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Carte de Canada

Propositions de la commission
 

PARTIE II

Délimitations proposées

La commission recommande les modifications indiquées à l'annexe A ci-après aux limites des circonscriptions électorales. Les modifications recommandées sont conformes à la Loi.

Cinq modifications majeures sont proposées :

I. Les collectivités de Grand-Sault et Saint-André, ainsi que la majeure partie de la paroisse de Drummond feraient désormais partie de la circonscription électorale de Madawaska–Restigouche. Deux raisons justifient une telle modification. D'une part, le regroupement proposé est fidèle au principe de la communauté d'intérêts manifestement partagé par ces trois municipalités et la région de Madawaska. D'autre part, cette modification respecte la tradition électorale de longue date qui caractérise les trois collectivités concernées.

II. La région septentrionale du comté de Kent, qui appartient présentement à la circonscription électorale de Miramichi, serait annexée à nouveau à la circonscription de Beauséjour pour les mêmes raisons susmentionnées.

III. La ville de Riverview ferait partie de la circonscription électorale de Fundy. En raison d'une forte croissance démographique, la circonscription électorale de Moncton–Riverview–Dieppe, dont la population excédait déjà le quotient électoral prescrit, excède maintenant l'écart permis. Ainsi, les limites électorales actuelles ne pourraient pas être maintenues.

IV. La ville de Rothesay ferait partie de la circonscription électorale de Saint John, parce que la commission estime que Rothesay partage une étroite communauté d'intérêts avec la grande circonscription électorale urbaine de Saint John, et parce qu'une telle modification ne créerait pas un grand écart par rapport au quotient électoral prescrit.

V. Une des plus importantes modifications proposées regrouperait toutes les collectivités des réserves indiennes du Nouveau-Brunswick, indépendamment de leur emplacement, en une seule circonscription électorale. La circonscription électorale de Miramichi a été choisie, parce qu'elle est située au centre de la province, et parce qu'il y a déjà un pourcentage très élevé de communautés des Premières nations dans l'actuelle circonscription électorale de Miramichi (Pabineau, Tabusintac, Burnt Church, Big Hole Tract, Red Bank, Eel Ground). Le regroupement de toutes les collectivités des réserves indiennes en une seule circonscription électorale permettrait aux diverses communautés présentement dispersées d'être en contact avec un seul député au lieu de plusieurs, comme c'est le cas présentement. Une telle modification renforcerait également les communautés concernées, puisque leur nombre ne serait plus fragmenté. Cette approche innovatrice quant à la participation électorale serait une première au Canada.

Noms proposés des circonscriptions électorales

Les raisons justifiant les modifications sont les suivantes.

Après de nombreuses études et discussions, la commission estime qu'il serait pertinent de changer les noms de certaines circonscriptions électorales dans la province du Nouveau-Brunswick.

De toutes les circonscriptions électorales créées au Nouveau-Brunswick lors de la Confédération de 1867, seulement deux ont conservé leur nom d'origine, soit les circonscriptions de SAINT JOHN et de RESTIGOUCHE.

Traditionnellement, les noms choisis ou attribués aux circonscriptions électorales, et développés sur une période de 135 ans, ont reflété des caractéristiques géographiques fondées sur les noms de lieux historiques. Seules les circonscriptions d'Acadie–BATHURST et de MONCTON–Riverview–Dieppe rappellent les noms de personnages historiques.

Plusieurs noms de lieux sont d'origine malécite ou mi'kmaq et antérieurs à l'arrivée des Européens. Tel est le cas pour les circonscriptions électorales de Madawaska–Restigouche, Tobique–Mactaquac et Miramichi. Ces noms revêtent une immense importance historique et culturelle pour le Nouveau-Brunswick.

La commission propose les noms suivants pour les circonscriptions électorales.

1. BEAUSÉJOUR

La circonscription électorale de Beauséjour–Petitcodiac sera renommée BEAUSÉJOUR.

La raison de cette modification tient au fait que la région de Petitcodiac n'appartient plus à la circonscription.

La création de la circonscription électorale de Beauséjour remonte à 1987. Lorsqu'elle a été modifiée en 1997, elle a pris le nom de Beauséjour–Petitcodiac. Elle inclut de grandes parties de l'ancienne circonscription fédérale de Westmorland, qui a vu le jour en 1867, mais qui constituait un comté du Nouveau-Brunswick en 1785, soit un an après la création de la province.

À l'origine, Beauséjour était le nom d'une agglomération acadienne fondée en 1671 dans les environs de l'actuelle Sackville. En 1750, les Français ont érigé le Fort Beauséjour qui fut pris par les Anglais en 1755. Le fort, s'ouvrant sur les marais de Tantramar, est devenu un lieu historique national en 1926.

2. CANAAN–TOBIQUE

La circonscription électorale de Tobique–Mactaquac sera renommée CANAAN–TOBIQUE.

Il s'agit d'un nouveau double nom pour la circonscription électorale connue sous le nom de Tobique–Mactaquac depuis 1996. Le nom proposé tient compte de l'importance de deux rivières qui coulent dans la circonscription, soit la rivière Canaan, qui se jette dans le lac Washademoak, et la rivière Tobique, qui se jette dans la rivière Saint-Jean.

Selon Rayburn1, la rivière Tobique tient son nom d'un chef malécite qui a vécu de 1706 à 1767, qui aurait pu être Noël Toubic, ou « Toubick » selon le Père Jean-Louis LeLoutre.

« Canaan » fut le nom donné à l'établissement New Canaan River sur un plan qui date de 1826. Bien évidemment, cette appellation fait référence à la terre promise biblique que des chercheurs situent sur le littoral est de la Mer Méditerranée2. « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. À la vérité, c'est un pays où coulent le lait et le miel (…) » comme l'ont raconté Caleb et Josué à Moïse et au peuple d'Israël.

Il existe diverses communautés au Nouveau-Brunswick dont les noms tirent leur origine de la rivière Canaan, comme New Canaan, Canaan Road, Canaan Station et Canaan Rapids .

Cette circonscription électorale inclut des comtés historiques du Nouveau-Brunswick, comme Victoria et Carleton, qui étaient des circonscriptions électorales fédérales en 1867. Victoria, ainsi nommée en l'honneur de la reine Victoria, était un comté provincial en 1844. La circonscription électorale fédérale de Carleton a vu le jour en 1867. Le comté provincial dont elle tire son nom, créé en 1831, avait ainsi été nommé en référence à Thomas Carleton (1736-1817), le premier lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.

3. CHALEUR–PÉNINSULE

La circonscription électorale d'Acadie-Bathurst est renommée CHALEUR–PÉNINSULE.

CHALEUR–PÉNINSULE a remplacé l'appellation de la circonscription électorale connue depuis 1990 sous le nom d'Acadie5–Bathurst6. Avec cette modification, le nom « Chaleur » fera une seconde apparition sur la carte électorale fédérale du Nouveau-Brunswick, puisqu'on le retrouvait dans le nom de l'ancienne circonscription électorale de Restigouche–Chaleur de 1989 à 1996.

À l'origine, la circonscription électorale comprenait la majeure partie de la circonscription électorale de Gloucester, qui a été créée en 1867.

Chaleur est l'un des plus anciens toponymes au Canada. La baie des Chaleurs a ainsi été nommée par Jacques Cartier le 10 juillet 1534. Ce nom est toujours en usage aujourd'hui.

Péninsule fait référence à la péninsule acadienne, cette région du nord-est du Nouveau-Brunswick qui longe la baie des Chaleurs, commençant à Grande-Anse et incluant l'île Miscou, fondée en 1620.

4. FREDERICTON
Le nom de la circonscription électorale de Fredericton restera le même.

De 1987 à 1989, la circonscription électorale fédérale ne portait que le nom de Fredericton. Puis, de 1989 à 1996, elle s'est appelée Fredericton–York–Sunbury. Depuis 1996, on la désigne à nouveau sous le nom de Fredericton.

Avec Saint John, Fredericton est l'un des plus anciens toponymes anglais au Nouveau-Brunswick, d'abord le nom de la capitale, puis celui de la circonscription électorale. Ce nom a été donné en 1785 par le lieutenant-gouverneur Thomas Carleton en l'honneur du prince Frederick, duc de York et deuxième fils de George III.

À l'origine, Fredericton faisait partie de la circonscription électorale de York, créée en 1867, qui est devenue la circonscription de York–Sunbury en 1914. York avait reçu son nom en 1785, en l'honneur du prince Frederick, duc de York. La capitale avait été nommée en l'honneur du duc.

Sunbury fut la première désignation politique dans ce qui devint par la suite la province du Nouveau-Brunswick. Le comté de Sunbury a vu le jour en 1765 en tant que comté de la Nouvelle-Écosse. Il comprenait la majeure partie de l'ouest du Nouveau-Brunswick. Sunbury reçut son nom de George Montagu Dunk (1716-1771), second comte de Halifax et vicomte de Sunbury, qui a détenu différents portefeuilles ministériels au Royaume-Uni, en plus d'occuper le poste de Lord du sceau privé.

La circonscription électorale fédérale de Sunbury a été créée en 1867. Elle est devenue Sunbury–Queens en 1914 quand elle fut annexée au comté de York pour devenir la circonscription électorale fédérale de York–Sunbury.

5. FUNDY
La circonscription électorale de Fundy–Royal sera renommée FUNDY.

Le nom actuel de la circonscription remonte à 1966, lorsque les comtés de Kings et de Queens faisaient partie intégrante de la circonscription électorale fédérale, ce qui ne sera plus le cas avec la modification des limites proposées par la commission.

Kings fut l'une des circonscriptions électorales originales de 1867. Elle est demeurée inchangée jusqu'en 1903, année où elle fut annexée à la circonscription d'Albert pour former la circonscription Kings et Albert jusqu'en 1914.

Queens a également été l'une des circonscriptions électorales de 1867 et est restée la même jusqu'en 1892. La circonscription électorale de Royal est créée en 1914 et disparaît lors du redécoupage de 1966.

Il semblerait que le nom Fundy, qui s'applique également à la baie, soit une déformation du mot français fendu (split en anglais) en référence au Cape Split dans le bassin Minas. Le nom de baie de Fundy est apparu en 16807.

6. MADAWASKA–RESTIGOUCHE
Le nom de la circonscription électorale de Madawaska–Restigouche restera le même.

Selon Rayburn8, le nom Madawaska vient du mot malécite Medawaskak qui signifie « place aux porcs-épics » ou « terre des porcs-épics ». Il est d'abord apparu en 1683 sur une concession seigneuriale. Par la suite, on le retrouve sur des cartes et des documents sous diverses variantes. Le comté de Madawaska, séparé de celui de Victoria le 14 avril 18739, tire son nom de la paroisse civile établie en 1833. De 1837 à 1864, un bureau de poste dans la région d'Edmundston a porté le nom de Madawaska.

La circonscription électorale fédérale s'est appelée Restigouche–Madawaska de 1914 à 1966, année de l'annexion de Madawaska à Victoria, lorsqu'elle emprunta le nom de Madawaska–Victoria. En 1996, la région de Madawaska de la circonscription électorale fut annexée à Restigouche pour former la circonscription électorale de Madawaska–Restigouche10.

D'après Rayburn, Restigouche, le nom d'une rivière qui se jette dans la baie des Chaleurs, vient du mot mi'kmaq Lustagooch qui signifie probablement « bonne rivière pour le canotage » 11. Il apparaît dans le journal Jesuits' Relations en 1642, sous la forme de Restiguch. La Commission de géographie du Québec a adopté l'appellation Ristigouche. La Première nation mi'kmaq appelle son importante communauté dans la province de Québec Listuguj et donne plusieurs significations au mot, notamment « petite forêt » et « petits arbres »12.

Au Nouveau-Brunswick, le comté de Restigouche a vu le jour en 1837. La circonscription électorale fédérale de Restigouche est née en 1867. Comme il a déjà été mentionné, elle a porté le nom de Restigouche–Madawaska de 1914 à 1966. De 1989 à 1996, la circonscription a porté le nom de Restigouche–Chaleur. Depuis 1996, elle est appelée circonscription électorale de Madawaska–Restigouche.

7. MIRAMICHI

Le nom de la circonscription électorale de Miramichi restera le même.

Cette circonscription inclut l'ancienne circonscription électorale de Northumberland, une des circonscriptions de 1867 qui comprend elle-même le comté provincial créé en 1785. De 1955 à 1987, la circonscription électorale a porté le nom de Northumberland–Miramichi.

Ce toponyme est l'un des plus anciens au Nouveau-Brunswick, et même dans toutes les Maritimes, puisqu'il apparaît pour la première fois sous forme écrite en 1541, sous les variantes Merchemay et Misamichy sur une carte dessinée par Samuel de Champlain. Déjà, Jacques Cartier, lors de son voyage de 1534, faisait référence à la région désignée comme étant Micheomay et Mechsamecht, mots dérivés du montagnais qui signifient, selon Ganong, « terre des Micmacs » ou Maissimeu Assi13.

8. MONCTON–DIEPPE

La circonscription électorale de Moncton–Riverview–Dieppe sera renommée MONCTON–DIEPPE.

En raison d'une croissance démographique rapide observée dans la région, la commission ne peut plus conserver les trois municipalités dans une seule et même circonscription électorale. La loi relative à l'établissement des circonscriptions électorales ne le permet pas. La ville de Riverview étant maintenant annexée à la circonscription électorale de Fundy, le nom de la nouvelle circonscription doit être modifié en conséquence.

Le canton de Monckton a été fondé en 1765. En 1786, la paroisse civile a vu le jour sous l'appellation « Moncton Parish ». Le bureau de poste a porté le nom de Moncton en 1854. La municipalité s'est appelée Moncton de 1855 à 1862. Elle a porté le nom de Ville de Moncton de 1875 à 1890, année où elle est devenue une ville. En mars 1930, par une résolution du conseil municipal, la lettre manquante k fut ajoutée au nom de la ville. Cette tentative visant à corriger la faute d'orthographe fit l'objet d'une vive opposition, de sorte que la motion a été renversée le mois suivant14. Le nom de Monckton voulait rappeler la mémoire de l'honorable Robert Monckton (1726-1782), lieutenant-gouverneur.

Connu à l'origine sous l'appellation Légère Corner vers 1897 à 1930, le bureau de poste de Dieppe était officiellement connu sous le nom de Leger Corner de 1930 à 1946 quand le bureau de poste fut rebaptisé Dieppe. Ce nom est demeuré inchangé jusqu'en 1946, année où la région fut constituée en village sous le nom de Dieppe d'après celui de la ville de Normandie, où plusieurs soldats canadiens trouvèrent la mort pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1952, le village de Dieppe devint officiellement une ville15.

9. ST. CROIX

La circonscription de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest sera renommée ST. CROIX.

Le nom proposé est rempli d'histoire, puisqu'il rappelle le premier établissement européen permanent au Canada, le 26 juin 1604, par Sieur Pierre Dugua de Monts et ses compagnons, dont Samuel de Champlain16. L'établissement, qui célébrera ses 400 ans en 2004, était sur l'île St. Croix. De Monts nomma la rivière St. Croix, car ses affluents avaient la forme d'une croix17.

En 1621, la Nouvelle-Écosse céda à Sir William Alexander, y compris l'île et la rivière, qui était généralement connue sous le nom de St. Croix18.

Au fil des siècles, l'île, berceau de l'Acadie et du Canada, reçut plusieurs noms : Saincte Croix, Bone, Dochet (et Doucett), Neutral, Big (ou Great), de Monts, Hunt's, Docia's. Dochet est le premier nom mentionné en 1797, mais celui de Ste-Croix apparaît en 1798.

En 1904, à l'occasion du tricentenaire de l'île, la résolution suivante fut adoptée :

Attendu que le comité composé de citoyens des États-Unis d'Amérique, de sujets de Sa Majesté le roi Édouard VII, habitant en Amérique du Nord britannique, ainsi que de visiteurs étrangers, est réuni pour commémorer le 300e anniversaire de la découverte et de l'établissement de l'île sur laquelle Sieur Pierre de Monts et ses compagnons ont passé l'hiver de 1604-1605, et à laquelle ils ont donné le nom de Saincte Croix, déplore l'utilisation des noms ultérieurement employés pour désigner cette île et, en l'honneur de de Monts et de Champlain, lui donne désormais le nom de St. Croix19. (traduction libre)

Historiquement, le comté de Carleton revêt une grande signification. Il est devenu une circonscription électorale fédérale en 1867 et tire son nom de Thomas Carleton, premier lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.

St. Croix regroupe l'ancien comté provincial de Charlotte, créé en 1785, ainsi nommé en l'honneur de la reine Charlotte Sophia de Mecklembourg-Strelitz, conjointe du roi George III. Charlotte fut l'une des circonscriptions électorales fédérales de 1867 et a conservé ce nom jusqu'en 1966, lorsqu'elle fut annexée à la circonscription de Carleton–Charlotte en 1996. Cette année-là, Charlotte est redevenue une circonscription électorale et a repris son nom qui fut changé, à son tour, pour celui de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest en 1998.

Le nom de St. Croix convient parfaitement à une circonscription électorale fédérale qui peut être légitimement désignée comme le berceau de la nation. On doit également garder à l'esprit que la rivière St. Croix constitue une partie de la frontière qui sépare le Canada et les États-Unis.

10. SAINT JOHN

Le nom de la circonscription électorale de Saint John restera le même.

Le nom de cette circonscription électorale demeure inchangé. La circonscription électorale de la ville et du comté de Saint John a été créée en 1867 tout comme la circonscription de la ville de Saint John. De 1914 à 1966, elle s'est appelée Saint John–Albert et est devenue Saint John–Lancaster jusqu'en 1976. Depuis lors, la circonscription électorale est connue sous le nom de Saint John, soit le nom donné à la ville en 1785.

Le 24 juin 1604, le Sieur de Monts a donné à la rivière le nom de Rivière Saincte-Jean en l'honneur de Saint-Jean Baptiste.

1Alan Rayburn, Naming Canada Stories about Place Names from Canadian Geographic, University of Toronto Press, 1994, p. 272.
2Illustrated Dictionary & Concordance of the Bible, G.G. The Jerusalem Publishing House Ltd., Jerusalem, 1986, p. 207-208.
3La Sainte Bible, traduite par Louis Segond, Éditions La Société Biblique, Nombres 13 : 27-28.
4Alan Rayburn, Naming Canada Stories about Place Names from Canadian Geographic, University of Toronto Press, 1994, p. 77-78.
5On reconnaît volontiers que Giovanni da Verrazzano a donné le nom Arcadia à une région qui comprenait les États actuels du Maryland et de la Virginie en 1524, en raison de la beauté des arbres (voir Dictionary of Canadian Biography, Vol. I, p. 657-660). Le nom apparaît sur une carte de Gastaldo en 1548. Par la suite, le nom s'est étendu vers le nord pour inclure l'actuelle Nouvelle-Écosse et une partie du Maine. En 1603, le roi Henri IV a nommé de Monts lieutenant-gouverneur de « La Cadie ». En 1604, Samuel de Champlain écrivait indifféremment Acadie ou Arcadie. Voir Ganong, Crucial Maps.
6 Bathurst fut nommée par le lieutenant-gouverneur Sir Howard Douglas en l'honneur de Lord Henry Bathurst, troisième comte de Bathurst (1762-1834) et secrétaire d'État aux colonies. Voir Rayburn, Geographical Names, p. 47.
7Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Toponymy Study 2, Canadian Permanent Committee on Geographical Names, Ottawa, 1975, p. 113, et Ganong, « Crucial Maps in Cartography and Place-nomenclature of the Atlantic Coast of Canada », dans Transactions of the Royal Society of Canada, (1929), p. 180.
8Alan Rayburn, Geographical Names…, p. 167.
9William Francis Ganong, « A Monograph on the Place-nomenclature of the Province of New Brunswick », Transactions of the Royal Society of Canada, 1896, et « Additions and Corrections to Monographs on the Place-Nomenclature, Cartography, Historic Sites, Boundaries and Settlement-origins of the Province of New Brunswick », Transactions of the Royal Society of Canada, 1906, Section II, p. 428.
10Pour connaître l'évolution des circonscriptions électorales fédérales au Nouveau-Brunswick, veuillez consulter le site Web du Parlement canadien, la Bibliothèque du Parlement, Direction de l'information et de la documentation : « Historique des circonscriptions électorales fédérales depuis 1867 »
11Alan Rayburn, Geographical Names..., p. 229.
12La même signification est donnée par Joseph E. Guinard, Les Noms indiens de mon pays : leur signification, leur histoire, Rayonnement, Montréal, 1960, p. 156.
13Ganong, Crucial Maps…, p. 191. Voir également Alan Rayburn, Naming Canada, p. 140-142.
14Alan Rayburn, op. cit., p. 187-188, et Alan Rayburn, Naming Canada, p. 54.
15Alan Rayburn, Geographical Names, p. 93, et Ronald Cormier, The Forgotten Soldiers Stories from Acadian Veterans of the Second World War, New Ireland Press, Fredericton, N.-B., 1992.
16Jean-Yves Grenon, Pierre Dugua de Mons Founder of Acadie (1604-1605) Co-Founder of Québec (1608), Peninsular Press, Annapolis Royal, 2000.
17William Francis Ganong, Ph.D., LL.D., F.R.S.S., Ste. Croix (Dochet) Island A Monograph, de Transactions of the Royal Society of Canada, Second series - 1902-1903, Volume VIII, Section II. Édité par Susan Brittain Ganong, B.Sc., LL.D., Monographic Series No. 3, The New Brunswick Museum, Saint John, N.-B. 1945.
18« …ad fluvium vulgo nominee Sanctae Crucis appellatum... », dans Ganong, « A Monograph of the Evolution of the Boundaries of the Province of New Brunswick », Transactions of the Royal Society of Canada, Section II, 1901, p. 165.
19Tercentenary of De Monts' Settlement at St. Croix Island, 25 juin 1904, Portland, Maine Historical Society, 1905, p. 85.

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