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Rapport de la commission
 

Régions de Simcoe et de York

Comté de Simcoe

Selon le recensement de 2001, la population du comté de Simcoe, en comptant les villes de Barrie et d’Orillia, s’élève à 377 050 habitants. Certains intervenants ont fait valoir que le comté de Simcoe devrait comporter trois ou quatre circonscriptions à l’intérieur de ses limites. La commission ne pouvait accepter cette position : avec quatre circonscriptions, le comté de Simcoe serait excessivement surreprésenté et il serait sous-représenté avec trois circonscriptions.

Des résidents de la ville de Blue Mountains, dans le comté de Grey (6 116 habitants), ont vigoureusement soutenu qu’ils devraient continuer d’appartenir à la même circonscription que Collingwood, qui se trouve immédiatement à l’est du comté de Simcoe. La commission a donc décidé de conserver la circonscription actuelle de SIMCOE–GREY. La seule différence par rapport à la circonscription actuelle du même nom est que la ville de Grey Highlands est dorénavant entièrement hors de son territoire.

La commission ne voit aucune raison de modifier la circonscription de SIMCOE-NORD, sauf pour tenir compte de la nouvelle limite municipale entre les comtés de Springwater et d’Oro-Medonte.

La ville de Barrie, qui compte 103 710 habitants, est suffisamment peuplée pour constituer sa propre circonscription, du nom de BARRIE.

L’intention initiale de la commission de joindre les villes d’Innisfil et de Bradford West Gwillimbury à la partie nord de la municipalité régionale de York a déclenché des réactions divergeantes. La commission a examiné attentivement les arguments de ceux qui s’y opposaient, mais elle a été rassurée par l’avis des personnes qui ont soutenu la proposition originale en invoquant la communauté d’intérêts autour de la baie Cook. La commission est cependant d’accord avec l’un des intervenants, qui a fait remarquer que le nom de « York North » pourrait être facilement confondu avec la partie de la ville de Toronto appelée North York. Elle a donc jugé que le nom qui conviendrait le mieux à cette circonscription était YORK–SIMCOE.

Région de York

La population de la municipalité régionale de York non comprise dans YORK–SIMCOE est suffisante pour six circonscriptions.

La plupart des circonscriptions de cette région sont trop peuplées pour rester telles quelles. Les circonscriptions actuelles de Vaughan–King–Aurora (52,90 pour cent au-dessus du quotient provincial), d’Oak Ridges (61,07 pour cent au­-dessus) et de Markham (32,30 pour cent au-dessus) doivent être considérablement modifiées.

La plupart des objections aux propositions de la commission dans cette région avaient trait à la ville d’Aurora, que la commission se proposait de diviser. La commission a tenu compte de ces avis en combinant toute la ville d’Aurora et celle de Newmarket pour créer la circonscription de NEWMARKET–AURORA.

La partie du canton de King située au sud de la route no 9 est jointe à la partie nord de la ville de Richmond Hill, à la ville de Whitchurch-Stouffville et aux parties nord et est de la ville de Markham pour former la circonscription d’OAK RIDGES–MARKHAM.

Certaines objections ont été formulées concernant la façon dont la commission voulait diviser les villes de Markham et de Richmond Hill. On a notamment recommandé à la commission de tenir compte du développement prévu du côté de Vaughan avec Richmond Hill et de laisser les deux côtés de cette limite dans une même circonscription. Après mûre réflexion, la commission a décidé de ne pas retenir cette recommandation. Les circonscriptions de VAUGHAN, RICHMOND HILL, THORNHILL et MARKHAM–UNIONVILLE demeurent telles que la commission les avait initialement proposées.

Les limites actuelles de la circonscription de THORNHILL demeurent inchangées.

La partie de la ville de Vaughan non comprise dans THORNHILL constitue la circonscription de VAUGHAN.

La ville de Richmond Hill est trop peuplée pour constituer une seule circonscription. La circonscription de RICHMOND HILL est composée des parties de la circonscription actuelle qui se trouvent au sud du chemin Gamble et à l’ouest de la rue Yonge, et au sud du chemin Elgin Mills et à l’est de la rue Yonge.

La circonscription actuelle de Markham (142 408 habitants) est trop peuplée pour constituer une seule circonscription. La commission exclut de cette circonscription la partie qui se trouve au sud de la 16e Avenue, à l’ouest du chemin McCowan et au sud de la route no 7, et intègre cette partie, avec le reste des parties non attribuées de la région de York, pour créer la circonscription d’OAK RIDGES–MARKHAM. Le reste de la circonscription actuelle de Markham constitue la circonscription de MARKHAM–UNIONVILLE.

Sud-Ouest de l’Ontario

Windsor et Chatham-Kent

La commission avait initialement proposé un seul changement dans cette région. Cela explique peut-être pourquoi peu d’intervenants se sont présentés à l’audience publique tenue à Windsor comparativement aux autres audiences publiques tenues par la commission. L’un d’eux a cependant fait valoir de façon très convaincante qu’il faudrait refondre entièrement toutes les circonscriptions de Windsor, mais la commission n’a pu adopter cette position, à défaut d’un appui manifeste de la collectivité.

Certains intervenants se sont fortement opposés à la proposition d’inclure toute la ville de Tecumseh dans la nouvelle circonscription de WINDSOR–TECUMSEH. En fait, ils demandaient à la commission de ne pas tenir compte de la récente fusion municipale qui a donné lieu aux limites actuelles de Tecumseh. Faute de témoignages de groupes représentatifs de Tecumseh attestant que ces limites municipales n’ont pas d’importance, la commission a décidé de s’en tenir à sa proposition initiale.

Il n’y a pas lieu de modifier WINDSOR-OUEST.

Exception faite de la perte d’une partie de Tecumseh, la circonscription d’ESSEX demeure autrement inchangée.

Aucun changement n’est apporté à la circonscription de CHATHAM-KENT–ESSEX.

Région de Sarnia

Dans ses propositions initiales, la commission avait expliqué pourquoi il fallait agrandir la circonscription actuelle de Sarnia–Lambton. À l’audience publique tenue à London, aucun intervenant ne s’est opposé à l’idée. La question était de savoir comment s’y prendre.

La commission avait d’abord proposé d’étendre la circonscription vers l’est en y ajoutant les municipalités de Plympton-Wyoming, Petrolia, Oil Springs et Enniskillen, du comté de Lambton. Certains intervenants ont vigoureusement fait valoir qu’il vaudrait mieux l’étendre vers le sud, le long de la rivière St. Clair et des berges du lac Sainte-Claire. Cela englobait, au minimum, la réserve indienne de Walpole Island no 46 et une partie de la ville de Chatham-Kent. La commission a rejeté cette proposition parce que rien n’indiquait clairement que les résidents de Walpole Island étaient en faveur de ce changement et que rien n’indiquait non plus que les résidents de Chatham-Kent appuieraient un réaménagement des circonscriptions qui diviserait leur ville (107 341 habitants) entre trois circonscriptions différentes.

La commission a aussi envisagé la possibilité d’attribuer la partie de la ville de Chatham-Kent actuellement située dans la circonscription de Lambton–Kent–Middlesex (28 703 habitants) à celle de Sarnia–Lambton. Cette mesure fonctionnerait pour Sarnia–Lambton, mais la circonscription actuelle de Lambton–Kent–Middlesex disposerait d’une population insuffisante et n’aurait aucune possibilité d’expansion acceptable.

La commission a donc décidé de s’en tenir à ses propositions initiales pour SARNIA–LAMBTON et pour MIDDLESEX–KENT–LAMBTON. Dans ce dernier cas, cela suppose l’ajout de tout le reste du comté de Middlesex, sauf le canton de Thames Centre, qui fera partie d’ELGIN–MIDDLESEX–LONDON.

London, Elgin et Thames Centre

Aux audiences publiques tenues à London, les représentants du comté de Middlesex ont incité la commission à inclure le canton de Thames Centre dans MIDDLESEX–KENT–LAMBTON, pour englober toutes les municipalités du comté de Middlesex dans la même circonscription. Cette observation, qui appuie en grande partie la proposition initiale de la commission en ce qui concerne le comté de Middlesex, se heurtait aux revendications d’autres intervenants de Middlesex selon lesquels il vaudrait mieux ne rien changer parce que des modifications aux limites des circonscriptions portent les gens à se désintéresser de la politique électorale. Quoi qu’il en soit, le plan du comté, et d’autres projets susmentionnés, supposaient une division supplémentaire de la ville de Chatham-Kent. Ils impliquaient également une réduction importante de la population de LONDON–FANSHAWE, une proposition que la commission ne pouvait accepter.

La commission a donc décidé de conserver telles quelles les circonscriptions actuelles de LONDON-OUEST, LONDON-CENTRE-NORD et LONDON–FANSHAWE.

Des changements ont été apportés à ELGIN–MIDDLESEX–LONDON pour tenir compte des fusions municipales. La circonscription englobe tout le canton de Thames Centre, tandis que tout le canton de Middlesex Centre est intégré à la circonscription de MIDDLESEX–KENT–LAMBTON.

Oxford, Brant, Haldimand et Norfolk

Les propositions de la commission concernant les circonscriptions d’Oxford, Brant et Haldimand–Norfolk n’ont suscité aucun commentaire de la part des résidents locaux. Certains résidents de Niagara ont soutenu que la région de Dunnville, dans Haldimand, devrait demeurer rattachée à une circonscription de Niagara, mais la commission a rejeté cette proposition.

La circonscription d’OXFORD demeure telle quelle; BRANT englobe la ville de Brantford, le comté de Brant et les réserves indiennes de New Credit et Six Nations; HALDIMAND–NORFOLK englobe les comtés de Haldimand et Norfolk.

Huron, Bruce et Grey

Dans ses propositions initiales, la commission avait fait remarquer que la circonscription actuelle de Huron–Bruce devrait être plus peuplée. C’est pourquoi elle proposait d’y joindre toutes les municipalités récemment fusionnées de Brockton et South Bruce. La seule objection à cette proposition a été formulée par le député fédéral de Bruce–Grey–Owen Sound, qui n’avait pas de solution de rechange à proposer pour agrandir Huron–Bruce.

La commission a examiné une proposition globale visant à créer dans cette région une circonscription du nom de « Saugeen Country ». Le nombre d’habitants y était suffisant, mais on ne pouvait pas en dire autant des chiffres de population qui en résultaient dans les circonscriptions voisines. Par ailleurs, faute d’un appui manifeste de la collectivité et en raison de ses profondes répercussions sur les circonscriptions voisines et éloignées, cette proposition a été écartée par la commission.

La commission a donc décidé que la circonscription de HURON–BRUCE demeurera telle que proposée. Elle englobera toutes les municipalités fusionnées de Brockton et South Bruce.

GREY–BRUCE–OWEN SOUND perdra donc le territoire de ces nouvelles municipalités. Au sud et à l’est, par contre, la circonscription englobera tout le comté de Grey, à l’exception de la ville de Blue Mountains. Tel que mentionné, des résidents de Blue Mountains se sont présentés à l’audience de Barrie pour faire valoir vigoureusement qu’ils devraient faire partie de la circonscription englobant Collingwood. La commission a accédé à leur vœu.

Perth, Wellington, Waterloo et Halton Hills

Tel que mentionné ci-dessus, toutes les municipalités du comté de Middlesex ont été attribuées à MIDDLESEX–KENT–LAMBTON et ELGIN–MIDDLESEX–LONDON. La circonscription actuelle de Perth–Middlesex doit donc être considérablement restructurée. La commission avait initialement proposé de joindre les municipalités de Minto, Wellington North et Mapleton (toutes dans la partie nord du comté de Wellington) au comté de Perth pour créer la nouvelle circonscription de PERTH–WELLINGTON. Bien que le comté de Wellington ait demandé, lors de l’audience de London, de ne pas être divisé, la commission a décidé qu’elle devait s’en tenir à sa proposition initiale concernant PERTH–WELLINGTON.

La commission n’en comprend pas moins les arguments du président du conseil du comté de Wellington et d’autres (notamment du canton de Puslinch), selon lesquels les propositions initiales de la commission touchant le comté de Wellington n’étaient pas satisfaisantes. Selon ces propositions, des parties du comté devaient être attribuées à cinq circonscriptions différentes. Pour réduire de telles divisions au minimum, la commission a adopté une nouvelle approche pour toute la partie du comté de Wellington qui n’était pas déjà attribuée à PERTH–WELLINGTON. Premièrement, elle a décidé de créer la circonscription de GUELPH pour la seule ville de Guelph. Le reste du comté de Wellington, autour de Guelph et vers le nord, n’est pas assez peuplé pour constituer une circonscription. La ville de Halton Hills y est donc jointe pour former la circonscription de WELLINGTON–HALTON HILLS.

Si la commission est consciente que les résidents de Halton Hills partagent beaucoup d’intérêts avec ceux de la partie sud du comté de Wellington, elle reconnaît cependant que cette configuration n’est pas conforme à ce que demandaient le maire et le conseil municipal de Halton Hills et d’autres résidents de la région de Halton dans leurs observations. Elle est cependant convaincue que cette décision est préférable à la proposition initiale selon laquelle Halton Hills aurait été divisée et la partie nord attribuée à une nouvelle circonscription s’étendant jusqu’à la limite nord du comté de Dufferin.

Les circonscriptions actuelles de Waterloo–Wellington, Kitchener–Waterloo, Kitchener-Centre et Cambridge ont toutes des populations nettement supérieures au quotient provincial. Tel que mentionné ci-dessus, compte tenu des arguments solides présentés par le comté de Wellington et ses résidents, la commission a décidé de regrouper toutes les municipalités du sud du comté de Wellington en une seule circonscription. Ce faisant, elle se rend compte qu’elle rejette une observation présentée à ses audiences de Mississauga par le président de l’association fédérale libérale de Waterloo–Wellington, selon laquelle la proposition initiale d’une circonscription révisée de Waterloo–Wellington était tout à fait acceptable. La commission se rend également compte que, pour dissocier toutes les municipalités de Wellington des circonscriptions de la région de Waterloo, il faudrait redessiner les limites dans cette région, et cette délimitation ne peut malheureusement pas faire l’objet d’audiences publiques comme celles qui ont été tenues récemment.

La population du reste du territoire, qui correspond précisément à la municipalité régionale de Waterloo, est de 438 515 habitants, ce qui convient parfaitement à quatre circonscriptions. Pour diviser la région de Waterloo en quatre, la commission a dressé un plan qui a été présenté à l’audience publique de Mississauga par M. Alan Hall. La circonscription de CAMBRIDGE englobe seulement la ville de Cambridge. Celle de KITCHENER–CONESTOGA est composée de la partie de la ville de Kitchener située au sud et à l’ouest de la promenade Conestoga et de la rivière Grand ainsi que des cantons de North Dumfries, Wellesley, Wilmot et Woolwich. La circonscription de KITCHENER-CENTRE englobe la partie de la ville de Kitchener située au nord de KITCHENER–CONESTOGA et au sud des chemins Highland et Fischer Hallman et de la voie ferrée du Canadien National. KITCHENER–WATERLOO englobe le reste de la partie nord de la ville de Kitchener ainsi que la ville de Waterloo.

Région de Niagara et ville de Hamilton

Le principal message qui ressort de l’audience tenue à St. Catharines est qu’il faudrait établir quatre circonscriptions à l’intérieur des limites de la municipalité régionale de Niagara. Malheureusement, la population de la région de Niagara n’est que de 410 574 habitants. La commission ne pouvait accepter le principe que la population moyenne des circonscriptions de Niagara ne soit que de 102 643 habitants. Quoi qu’il en soit, elle devait tenir compte du fait que la population de la ville de Hamilton est de 490 268 habitants et du fait qu’il n’y avait pas d’autres régions voisines dont les résidents semblaient vouloir être liés à Hamilton ou Niagara. Cela est ressorti de façon particulièrement claire à l’audience publique de Hamilton, en ce qui concerne le canton de Puslinch et la partie Aldershot de la ville de Burlington.

Si la commission devait attribuer quatre circonscriptions à la région de Niagara, elle n’aurait pas d’autre choix que d’attribuer quatre circonscriptions à la ville de Hamilton. Dans ce cas, la population moyenne des circonscriptions de Hamilton serait de 122 567 habitants, un chiffre trop élevé. Malgré les préférences manifestes des intervenants de la région de Niagara, il n’était pas possible de faire autrement que de créer une circonscription chevauchant la frontière Niagara-Hamilton, ce qui permettait à la commission de créer, dans les deux juridictions municipales, des circonscriptions de tailles à peu près égales. 

La commission a appris, à l’audience de St. Catharines, qu’il n’était pas souhaitable de relier St. Catharines et Niagara-on-the-Lake comme elle le prévoyait dans ses propositions initiales. Elle a également appris que la rivière Niagara est davantage un facteur de communauté d’intérêts que la berge orientale du lac Ontario. En fait, le député provincial, M. Bart Maves, a proposé la solution (qui n’est cependant pas son premier choix) de relier toutes les municipalités longeant la rivière, à savoir Niagara-on-the-Lake, Niagara Falls et Fort Erie. Cette configuration n’est pas idéale, entre autres parce que la population y est de 120 797 habitants, ce qui est élevé, mais la commission a décidé que, tout bien considéré, la création de la nouvelle circonscription de NIAGARA FALLS était le meilleur point de départ pour restructurer les circonscriptions de Niagara et de Hamilton.

Dès lors, la commission n’a eu à apporter que des modifications mineures à ST. CATHARINES pour en accroître la population : la circonscription est étendue vers le sud pour englober la partie de la ville de St. Catharines qui se trouve à l’est du ruisseau Twelve Mile et au nord de l’avenue Glendale.

Compte tenu qu’elle a une limite nord différente avec la ville de St. Catharines, la circonscription de WELLAND est telle que la commission l’avait proposée : elle englobe la partie sud de St. Catharines et les villes de Port Colborne, Thorold et Welland, ainsi que le canton de Wainfleet.

Le reste de la région occidentale de Niagara est essentiellement rural. À l’audience de St. Catharines, des intervenants ont pressé la commission d’éviter autant que possible le morcellement des régions rurales. La commission a donc décidé de relier cette région avec les régions plus rurales de la ville de Hamilton situées au-dessus de l’escarpement du Niagara, notamment le territoire de l’ancien canton de Glanbrook. Comparativement à la proposition initiale de la commission pour cette région (qui était appelée Hamilton–Lincoln), la circonscription de NIAGARA-OUEST–GLANBROOK englobe moins de nouvelles régions suburbaines situées dans la ville de Hamilton.

La région située au-dessous de l’escarpement au sein de l’ancienne ville de Stoney Creek est jointe à la circonscription actuelle de Hamilton-Est. Puisque la commission a été invitée, à l’audience de Hamilton, à conserver autant que possible les noms historiques, la nouvelle circonscription porte le nom de HAMILTON-EST–STONEY CREEK.

En raison du territoire supplémentaire ajouté à l’est, la limite ouest de HAMILTON-EST–STONEY CREEK devient la rue Ottawa. La circonscription actuelle de Hamilton-Ouest est sensiblement déplacée vers l’est, ce qui a incité certains intervenants à suggérer le nouveau nom de HAMILTON-CENTRE. La commission est d’accord.

La limite sud de la circonscription actuelle de Hamilton Mountain est la limite qui sépare l’ancienne ville de Hamilton et l’ancien canton de Glanbrook. Exception faite de modifications très mineures, la commission a décidé de maintenir cette limite pour réduire la population suburbaine de Hamilton qui se trouve dans la circonscription de NIAGARA-OUEST–GLANBROOK, située au sud. Du côté nord-ouest de HAMILTON MOUNTAIN, la commission a légèrement modifié les limites qu’elle avait initialement proposées. Les limites nord-ouest sont la promenade Lincoln M. Alexander et la 5e Rue Ouest.

À Hamilton, les points de vue ont divergé quant à l’approche à privilégier pour la région de Westdale. La commission avait initialement proposé de la retirer de Hamilton-Ouest (maintenant HAMILTON-CENTRE). Tout bien considéré, la commission n’a pas trouvé de meilleure solution que de s’en tenir à sa proposition initiale concernant Westdale. Cette dernière sera englobée dans une circonscription comprenant le reste de la ville de Hamilton. La commission est d’accord avec les intervenants qui ont proposé de la nommer ANCASTER–DUNDAS–FLAMBOROUGH–WESTDALE.

Halton, Peel et Dufferin

Halton

À l’audience publique de Mississauga, divers individus et groupes de la municipalité régionale de Halton ont réclamé la création de quatre circonscriptions situées entièrement à l’intérieur de ses limites. Comme la population de Halton n’est que de 375 229 habitants, la commission a rejeté cette proposition. Elle a également rejeté une solution de rechange proposée par certains intervenants, à savoir la création de trois circonscriptions dans les limites de Halton. Avec trois circonscriptions, les résidents de Halton seraient considérablement sous-représentés.

De nombreuses objections ont été soulevées concernant la proposition initiale de la commission de diviser la ville de Halton Hills. La commission a décidé, tel que noté plus haut, de ne pas diviser Halton Hills et d’y joindre la partie sud du comté de Wellington pour créer la circonscription de WELLINGTON–HALTON HILLS.

La commission a décidé de s’en tenir à sa proposition initiale de joindre Aldershot à la circonscription de BURLINGTON malgré l’avis de certains intervenants, qui estimaient que d’autres problèmes pourraient être réglés par le maintien de la partie Aldershot de la ville de Burlington dans une des circonscriptions de Hamilton. Le seul autre changement apporté à cette circonscription fait suite à une suggestion formulée au cours de l’audience, à savoir que le chemin Guelph Line, et non l’autoroute no 407, constitue la limite nord–sud entre la rue Dundas et le chemin Upper Middle.

Le seul changement apporté à la circonscription d’OAKVILLE est l’accroissement de sa population en étendant sa limite vers le nord jusqu’à la rue Dundas, pour la partie de son territoire qui se trouve à l’est du chemin Eight Line. La commission se sert du chemin Eight Line plutôt que du chemin Trafalgar (sa proposition initiale) pour faciliter l’égalisation des populations des circonscriptions de la région.

Les parties restantes du nord de Burlington et d’Oakville sont combinées avec la ville de Milton pour constituer la circonscription de HALTON.

Peel et Dufferin

À l’origine, la commission avait l’intention de créer neuf circonscriptions pour toute la municipalité régionale de Peel et de joindre la ville de Caledon à l’une des circonscriptions de Brampton. Cette dernière proposition a suscité beaucoup d’opposition dans les deux collectivités, ce qui a incité la commission à joindre plutôt Caledon au comté de Dufferin pour créer la circonscription de DUFFERIN–CALEDON.

Les populations des villes de Mississauga et Brampton sont respectivement de 612 925 et 325 428 habitants. La ville de Mississauga a invité la commission à créer six circonscriptions à l’intérieur de ses limites. La commission ne pouvait retenir cette proposition parce que la population moyenne de ces circonscriptions aurait été de seulement 102 154 habitants. Elle ne pouvait pas non plus accepter la solution de rechange proposée par la ville, soit la création de cinq circonscriptions sur son territoire. La commission n’était pas d’accord que les résidents de Mississauga soient systématiquement sous-représentés dans des circonscriptions dont la population moyenne aurait été de 122 585 habitants.

La commission est donc partie du principe qu’au moins une circonscription chevaucherait les limites de la ville de Mississauga et de celle de Brampton. Par le fait même, elle ne pouvait pas accepter la proposition de la ville de Brampton, par ailleurs acceptable, qui souhaitait avoir trois circonscriptions à l’intérieur de ses limites. 

Heureusement pour la commission, un certain nombre d’intervenants se sont prononcés en faveur d’une circonscription de ce genre. La plupart proposaient une nouvelle circonscription dont les limites seraient semblables à celles de l’actuelle circonscription de Bramalea–Gore–Malton–Springdale. Ces intervenants ont généralement suggéré de garder Malton et Springdale réunis et de diviser plutôt la région de Bramalea. La commission a décidé que le meilleur moyen de maintenir les communautés d’intérêts était de regrouper la région de Malton de Mississauga et la partie est de Brampton, dont tout Bramalea, pour créer la circonscription de BRAMALEA–GORE–MALTON.

À Mississauga, des intervenants ont déconseillé à la commission de diviser le centre-ville traditionnel de Brampton situé autour de l’intersection des rues Main et Queen. Toute cette région appartient actuellement à la circonscription de BRAMPTON-OUEST. La plus grande partie du reste de la ville de Brampton constitue la circonscription de BRAMPTON–SPRINGDALE.

Si la commission avait décidé de diviser Bramalea ou le centre-ville de Brampton, elle aurait pu éviter la création d’une deuxième circonscription chevauchant la limite entre Mississauga et Brampton. Cependant, la commission estime que cette solution est insatisfaisante. Avec l’établissement des circonscriptions de Brampton décrites ci-dessus, la partie de Brampton située au sud de l’avenue Steeles, entre McLaughlin et Kennedy, est jointe à la partie centre-nord de Mississauga pour constituer la circonscription de PEEL-CENTRE.

Des intervenants ont vigoureusement soutenu qu’il ne fallait pas diviser la partie sud de Mississauga de part et d’autre de la rivière Credit. La commission a donc décidé de maintenir la circonscription de MISSISSAUGA-SUD dans sa configuration actuelle, exception faite de quelques extensions mineures de sa limite nord. Les autres circonscriptions sont indiquées sur les cartes ci-jointes. Les limites de MISSISSAUGA–STREETSVILLE, MISSISSAUGA–ERINDALE et MISSISSAUGA–COOKSVILLE ont toutes été établies de façon à préserver les communautés d’intérêts traditionnelles de la région.

Les descriptions officielles des circonscriptions et les cartes géographiques qui en découlent sont annexées au présent rapport.

Toronto (Ontario), ce 14e jour de mars 2003.

L’honorable Douglas Lissaman
Président

Janet Hiebert
Membre

Andrew Sancton
Membre

Exemplaire CERTIFIÉ conforme du rapport de la Commission de délimitation des circonscriptions électorales fédérales pour l’Ontario.

Will Fripp
Secrétaire de la commission

 

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