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L'intérêt des Canadiens envers le vote par Internet (2004, 2006, 2008 et 2011) – Note de recherche

Conclusion

Dans l'ensemble, les résultats démontrent qu'une proportion modérée d'électeurs seraient susceptibles de voter par Internet, et que cette proportion augmente d'une élection générale à l'autre. De plus, cette opinion fait état d'une association significative de force modérée avec les groupes d'âge ainsi que, dans une moindre mesure, avec les niveaux d'éducation et les statuts d'emploi.

Cela dit, la perception du risque lié au vote par Internet demeure importante. Depuis 2004, seulement une personne sur trois manifeste un degré de confiance appréciable envers la sécurité d'une telle méthode de vote. De façon générale, pour toute la période à l'étude, nous notons que les personnes ayant un diplôme universitaire ont moins tendance à considérer que voter par Internet est risqué. Quant au principe du vote par Internet, nous remarquons qu'environ un électeur sur deux y est favorable, et ce, peu importe les variables sociodémographiques retenues. D'autre part, chez les candidats, nos observations indiquent un écart important entre les élus et les non-élus, ces derniers étant nettement plus favorables que les premiers au principe du vote par Internet.

Finalement, les associations statistiquement significatives entre l'intérêt sur le vote par Internet et les variables sociodémographiques observées permettent d'entrevoir des possibilités d'approfondissement de la recherche, que ce soit par l'introduction de variables de contrôle ou par l'utilisation d'une méthode statistique plus avancée (c.-à-d. la régression logistique) afin de vérifier l'état des relations et interrelations concernant les variables associées à l'intérêt des Canadiens envers le vote par Internet.