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Approche globale Les déplacements de population, les effets des fusions municipales et l’exigence d’établir trois nouvelles circonscriptions électorales dans la province ont nécessité une révision importante des limites des circonscriptions actuelles. La commission ne souhaitait pas modifier les circonscriptions simplement pour le principe de la chose. Lorsqu’il était possible de conserver les limites en vigueur, elle a tenté de le faire. En fait, 11 des circonscriptions présentées dans le présent rapport demeurent inchangées par rapport au Décret de représentation de 1996. La commission a tenté dans toute la mesure du possible de respecter les limites des municipalités dont les populations correspondent au quotient provincial. Mais cela n’est pas toujours possible. Aucune circonscription ne peut être considérée isolément. Toute modification aux limites entraîne une modification intrinsèque à au moins une circonscription adjacente, et souvent plus. Selon les principales tendances des variations de population au cours de la dernière décennie, le sud de l’Ontario a connu une hausse de sa population, particulièrement dans la Région du Grand Toronto à l’extérieur de la ville de Toronto, et on observe une diminution marquée de population dans le nord de l’Ontario. Actuellement, 20 circonscriptions électorales ont une population supérieure à l’écart alloué de 25 pour cent dont 10 circonscriptions ont une population inférieure à l’écart alloué et 10 circonscriptions ont une population qui dépasse l’écart maximum alloué par rapport au quotient. La taille de ces circonscriptions varie entre 69 901 habitants (Timiskaming–Cochrane) et 189 934 habitants (Brampton-Ouest–Mississauga). Nord de l’OntarioLa population du nord de l’Ontario s’élève à 838 812 habitants selon le recensement de 2001, et la région compte actuellement 11 circonscriptions. Les circonscriptions électorales du nord de l’Ontario étaient déjà nettement au-dessous du quotient provincial suite au redécoupage électoral précédent. La population moyenne de chaque circonscription de cette région est de 76 256 habitants. La région serait donc considérablement surreprésentée si l’on y conservait 11 circonscriptions. La commission a envisagé plusieurs solutions de rechange, et estime que la meilleure proposition consiste à réduire le nombre de circonscriptions de la région à 10. L’idée d’enlever une circonscription au nord de l’Ontario a suscité une forte opposition aux audiences publiques. Les observations présentées lors des quatre audiences publiques tenues dans le Nord, ou soumises par écrit, faisaient valoir que les circonscriptions du nord de l’Ontario devaient être traitées différemment des autres circonscriptions de la province. Selon plusieurs, les circonscriptions du nord de l’Ontario ont davantage en commun avec les circonscriptions peu peuplées des provinces des Prairies qu’avec les circonscriptions plus peuplées, et souvent plus urbaines, du sud de l’Ontario. On soulignait que la délimitation des circonscriptions du Nord devrait tenir compte des difficultés de service propres aux vastes circonscriptions, notamment là où les collectivités sont éloignées et que le transport entre ces localités et d’autres régions de la circonscription exige un déplacement en avion, qui dans bien des cas ne constitue pas une liaison directe entre celles-ci, ou exige des trajets routiers de plusieurs heures, rendus plus difficiles par les intempéries hivernales et les fermetures de route. Plusieurs ont affirmé à la commission qu’elle devrait maintenir le découpage actuel dans le nord de l’Ontario afin d’y conserver 11 circonscriptions. D’autres ont soutenu que si la commission devait modifier les circonscriptions, elle ne devrait en supprimer aucune, quel que soit le nombre de cas de circonscriptions qui s’écarteraient du quotient provincial par un écart de plus de 25 pour cent et qui impliqueraient, par conséquent, qu’elles soient considérées comme circonstances extraordinaires. La commission estime que toute décision visant à garantir au nord de l’Ontario un nombre minimum de circonscriptions électorales, même si les chiffres de population ne le justifient pas, devrait être prise par le Parlement. De plus, le problème de la deuxième suggestion est qu’elle suppose que des centres urbains comme le Grand Sudbury et Sault Ste. Marie, dont la population est bien inférieure à l’écart admissible par rapport au quotient, devraient être surreprésentés substantiellement. La commission ne partage pas l’avis que les centres urbains justifient l’invocation de circonstances extraordinaires. De toute façon, la commission n’a pas reçu de contre-proposition globale pour le maintien de 11 circonscriptions dans la région. La commission est disposée à reconnaître que les circonscriptions indivuelles du Nord doivent être moins peuplées que les autres circonscriptions de l’Ontario. Autrement, si les circonscriptions du nord de l’Ontario étaient basées uniquement sur le principe de la représentation par la population, cette région se verrait attribuer seulement huit circonscriptions – une diminution de trois. Cette décision reflète l’importance accordée par la Loi au principe selon lequel la superficie des circonscriptions ne doit pas être trop vaste dans les régions peu peuplées, rurales ou septentrionales. Ces circonscriptions sont donc uniformément bien en deçà du quotient provincial et sont les moins peuplées de toutes les circonscriptions de la province. Si la commission ne souscrit pas à l’idée que plusieurs circonscriptions du nord de l’Ontario justifient un dépassement de l’écart admissible par rapport au quotient provincial, notamment dans les régions urbaines du Nord, elle reconnaît cependant que ce traitement est justifié dans le cas d’une circonscription. La population de la circonscription actuelle de Kenora–Rainy River est de 26,83 pour cent inférieure au quotient provincial. Pour augmenter suffisamment la population de cette circonscription, il aurait fallu agrandir une circonscription déjà très étendue, et le député aurait eu encore plus de difficulté à servir les diverses collectivités de sa circonscription, dont beaucoup ne sont pas reliées par voie terrestre. En reconnaissant des circonstances extraordinaires dans le cas de cette circonscription, la commission s’est aussi donné plus de latitude pour modifier les limites d’autres circonscriptions du nord de l’Ontario afin de répondre aux préoccupations exprimées au cours des audiences publiques. Les propositions initiales pour le nord de l’Ontario, qui ne prévoyaient aucun écart de plus de 25 pour cent par rapport au quotient, ne laissaient guère de latitude pour répondre aux objections selon lesquelles le redécoupage proposé par la commission causerait de graves divisions de communautés d’intérêts. La commission a retiré tout le district territorial de Rainy River de la circonscription actuelle de Kenora–Rainy River, qui porte désormais le nom de KENORA et compte 60 572 habitants, soit 43,73 pour cent de moins que le quotient provincial. Les circonscriptions actuelles de Thunder Bay–Atikokan et de Thunder Bay–Superior-Nord sont toutes deux bien en deçà de l’écart admissible (29,39 et 30,10 pour cent respectivement), et nécessitaient donc d’importants rajustements. La circonscription proposée de Thunder Bay–Superior-Nord a suscité de nombreuses objections, la principale étant que la circonscription proposée serait difficile à desservir, surtout en raison de la longueur du trajet entre les collectivités situées le long du long corridor de la route no 17, problème auquel s’ajoutent les difficultés associées à l’hiver et aux fermetures de route. Pour répondre à ces préoccupations et pour créer deux circonscriptions dont les populations sont appropriées, la commission a modifié les limites à l’intérieur de la ville de Thunder Bay. Les circonscriptions de THUNDER BAY–RAINY RIVER et de THUNDER BAY–SUPERIOR-NORD comptent respectivement 85 775 et 85 657 habitants. La population de la circonscription actuelle de Sault Ste. Marie est de 30,73 pour cent inférieure au quotient provincial. Aux audiences publiques, la délimitation proposée a été critiquée parce qu’elle isolerait des collectivités du Sault North Planning District en les plaçant dans la circonscription proposée de Thunder Bay–Superior-Nord. En réponse à ces préoccupations, la commission a donc augmenté la superficie de cette circonscription au-delà de ce qu’elle avait d’abord proposé. La circonscription de SAULT STE. MARIE englobe désormais la ville de Sault Ste. Marie, plusieurs municipalités avoisinantes, de Prince à l’ouest jusqu’à Plummer Additional à l’est, ainsi que la région au nord jusqu’à la rivière Montreal. La délimitation proposée pour la circonscription de Parry Sound–Muskoka a fait face à beaucoup d’opposition. On déplorait notamment que les changements proposés à la limite est, pour augmenter la population de la circonscription de Nipissing, divisaient les communautés d’intérêts du village de Burk’s Falls et d’autres collectivités situées le long de la route no 11. Compte tenu de ces observations, la commission a rétabli en grande partie les limites électorales actuelles de Parry Sound–Muskoka. Elle a fait une exception pour la ville de Killarney, qui est intégrée à la circonscription de NICKEL BELT, parce que la restructuration municipale a considérablement augmenté la taille de la ville. Autre exception, le canton d’Algonquin Highlands est transféré à la circonscription de HALIBURTON–KAWARTHA LAKES–BROCK, conformément au désir des fonctionnaires municipaux et des résidents locaux. La population de PARRY SOUND–MUSKOKA est de 84 789 habitants, soit 21,23 pour cent au-dessous du quotient provincial. La circonscription de Nipissing compte 74 915 habitants, soit 30,40 pour cent au-dessous du quotient provincial. Des rajustements importants s’imposaient pour accroître sa population de façon adéquate. La circonscription conserve ses limites au sud, à l’est et à l’ouest. Pour accroître la population de la circonscription, la commission a déplacé considérablement la limite nord, qui suit désormais le corridor de la route no 11, englobant les trois villes de Haileybury, Cobalt et New Liskeard, et continue au nord jusqu’au canton de Dymond. Cette nouvelle circonscription, que la commission a nommée NIPISSING–TIMISKAMING, compte 89 961 habitants, soit 16,43 pour cent au-dessous du quotient provincial. La circonscription de Timmins–Baie James compte 71 648 habitants, soit 33,44 pour cent au-dessous du quotient provincial. Pour accroître sa population, les limites de la circonscription ont été déplacées vers le sud pour englober la ville de Kirkland Lake, conformément au désir des fonctionnaires municipaux, qui ont avisé la commission sur l’importante communauté d’intérêts entre Kirkland Lake et la région de Timmins. Pour compenser l’augmentation de population découlant de cette expansion vers le sud et afin d’accroître la population de la circonscription de NIPISSING–TIMISKAMING, la commission retire de la circonscription les collectivités situées autour de la route no 11, à partir de la ville de Smooth Rock Falls jusqu’à la partie la plus occidentale du district territorial de Cochrane. Grâce à ces changements, la circonscription de TIMMINS–BAIE JAMES compte désormais 84 001 habitants, soit 21,96 pour cent au-dessous du quotient provincial. Les modifications apportées à la circonscription de Sault Ste. Marie ont fait diminuer la population de la circonscription d’Algoma–Manitoulin, qui était déjà de 31,81 pour cent inférieure au quotient provincial. Les préoccupations formulées aux audiences par les collectivités rurales, inquiètes d’être submergées par les centres urbains, ont incité la commission à créer une circonscription rurale, ALGOMA–MANITOULIN–KAPUSKASING. Les collectivités situées le long du corridor de la route no 11 dans le district territorial de Cochrane ont été ajoutées à la circonscription pour lui donner une population suffisante. Les propositions de la commission concernant la région du Grand Sudbury ont soulevé beaucoup d’objections. Selon les opposants, les limites proposées auraient isolé les collectivités francophones de la ville du Grand Sudbury. Compte tenu de ces observations, la commission maintient une circonscription basée sur la région de Nickel Belt, qui englobe les collectivités francophones de Rivière des Français, St.-Charles et Markstay-Warren, à quoi s’ajoutent le reste du district territorial de Sudbury ainsi que les municipalités de Nipissing Ouest et Killarney. La circonscription de NICKEL BELT compte 89 314 habitants, soit 17,03 pour cent au-dessous du quotient provincial. Pour assurer à la circonscription de SUDBURY une population suffisante, ses limites ont été modifiées pour englober la zone à l’ouest de l’actuelle circonscription, qui correspond à l’ancienne municipalité de Walden dans la ville du Grand Sudbury. Est de l’OntarioLa circonscription électorale de RENFREW–NIPISSING–PEMBROKE demeure inchangée, avec une population de 10,42 pour cent inférieure au quotient provincial. La commission est d’avis que cet écart est approprié pour une vaste circonscription avoisinante au nord de l’Ontario. Ottawa La commission avait initialement proposé de respecter les limites municipales de la ville d’Ottawa suite à la fusion qui, en 2001, avait regroupé toutes les villes dans la municipalité régionale d’Ottawa-Carleton. Les propositions de la commission concernant les circonscriptions de la région d’Ottawa se sont heurtées à de nombreuses objections de la part de résidents de ces circonscriptions, et de résidents d’autres circonscriptions de l’est de l’Ontario. Ceux-ci signalaient que la décision de la commission de respecter les limites municipales d’Ottawa aurait des répercussions sur les limites de leurs circonscriptions. Compte tenu de ces préoccupations, ainsi que des suggestions concernant la conservation des noms historiques, la commission a apporté des changements importants aux circonscriptions proposées pour Ottawa. La commission se rend aux arguments, présentés à maintes reprises aux audiences, contre la division des collectivités rurales. Il a donc fallu traverser la limite municipale d’Ottawa et retirer la plus grande partie de l’ancien canton de Cumberland de la circonscription proposée d’Ottawa–Orléans pour l’inclure dans la circonscription de GLENGARRY–PRESCOTT–RUSSELL. Les limites de la circonscription d’OTTAWA–ORLÉANS sont rajustées pour ne pas diviser la collectivité d’Orléans. La circonscription d’OTTAWA–VANIER demeure inchangée, à l’exception d’une modification mineure reflétant des suggestions formulées aux audiences, selon lesquelles le Queensway et l’autoroute no 417 constitueraient des limites plus logiques. La circonscription d’OTTAWA-CENTRE demeure inchangée. La circonscription d’OTTAWA-SUD est essentiellement celle qui a été proposée, mis à part un ajustement de la limite est et la modification mineure dont il a été question plus haut, concernant OTTAWA–VANIER. Plusieurs se sont prononcés contre la circonscription proposée d’Ottawa–Nepean, en soutenant qu’elle divisait des communautés d’intérêts et reliait à tort les collectivités entourant Britannia Beach avec des régions moins urbanisées associées à l’ancienne ville de Kanata. Compte tenu de ces critiques, la commission a rétabli les limites et le nom actuels de la circonscription d’OTTAWA-OUEST–NEPEAN, exception faite d’un ajout au nord du chemin West Hunt Club (pour les détails, voir la carte 11). La commission a considérablement remanié les limites de l’actuelle circonscription de Lanark–Carleton, en grande partie à cause de l’augmentation de population de cette circonscription, dont la population de 138 398 habitants dépasse largement le quotient provincial. Aux audiences publiques, le maire de la ville de Mississippi Mills a exprimé le désir d’être rattachés à une circonscription d’Ottawa, ce qui était contraire à la volonté de la commission d’assurer que les circonscriptions de la région d’Ottawa respecteraient les limites municipales de la ville. Compte tenu de cette suggestion et pour répondre aux préoccupations concernant sa proposition initiale d’intégrer les collectivités entourant Britannia Beach à une circonscription de la région de Kanata, la commission crée la circonscription de CARLETON–LANARK. Celle-ci comprend les régions anciennement désignées comme le canton de West Carleton ainsi que la ville de Kanata, le canton de Goulbourn et la ville actuelle de Mississippi Mills. À de nombreuses audiences, des intervenants ont demandé à la commission de conserver les noms historiques. La commission modifie donc la dénomination proposée pour la circonscription d’Ottawa–Rideau pour lui donner le nom de NEPEAN–CARLETON. Les limites de NEPEAN–CARLETON demeurent semblables à ce qu’elles sont actuellement, à l’exception d’un ajustement à l’est, pour englober le reste de l’ancienne ville de Gloucester qui ne se trouve pas dans la circonscription d’OTTAWA–ORLÉANS, et d’un ajustement à l’ouest, pour retrancher l’ancien canton de Goulbourn. Est de l’Ontario à l’extérieur d’OttawaLe réaménagement proposé de la commission pour l’est de l’Ontario était très influencé par deux facteurs : une augmentation marquée de population dans la circonscription actuelle de Lanark–Carleton, qui exigeait un remaniement important, et la décision initiale de la commission de respecter les limites municipales de la ville d’Ottawa. Les effets cumulatifs de ces facteurs se sont répercutés sur un certain nombre de circonscriptions proposées pour l’est de l’Ontario. La commission s’est fait dire à maintes reprises que des communautés d’intérêts étaient séparées, que des comtés étaient divisés plus souvent qu’il n’était nécessaire et que des comtés de nature différente étaient regroupés malgré l’absence d’intérêts communs. La décision de ne pas se confiner à la limite municipale dans l’est d’Ottawa a permis à la commission de donner suite à plusieurs suggestions des intervenants. Un des principaux changements proposés concernait la circonscription actuelle de Lanark–Carleton. En perdant Kanata, la circonscription n’avait plus une population suffisante. À cause du caractère rural de ce secteur, il fallait une superficie importante pour que la population y soit suffisamment nombreuse, ce qui a donné lieu à une proposition regroupant des électeurs de quatre comtés. Cette circonscription proposée, du nom de Lanark et les Lacs, a suscité beaucoup de critiques : le réseau routier actuel compliquerait le service aux administrés, on divisait des communautés d’intérêts et on regroupait des centres dont les intérêts communs n’étaient guère évidents. En réévaluant sa décision de façon à traverser la limite est de la ville d’Ottawa, la commission a pu réviser substantiellement le traitement réservé à cette circonscription, et à d’autres, dans l’est de l’Ontario. Un autre facteur a influencé la décision finale de la commission à l’égard de cette circonscription, soit l’idée, mentionnée plus haut, que la ville de Mississippi Mills a plus d’affinité avec la ville d’Ottawa qu’avec les régions plus rurales situées dans l’ouest de la circonscription proposée, et qu’il fallait donc l’intégrer à une circonscription englobant Ottawa. Le cas de Mississippi Mills ayant été ainsi résolu, la commission a modifié les limites de cette circonscription, qu’elle nomme LANARK–FRONTENAC–LENNOX AND ADDINGTON. Cette circonscription englobe tout le comté de Lanark (sauf la ville de Mississippi Mills), tout le comté de Frontenac (sauf la ville de Kingston et le canton de Frontenac Islands) et tout le comté de Lennox and Addington. Comme nous l’avons signalé, la commission a réintégré la plus grande partie de l’ancien canton de Cumberland à la circonscription de GLENGARRY–PRESCOTT–RUSSELL. Cette décision a permis à la commission de répondre à une préoccupation formulée aux audiences, à savoir que le rajustement proposé à la partie sud-ouest de la circonscription séparerait les populations francophones des sphères d’influence pertinentes de la région de la ville de Cornwall. La commission a intégré le canton de South Glengarry à la circonscription de STORMONT–DUNDAS–SOUTH GLENGARRY. La circonscription de LEEDS–GRENVILLE demeure inchangée. Cette décision s’écarte considérablement de la proposition initiale de la commission, qui consistait à réunir les collectivités des comtés unis de Leeds et Grenville et du comté de Frontenac. La circonscription de KINGSTON ET LES ÎLES est identique à la circonscription actuelle, mis à part l’ajout de la partie de la ville située au nord de l’autoroute no 401. La circonscription de Lanark et les Lacs proposée par la commission comportait une partie du comté de Hastings. De nombreuses objections, orales et écrites, ont été formulées à cet égard. On déplorait que la nouvelle circonscription divisait le comté, compromettant bon nombre de questions dans le contexte des communautés d’intérêts. On s’inquiétait également du fait que la commission proposait de supprimer un nom historique important. Les opposants faisaient valoir en outre que la circonscription proposée avait une orientation est–ouest plutôt qu’une orientation nord–sud plus traditionnelle qui aurait mieux reflété la nature des réseaux de transport. À la lumière de ces préoccupations, la commission crée une circonscription très différente, PRINCE EDWARD–HASTINGS, qui englobe tout le comté de Hastings, sauf la ville de Quinte West, et toute la ville de Prince Edward. Des objections similaires ont été soulevées à propos du traitement proposé pour le comté de Northumberland, qui aurait fait partie d’une circonscription très différente de la circonscription actuelle. Les effets cumulatifs des modifications apportées aux circonscriptions à l’est ont permis de modifier substantiellement les propositions initiales de la commission. Ainsi, les changements exposés ci-dessus concernant LANARK–FRONTENAC–LENNOX AND ADDINGTON ont permis de réaménager substantiellement la circonscription proposée de Northumberland–Quinte en fonction de plusieurs des préoccupations soulevées aux audiences publiques. La commission renomme la nouvelle circonscription NORTHUMBERLAND–QUINTE WEST. Les limites sont similaires à celles de la circonscription actuelle, à l’exception d’un ajout effectué pour tenir compte d’une fusion municipale. La circonscription englobe tout le comté de Northumberland et la partie du comté de Hastings qui comprend la ville de Quinte West récemment fusionnée. La circonscription de PETERBOROUGH demeure inchangée, mis à part une modification tenant compte de la fusion municipale du canton de Cavan-Millbrook-North Monaghan. Cette modification répond aux préoccupations formulées concernant l’exclusion du canton de Havelock-Belmont-Methuen de la circonscription. La commission a reçu des avis divergents sur la question de savoir s’il fallait diviser le canton de Cavan-Millbrook-North Monaghan et intégrer le quartier North Monaghan à la circonscription de Peterborough. Le député siégeant préconisait cette idée, mais la commission s’est rendue aux arguments du préfet du canton de Cavan-Millbrook-North Monaghan qui, dans un document présenté au nom du conseil, a fait valoir que le canton devrait demeurer intact dans une seule circonscription. La circonscription de HALIBURTON–KAWARTHA LAKES–BROCK demeure inchangée, mis à part l’ajout du canton d’Algonquin Highlands. Cette décision tient compte des critiques adressées à la commission pour le compte du canton d’Algonquin Highlands et d’autres concernant l’exclusion de cette municipalité de la circonscription. La commission a également tenu compte des critiques de fonctionnaires municipaux concernant son intention de retrancher le canton de Brock, qui est une municipalité rurale, et de l’intégrer à une circonscription plus urbaine. Ainsi, le canton de Brock demeure dans la circonscription de HALIBURTON–KAWARTHA LAKES–BROCK. Région de Durham et ville de TorontoLes circonscriptions actuelles de la région de Durham ont connu une expansion considérable. La population de cette région, trop nombreuse pour quatre circonscriptions, n’est pas suffisante pour cinq. La commission a entendu de nombreuses propositions en faveur de l’établissement de cinq circonscriptions dans la région, mais ne les a pas retenues, notamment parce qu’une ou plusieurs des circonscriptions de la région auraient été surreprésentées. Il aurait par ailleurs fallu diviser la ville de Clarington et inclure le canton de Brock dans les circonscriptions de la région de Durham, malgré la forte opposition décrite ci-dessus des fonctionnaires du canton. Aux audiences publiques tenues à Toronto, la ville de Toronto a fait valoir que le redécoupage des circonscriptions ne devrait pas entraîner d’écart démesuré par rapport au quotient provincial et a suggéré un écart maximum de 5 pour cent. La ville a également soutenu que les circonscriptions de la région de Toronto ne devaient pas nécessairement être confinées aux limites municipales de la ville. Cette dernière recommandation a des répercussions importantes pour les circonscriptions voisines, comme celles de la région de Durham. La commission a retenu l’idée que les 22 circonscriptions de Toronto n’avaient pas besoin d’être intégralement comprises à l’intérieur des limites municipales. En étendant les limites des circonscriptions au-delà des limites municipales à l’est, la commission est en mesure d’accroître le nombre de circonscriptions de la région de Durham sans qu’il y ait de surreprésentation et sans que la municipalité rurale de Brock soit contrainte de faire partie d’une circonscription urbaine avec laquelle elle a peu d’affinités. Cela entraîne également d’importants changements dans les circonscriptions proposées pour la région de Durham. Région de Durham La commission crée la circonscription de CLARINGTON–SCUGOG–UXBRIDGE, qui englobe la ville de Clarington, les cantons de Scugog et d’Uxbridge et la réserve indienne nommée Mississaugas of Scugog Island. La circonscription d’OSHAWA comprend la circonscription actuelle d’Oshawa et tout ce qui se trouve au sud du chemin Rossland. La circonscription de WHITBY–OSHAWA est composée de toute la ville de Whitby et du reste de la ville d’Oshawa. La circonscription d’AJAX–PICKERING englobe toute la ville d’Ajax et la partie de la ville de Pickering située au nord de l’avenue Finch, à l’est du chemin Valley Farm, au nord de l’autoroute no 401 et à l’est du chemin Brock. Ville de Toronto La recommandation de la ville de Toronto de ne pas se confiner à l’intérieur des limites municipales de la ville a eu des répercussions importantes pour les circonscriptions des régions de Durham et de Scarborough. C’est dans la circonscription de PICKERING–SCARBOROUGH-EST que l’effet est le plus prononcé. Cette circonscription couvre le reste de la ville de Pickering et la partie de la ville de Toronto qui se trouve au sud de l’avenue Finch Est, à l’est du chemin Meadowvale, au sud de l’avenue Sheppard Est, à l’est de l’avenue Morningside et du ruisseau Highland et à l’ouest d’AJAX–PICKERING. La création de la circonscription de PICKERING–SCARBOROUGH-EST a eu des répercussions sur d’autres circonscriptions de Scarborough. La décision de ne pas confiner les circonscriptions de la région de Toronto à l’intérieur des limites municipales a permis à la commission de tenir compte des critiques relatives à la sous-représentation importante de trois de ses circonscriptions proposées pour Scarborough. La commission a considérablement modifié les circonscriptions dans cette région et elle y crée des circonscriptions dont chacune s’écarte de moins de 8 pour cent du quotient provincial. La circonscription de SCARBOROUGH–GUILDWOOD est constituée du territoire situé au sud de l’autoroute no 401, entre le chemin Bellamy, à l’ouest, et l’avenue Morningside et le ruisseau Highland, à l’est. La circonscription de SCARBOROUGH–ROUGE RIVER conserve sa limite nord, qui est la limite nord de la ville de Toronto, et elle est bornée à l’ouest par l’avenue Midland jusqu’à l’avenue Finch Est, et par le chemin Brimley jusqu’à l’autoroute no 401 et, à l’est, par PICKERING–SCARBOROUGH-EST. La circonscription de SCARBOROUGH–AGINCOURT conserve ses limites nord et ouest, qui représentent la limite nord de la ville de Toronto et l’avenue Victoria Park. Les limites sud et est ont changé. Elles sont l’autoroute no 401 au sud et SCARBOROUGH–ROUGE RIVER à l’est. La circonscription de SCARBOROUGH-CENTRE est délimitée au nord par l’autoroute no 401, à l’ouest par l’avenue Victoria Park, au sud par la ligne de transport d’énergie hydroélectrique (située au nord de la promenade Craigton) jusqu’à la voie ferrée du Canadien National, suivant celle-ci en direction sud jusqu’à l’avenue Eglinton Est et, à l’est, par SCARBOROUGH–GUILDWOOD. La circonscription de SCARBOROUGH-SUD-OUEST est bornée à l’ouest par l’avenue Victoria Park, au sud par le lac Ontario, à l’est par SCARBOROUGH–GUILDWOOD et au nord par SCARBOROUGH-CENTRE. La population de l’actuelle circonscription de Willowdale est de 118 375 habitants, ce qui exige des modifications importantes. Pour réduire la population de cette circonscription, la commission a transféré à YORK-CENTRE le territoire situé au nord de la ligne de transport d’énergie hydroélectrique (au nord de l’avenue Finch Ouest) et à l’ouest de la rue Yonge. La commission a pris connaissance des réserves exprimées, au sujet de la limite est proposée, par M. David Caplan, député provincial, et l’honorable M. David Collenette, député fédéral. À leur avis, des communautés d’intérêts seraient divisées si la commission retirait de la circonscription de Don Valley-Est le secteur situé au nord de l’avenue Finch Est entre l’autoroute no 404 et l’avenue Victoria Park, et l’intégrait à la circonscription de Willowdale. En réponse, la commission rétablit donc la limite nord actuelle de DON VALLEY-EST. Elle donne également suite à l’idée des deux députés selon laquelle la région située entre les avenues Sheppard et Finch Est, de la rivière Don jusqu’à la rue Leslie, devrait être transférée de DON VALLEY-EST à WILLOWDALE parce que les résidents de la région ont de plus fortes affinités avec WILLOWDALE. Les limites des circonscriptions actuelles de York-Centre et de York-Ouest devaient être modifiées parce que leurs populations étaient insuffisantes. La commission a ajouté à York-Centre le territoire situé au nord de la ligne de transport d’énergie hydroélectrique (au nord de l’avenue Finch Ouest) et à l’ouest de la rue Yonge. Elle a également déplacé la limite ouest jusqu’à la rue Keele. La limite entre les deux circonscriptions a été modifiée. Il s’agit toujours de la rue Jane, mais elle continue vers le nord jusqu’à l’avenue Sheppard, puis vers l’est jusqu’au ruisseau Black, au nord jusqu’à la promenade Grandravine et à l’est jusqu’à la rue Keele, qui sert de limite entre les deux circonscriptions jusqu’à la limite nord de la ville de Toronto. La population de YORK-CENTRE est de 113 420 habitants et celle de YORK-OUEST, de 110 384 habitants. Aucun changement n’a été apporté à la circonscription de YORK-SUD–WESTON, sauf une modification mineure à la limite est, où la rue Keele croise la voie ferrée du Canadien National. Le député fédéral M. Charles Caccia était d’accord avec les limites proposées par la commission pour la circonscription de Davenport. La limite est aurait été étendue du chemin Dovercourt à l’avenue Ossington, entre la voie ferrée du Canadien Pacifique et la rue Dundas Ouest. Mais d’autres ont critiqué le projet de la commission d’intégrer tout le territoire situé au sud de la rue Dundas Ouest à d’autres circonscriptions, faisant valoir que ce changement diviserait des communautés d’intérêts. On s’inquiétait notamment du fait que, en utilisant la rue Dundas Ouest comme limite sud, on exclurait une grande partie de la communauté portugaise de la circonscription de Davenport. La commission a tenu compte de cette préoccupation, et rétablit la limite sud en son état actuel. Toutefois, les membres de l’Association des contribuables de Silverthorne et leur député fédéral M. Alan Tonks se sont plaints que la limite nord-ouest proposée pour Davenport diviserait la collectivité de Silverthorne. La commission a donc rétabli la limite nord actuelle, plaçant la collectivité de Silverthorne dans YORK-SUD–WESTON. La population de DAVENPORT est de 111 705 habitants; celle de YORK-SUD–WESTON est de 114 539 habitants; et celle de TRINITY–SPADINA, de 106 094 habitants. Les limites de PARKDALE–HIGH PARK demeurent inchangées, exception faite du retrait de la région située au coin sud-est, entre la rue Dufferin et l’avenue Atlantic, et au nord de l’autoroute Gardiner. Le conseiller municipal Chris Korwin-Kuczynski a suggéré d’intégrer le terrain de l’Exposition à cette circonscription. Toutefois, la commission ne croit pas que ce changement soit justifié, notamment parce que la région avoisinante est trop peuplée pour être intégrée à PARKDALE–HIGH PARK. La limite nord de TRINITY–SPADINA demeure inchangée par rapport à la circonscription actuelle. La limite est demeure inchangée pour ce qui est de la région située au nord de la rue College. La commission a ajouté à cette circonscription la région située au sud de la rue College et à l’ouest de la rue Yonge, y compris les îles de Toronto. À l’ouest, la circonscription est bornée par DAVENPORT et PARKDALE–HIGH PARK. La circonscription de Toronto-Centre–Rosedale a dû être fortement remaniée parce que sa population actuelle est de 122 882 habitants. La commission est d’avis que ce chiffre de population est trop élevé. La commission a redessiné les limites de la circonscription pour que les îles de Toronto et la région limitée par l’avenue University (à l’ouest), la rue College (au nord) et la rue Yonge (à l’est) soient soustraites de la circonscription de Toronto-Centre–Rosedale et ajoutées à celle de TRINITY–SPADINA. Au nord, la commission a ajouté la région connue sous le nom de Governor’s Bridge (388 habitants) à la circonscription de Toronto-Centre–Rosedale. Cette région faisait partie de l’ancien borough d’East York. Comme la limite municipale n’existe plus, la commission estime qu’il convient d’intégrer Governor’s Bridge à Toronto-Centre–Rosedale. La commission a également tenu compte d’une observation écrite proposant d’intégrer toute la collectivité de Summerhill à la circonscription actuelle de Toronto-Centre–Rosedale. Elle a donc déplacé cette partie de la limite qui suit l’avenue Woodlawn Est, en direction nord jusqu’à l’avenue Jackes. Ni l’une ni l’autre de ces modifications n’a augmenté sensiblement la population de cette circonscription, mais elles ont permis de rétablir des communautés d’intérêts. La commission a également tenu compte d’une suggestion formulée aux audiences, à savoir que le nom de la circonscription devrait être changé parce que la collectivité connue sous le nom de Rosedale représente moins de 10 pour cent de la population de cette circonscription. La circonscription est donc renommée TORONTO-CENTRE. La commission n’a pas proposé de changements à la circonscription actuelle de St. Paul’s. Aux audiences, des fonctionnaires municipaux de Toronto et un ancien directeur du scrutin ont soutenu que la limite actuelle entre Eglinton–Lawrence et St. Paul’s ne convenait plus depuis la fusion municipale. La commission modifie donc ces limites et se sert de l’avenue Eglinton, entre les rues Yonge et Dufferin, pour séparer ces circonscriptions. Par conséquent, la zone située au sud d’Eglinton, entre la rue Dufferin et la promenade Winona, qui se trouve au nord du chemin Rogers et de l’avenue Holland Park, est ajoutée à la circonscription de ST. PAUL’S. Le seul autre changement est le transfert décrit plus haut d’une partie de la collectivité de Summerhill. La commission n’a pas modifié la circonscription actuelle de DON VALLEY-OUEST, mis à part un ajustement de la limite sud le long de la rivière Don. Cette décision rationalise la limite et ne la fait plus dépendre des anciennes limites municipales du borough d’East York. La commission a pris connaissance des observations en faveur du maintien de la collectivité de Don Mills, mais la population y est trop nombreuse pour qu’on instaure des limites qui préserveraient cette région sans poser de problèmes aux circonscriptions voisines. Lors des audiences, certains intervenants ont demandé à la commission de redessiner les limites qui séparent les circonscriptions de Beaches–East York et de Toronto–Danforth. Ils estimaient que l’avenue Coxwell, d’orientation nord–sud, ne représente pas les communautés d’intérêts aussi bien qu’une orientation est–ouest. Convaincue par les arguments du conseiller municipal Michael Tziretas de Toronto, la commission a redessiné les limites séparant ces deux circonscriptions selon un axe est–ouest le long de l’avenue Danforth. Aucune autre circonscription n’est touchée par ce changement. Les autres modifications, de nature mineure, consistent à remplacer d’anciennes limites municipales par des repères géographiques. La population de la circonscription d’EAST YORK est de 1,92 pour cent inférieure au quotient provincial, tandis que celle de BEACHES–RIVERDALE est de 5,03 pour cent supérieure au quotient provincial. La population totale des trois circonscriptions à l’ouest de la rivière Humber (ancienne ville d’Etobicoke) est de 338 117 habitants. La moyenne de population est de 112 705 habitants, soit un niveau approprié. La circonscription actuelle d’ETOBICOKE–LAKESHORE compte 113 914 habitants et ne nécessite aucun changement. Pour réduire la population de la circonscription actuelle d’Etobicoke-Nord (118 583 habitants), la commission a intégré la région située au sud du chemin Dixon à la circonscription d’Etobicoke-Centre. Ce changement a pour effet de simplifier les limites entre les circonscriptions proposées d’ETOBICOKE-NORD et ETOBICOKE-CENTRE qui suivent, d’ouest en est, l’autoroute no 401 et le chemin Dixon. |
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