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L'intérêt des Canadiens envers le vote par Internet (2004, 2006, 2008 et 2011) – Note de recherche

Introduction

L'intérêt d'Élections Canada (EC) concernant le vote par Internet découle de ses objectifs stratégiques en matière de recherche relatifs aux nouvelles manières de voter, ainsi que des dispositions de l'article 18.1 de la Loi électorale du Canada (2001)note 1.

Depuis l'élection générale de 2004, Élections Canada enquête sur les opinions des Canadiens à l'égard du vote par Internet aux moyens des questions qu'il fournit à l'Étude électorale canadienne (EEC)note 2, ainsi que par l'entremise de son propre sondage postélectoral auprès des électeurs. Par ailleurs, depuis 2008, une question sur le principe du vote par Internet est également posée dans son sondage auprès des candidats.

L'agence a utilisé une approche incrémentale dans l'élaboration de ses questions d'enquête portant sur le vote par Internet. Celles-ci ont été peaufinées progressivement afin de connaître l'opinion des électeurs canadiens sur les trois volets suivants :

Dans le cas des électeurs, la présente note de recherche expose les résultats obtenus pour ces trois volets. Les résultats font également état de l'incidence de trois variables sociodémographiques, soit le groupe d'âge, l'éducation et le statut d'emploinote 3.

Pour les candidats, l'analyse porte exclusivement sur le principe du vote par Internet, et les résultats sont analysés en tenant compte de l'incidence que peut avoir le fait d'être élu ou de ne pas être élu.

La présence/absence d'association statistiquement significative entre nos variables est calculée à partir du Chi carré de Pearson (X2)note 4. Pour ce qui est de la mesure pour statuer sur la puissance et la direction de ces relations, nous utilisons le Gamma (γ)note 5 et le V de Cramernote 6. Le choix de ces outils repose sur la nature même de nos variables dépendantes (i.e. de type ordinal ou bien nominal/dichotomique) et de l'objectif d'identifier des avenues de recherche qui pourrait conduire à l'établissement d'études plus avancées sur l'état des relations et interrelations liées à l'intérêt des Canadiens envers le vote par Internet.


Note 1 L'article 18.1 stipule que « [le] directeur général des élections peut faire des études sur la tenue d'un scrutin, notamment sur de nouvelles manières de voter, concevoir et mettre à l'essai un processus de vote électronique pour usage à une élection générale ou partielle ultérieure ».

Note 2 L'EEC est la seule étude longitudinale portant sur les élections fédérales canadiennes. Instituée en 1965, cette étude universitaire compte plus de 300 questions abordant divers aspects des élections. Élections Canada participe à l'EEC depuis l'élection générale de 1997.

Note 3 Il est à noter que le choix des variables sociodémographiques pour cette analyse est tributaire des fréquences obtenues dans les divers sondages retenus pour cette note de recherche. Le nombre insuffisant de répondants explique, entre autres, l'absence de certaines variables ou catégories d'individus (p. ex. étudiants, Autochtones, immigrants) dans la présente analyse.

Note 4 Le Chi carré de Pearson (X2) permet de confirmer la présence d'une association statistiquement significative (i.e. en rejetant l'hypothèse nulle), généralisable sur l'ensemble de la population canadienne, lorsque « p » est plus petit que 0,05.

Note 5 Le Gamma (γ) s'étend de – 1 (association négative) à 1 (association positive). La valeur 0 signifie qu'il n'y a pas d'association. Indépendamment du sens, la force de l'association est considérée comme faible entre 0 et 0,25; modérée entre 0,25 et 0,50; forte entre 0,50 et 0,75 et très forte de 0,75 à 1. Puisque le Gamma est une mesure de réduction proportionnelle de l'erreur (RPE), la valeur absolue de celui-ci permet d'indiquer dans quelle proportion le fait de connaître la variable indépendante réduit les erreurs que l'on commettrait en effectuant une prédiction sur les scores de la variable dépendante par rapport au hasard (p. ex. pile ou face).

Note 6 Le V de Cramer indique une force d'association faible de 0 à 0,10; modérée de 0,10 à 0,25; forte au-delà de 0,25 et parfaite lorsqu'elle atteint 1,0. Le V de Cramer ne permet pas de statuer sur la direction d'une relation puisque la variable dont il traite est nominale (c.-à-d. il n'y a pas d'ordre naturel entre les catégories).