexe, élection générale fédérale de 2011

Version texte

Figure 6 : Taux de participation* par groupe d'âge et par sexe, élections générales fédérales de 2008 et 2011

Figure 6 : Taux de participation* par groupe d'âge et par sexe, élections générales fédérales de 2008 à 2011

Version texte

*En raison de contraintes d'espace, les chiffres ne sont pas inscrits ici. Ils figurent toutefois (ainsi que ceux des 18 à 24 ans) sur le site Web d'Élections Canada à www.elections.ca/res/rec/part/estim/41st_GE_turnout_f.xlsx.

Estimations du taux de participation par province et par territoire

Étant donné que la proportion d'électeurs figurant sur la liste peut également varier d'une région à l'autre, il convient d'établir une comparaison du taux de participation entre les provinces et les territoires à partir d'un taux ajusté calculé en utilisant l'électorat comme dénominateur.

La figure 7 montre la variation du taux de participation par province et par territoire par rapport au taux national ajusté de 58,5 % pour l'élection générale fédérale de 2011. C'est de loin à l'Île-du-Prince-Édouard que l'on constate le taux de participation le plus élevé (74,0 %), tandis que dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, la participation électorale est inférieure à 50 % (47,4 % et 39,4 % respectivement). Terre-Neuve-et-Labrador (53 %) et l'Alberta (52 %) sont les seules provinces dont le taux est inférieur à 55 %. Dans l'ensemble des autres provinces ou territoires, le taux oscille entre 56 % et 66 %.

Figure 7 : Estimations du taux de participation par province et par territoire, élection générale fédérale de 2011

Figure 7 : Estimations du taux de participation par province et par territoire, élection générale fédérale de 2011

Version texte

La figure 8 montre l'évolution du taux de participation dans les provinces et dans les territoires entre les élections générales de 2008 et de 2011. La participation électorale a augmenté partout sauf au Nunavut, où elle a baissé de 2,6 points de pourcentage. Dans la plupart des provinces et des territoires, l'augmentation se situe entre 2 et 3 points de pourcentage. La hausse la plus importante s'est produite à Terre-Neuve-et-Labrador (4,9 %), et la plus faible, en Colombie-Britannique (0,6 %).

Les données des élections antérieures montrent qu'au Nunavut, la participation a été plus faible en 2011 qu'aux trois élections générales précédentes. En revanche, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Yukon, elle était supérieure en 2011.

Estimations du taux de participation par province et par territoire, par âge et par sexe

Le tableau 1 fait état de la ventilation par groupe d'âge et par sexe dans les provinces et dans les territoires à l'élection de 2011. La tendance selon l'âge est la même partout avec la participation électorale la plus faible chez les 18 à 24 ans laissant ensuite place à une augmentation constante avec l'âge jusqu'aux 65 à 74 ans, après quoi elle commence à décliner. La hausse est plus marquée en Saskatchewan et au Nunavut. Toutefois, en raison des marges d'erreur plus élevées pour les estimations à cette échelle, nombre des écarts observés ne sont pas statistiquement significatifs au seuil de 5 %.

L'écart entre ceux qui étaient admissibles au vote pour la première fois et les moins de 25 ans déjà admissibles auparavant n'était pas statistiquement significatif à l'échelle provinciale ou territoriale, sauf en Alberta (3,8 % de plus pour les électeurs admissibles pour la première fois) et au Nunavut (10,1 % de moins pour les électeurs admissibles pour la première fois).

Figure 8 : Évolution du taux de participation par province et par territoire entre les élections générales fédérales de 2008 et de 2011

Figure 8 : Évolution du taux de participation par province et par territoire entre les élections générales fédérales de 2008 et de 2011

Version texte

Dans les provinces et territoires comme à l'échelle nationale, la participation électorale des femmes tend à être supérieure à celle des hommes jusque chez les 55 à 64 ans dans la plupart des administrations, après quoi la tendance s'inverse. Toutefois, les marges d'erreur plus importantes à cette échelle permettent de constater beaucoup moins d'écarts statistiquement significatifs.

Autres méthodes de vote

À l'heure actuelle, les électeurs peuvent voter par anticipation ou par bulletin de vote spécial plutôt que le jour du scrutin, s'ils le souhaitent. Pour cerner les tendances dans le recours à ces méthodes en fonction du temps, la figure 9 montre, par groupe d'âge, le pourcentage de la population qui a choisi de recourir à l'une de ces autres méthodes de vote lors des quatre dernières élections générales.

La proportion des électeurs ayant recours à ces méthodes augmente avec l'âge. En 2011, environ 5 % (seulement) des 18 à 34 ans y a eu recours. Ce pourcentage augmente régulièrement jusqu'à 17 % chez les 65 à 74 ans, pour redescendre à 14 % chez les 75 ans et plus. Tous les groupes d'âge ont utilisé davantage ces méthodes en 2011 qu'aux trois élections précédentes.

Tableau 1 : Estimations du taux de participation par province ou territoire, par groupe d'âge et par sexe, élection générale fédérale de 2011

Âge NL PE NS NB QC ON MB SK AB BC YT NT NU Canada
Hommes 51 74 60 64 62 57 54 60 50 55 60 45 38 57,3
1re fois* 28 53 36 40 45 39 29 31 35 35 38 26 7,7 38,4
2e fois ou plus * 27 49 36 38 40 36 31 27 31 40 39 21 15 36
18-24 27 50 36 39 42 37 30 29 32 38 39 23 12 36,9
25-34 32 57 40 43 51 42 40 37 34 40 49 38 31 42,5
35-44 44 73 53 59 57 50 50 48 46 51 58 41 42 51,5
45-54 57 82 66 70 65 61 60 62 57 63 62 60 51 62,1
55-64 64 87 73 79 75 71 68 79 64 65 72 60 59 70,7
65-74 69 84 81 86 84 77 70 99 72 67 80 58 69 77,4
75+ 65 81 78 77 61 73 73 95 73 63 64 51 60 69,5
Femmes 55 74 62 67 65 59 57 60 55 57 66 50 41 59,6
1re fois* 31 49 39 44 51 41 32 34 38 44 42 27 8,7 42,8
2e fois ou plus* 33 56 40 44 47 39 35 31 34 41 42 28 22 39,8
18-24 32 53 40 44 49 40 34 32 35 42 42 28 17 40,9
25-34 37 60 42 52 62 44 46 41 42 43 63 44 42 47,7
35-44 51 82 58 66 64 56 55 51 52 57 63 52 43 57,5
45-54 60 84 68 74 70 66 62 65 62 67 78 64 51 66,9
55-64 68 86 77 80 77 71 70 80 67 66 71 65 58 72,2
65-74 73 79 75 79 76 72 70 90 73 64 71 53 64 73,1
75+ 55 61 69 62 42 58 66 70 62 50 58 35 76 54,2

*La catégorie « 1re fois » rassemble les jeunes admissibles au vote à une élection fédérale pour la première fois à l'occasion de cette élection générale. Pour 2011, cette catégorie inclut ceux qui sont nés entre le 15 octobre 1990 et le 2 mai 1993. La catégorie « 2e fois et plus » rassemble les jeunes de moins de 25 ans qui avaient déjà été admissibles auparavant au vote à une élection fédérale. Pour 2011, cette catégorie inclut ceux qui sont nés entre le 3 mai 1986 et le 14 octobre 1990.

Figure 9 : Recours au vote par anticipation ou au bulletin de vote spécial par groupe d'âge*, élections générales fédérales de 2004 à 2011

Figure 9 : Recours au vote par anticipation ou au bulletin de vote spécial par groupe d'âge*, élections générales fédérales de 2004 à 2011

Version texte

*En raison de contraintes d'espace, les chiffres ne sont pas inscrits ici. Ils figurent toutefois (ainsi que ceux des 18 à 24 ans) sur le site Web d'Élections Canada à www.elections.ca/res/rec/part/estim/41st_GE_turnout_f.xlsx.

Pour 2008 et 2011, ces chiffres peuvent aussi être ventilés par sexe. À ces deux élections, les femmes ont été légèrement plus susceptibles de recourir à ces méthodes que les hommes dans tous les groupes d'âge jusqu'aux 55 à 64 ans, après quoi ce sont les hommes qui ont tendance à s'en servir davantage que les femmes.

Conclusion

En 2011, le taux de participation électoral général fondé sur les électeurs admissibles est passé à 58,5 % par rapport à 56,5 % en 2008. Ce changement est attribuable à des augmentations de 4,9 % chez les jeunes admissibles au vote pour la première fois à une élection fédérale, de 4,8 % chez les 45 à 54, de 5,9 % chez les 55 à 64 ans et de 6,7 % chez les 65-74.

La participation électorale augmente avec régularité avec l'âge, allant de 38,8 % chez les 18 à 24 ans à 75,1 % chez les 65 à 74 ans, pour descendre à 60,3 % chez les 75 ans et plus.

Le taux de participation des femmes à l'élection générale de 2011 était supérieur à celui des hommes (59,6 % contre 57,3 %), et ce, dans tous les groupes d'âge jusqu'à 64 ans, où les hommes commencent à participer plus que les femmes.

Le recours aux autres méthodes de vote, que ce soit le vote par anticipation ou le bulletin de vote spécial, tend à croître avec l'âge. En 2011, 5 % du groupe d'âge le plus jeune a utilisé les autres méthodes de vote, pourcentage qui grimpe à 17 % chez les 65 à 74 ans. Plus de gens ont voté par anticipation en 2011 chez tous les groupes d'âge que lors des trois élections précédentes.

Malgré une légère augmentation en 2011, les jeunes électeurs votent toujours moins que les plus âgés. Cela donne à penser que les initiatives visant à améliorer la participation des jeunes devraient être poursuivies.


1 Les estimations de la participation ont des marges d'erreur entre 1 et 2 % à l'échelle du pays et de 3 à 9 % à l'échelle des provinces et des territoires pour la plupart des groupes d'âge. Le taux de participation réel devrait se situer en deçà de la marge d'erreur 19 fois sur 20. Tout au long du document, une différence est considérée statistiquement significative au seuil de 5 % si elle est supérieure à la marge d'erreur qui lui est associée.

2 Au moins deux raisons expliquent pourquoi les sondages tendent à surévaluer la participation électorale. Il y a distorsion de la sélection parce que ceux qui répondent aux sondages sont aussi ceux qui sont les plus susceptibles de voter. Il y a aussi distorsion sur le plan des réponses, parce que certains répondants n'admettent pas qu'ils n'ont pas voté, le vote étant considéré comme souhaitable sur le plan social. Voir Blais, André, et al. 2002. Anatomy of a Liberal Victory: Making Sense of the 2000 Canadian Election, Peterborough, Broadview Press, p. 61.

3 Tous les écarts observés entre les groupes d'âge à l'échelle nationale sont statistiquement significatifs au seuil de 5 %. Dans l'ensemble du document, on dit qu'une différence entre deux estimations est statistiquement significative au seuil de 5 % si elle est supérieure à la marge d'erreur qui lui est associée (voir l'annexe).

4 Avant l'élection générale de 2008, les analyses du taux de participation figurant dans nos études ne tenaient pas compte du sexe.