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Sondage auprès des électeurs à la suite de la 41e élection générale

Expérience des électeurs

La présente section porte sur des enjeux liés à l'expérience du vote. Les questions s'adressaient à tous ceux qui ont voté lors de l'élection générale, à l'exception de ceux qui ont voté par la poste.

La plupart ont quitté leur domicile pour se rendre aux lieux du voteNote 18, tenus pour pratiques et faciles à trouver

C'est en proportion largement majoritaire (80 %) que les électeursNote 19 ont indiqué être partis de la maison pour aller voter. Ils sont considérablement moins nombreux (16 %) à avoir quitté leur lieu de travail pour aller voter. Par ailleurs, c'est en très faibles proportions (s'élevant tout au plus à 1 %) que les électeurs ont quitté d'autres lieux pour aller voter. Ces autres lieux de départ comprennent les magasins, l'école ou le service de garde, des activités de loisirs, des rendez-vous, de même que des visites auprès de proches et d'amis.Lieu du départ pour aller voter
La description texte du graphique « Lieu du départ pour aller voter »

Comparativement à la population en général, les jeunes se sont révélés moins susceptibles de quitter leur lieu de travail pour aller voter (10 % c. 16 %). Par ailleurs, en ce qui concerne le lieu de départ, les électeurs autochtones ne sont pas considérablement différents de la population en général.

Différences sociodémographiques

Les groupes suivants se sont révélés moins susceptibles de quitter leur domicile pour aller voter :

  • Les électeurs qui ont un emploi (71 % c. 83 % des étudiants, et 95 %-96 % des autres répondants).
  • Les électeurs qui n'ont pas d'handicap (79 % c. 89 % des électeurs ayant un handicap).
  • Les électeurs qui sont titulaires d'un grade universitaire (76 % c. 80 %-84 % des autres répondants).

Les groupes suivants se sont révélés les plus susceptibles de quitter leur domicile pour aller voter :

  • Les électeurs dont le revenu du ménage est inférieur à 40 000 $ (85 % c. 73 %-79 % des autres répondants).
  • Les électeurs ayant 65 ans ou plus (93 % c. 73 %-83 % des électeurs plus jeunes).
  • Les électeurs qui sont à la maison à temps plein (96 %) et les électeurs sans emploi (95 % c. 71 %-83 % des autres répondants).
  • Les électeurs qui ont un handicap (89 % c. 79 % des électeurs sans handicap).

Dans la même veine, c'est pratiquement l'ensemble des électeurs qui étaient d'avis que la distance à parcourir pour se rendre au lieu de vote était raisonnable (97 %) et qu'ils n'avaient pas eu de difficulté à le trouver (98 %). Ces résultats sont semblables à ceux de 2006 et de 2008, alors que 96 % des électeurs avaient affirmé que leur bureau de vote était situé à distance raisonnable, et que 98 % n'avaient pas signalé de problème à le trouverNote 20. Chez les Autochtones, la proportion d'électeurs ayant trouvé raisonnable la distance à parcourir pour se rendre au bureau de vote était supérieure en 2011 par rapport à 2008 (95 % c. 89 %).

Le faible nombre d'électeurs qui ont eu de la difficulté à se rendre au bureau de vote (n = 49) ont indiqué les raisons suivantes pour expliquer pourquoi : des problèmes de transport ou des problèmes sur la route (n = 12), l'accessibilité physique (n = 9), une adresse difficile à repérer (n = 8), des problèmes de santé (n = 5), l'heure, qui n'était pas commode (n = 5), un manque d'espaces de stationnement au bureau de vote (n = 4), une difficulté à trouver la pièce dans l'édifice (n = 3), et des panneaux imprécis (n = 1).

Différences sociodémographiques

On observe une corrélation positive entre la probabilité d'indiquer que le bureau de vote est situé à une distance raisonnable et la probabilité de se dire satisfait, en général, du service qu'offre le personnel d'Élections Canada. Au nombre des électeurs se disant très satisfaits du service qu'offre Élections Canada, 97 % ont indiqué que la distance à parcourir pour se rendre au bureau de vote était raisonnable. Par ailleurs, au nombre de ceux qui n'étaient pas du tout satisfaits du service, 82 % estimaient que la distance à parcourir pour se rendre au bureau de vote était raisonnable, tandis que 18 % n'étaient pas de cet avis.

Heure du vote

Les électeurs sont allés voter tout au long de la journée. En particulier, c'est dans une proportion d'un pour cinq environ (21 %) que les électeurs ont dit avoir voté avant midi, tandis que 38 % ont indiqué avoir voté entre midi et 17 h, et 37 %, après 17 h. Ces résultats sont relativement semblables à ceux enregistrés en 2008, lorsque 23 % des électeurs avaient voté avant midi, 35 % entre midi et 17 h et 41 %, après 17 h.Heure du vote
La description texte du graphique « Heure du vote »

Le tableau ci-dessous présente une répartition plus détaillée des heures auxquelles les électeurs se sont présentés aux bureaux de vote :

Heure du vote

Q32 : Vous souvenez‐vous vers quelle heure vous êtes allé voter?

Heure %
Avant 8 h du matin 1 %
Entre 8 h et 9 h 2 %
Entre 9 h et 10 h 5 %
Entre 10 h et 11 h 7 %
Entre 11 h et midi 6 %
Entre midi et 13 h 7 %
Entre 13 h et 14 h 8 %
Entre 14 h et 15 h 7 %
Entre 15 h et 16 h 6 %
Entre 16 h et 17 h 10 %
Entre 17 h et 18 h 14 %
Entre 18 h et 19 h 12 %
Entre 19 h et 20 h 8 %
Entre 20 h et 21 h 2 %
Après 21 h < 1 %

Base : n = 2 928; les personnes ayant voté, sauf par la poste NSP/PDR = 4 %

Sondage auprès des électeurs à la suite de la 41e élection générale 2011


Note au sujet des heures d'ouverture des bureaux de vote

À noter que les bureaux de vote par anticipation sont ouverts de midi à 20 h seulement. Le jour de l'élection, les heures d'ouverture des bureaux de vote comptent 12 heures consécutives (échelonnées selon le fuseau horaire).

Fuseau horaire Heures locales d'ouverture et de fermeture
Heure de Terre-Neuve 8 h 30 – 20 h 30
Heure de l'Atlantique 8 h 30 – 20 h 30
Heure normale de l'Est 9 h 30 – 21 h 30
Heure normale du Centre* 8 h 30 – 20 h 30
Heure normale des Rocheuses* 7 h 30 – 19 h 30
Heure normale du Pacifique 7 h – 19 h

*En Saskatchewan, lorsque l'heure avancée est adoptée dans le reste du pays, les heures de vote s'échelonnent de 7 h 30 à 19 h 30 (heure locale).

Langue de communication – satisfaction presque universelle

Les trois quarts (75 %) des électeurs interrogés ont été servis en anglais au bureau de vote, tandis que le quart (25 %) ont été servis en français.

C'est pratiquement l'ensemble des électeurs (99 %) qui se sont dits satisfaits de la langue dans laquelle ils avaient été servis.

Les Autochtones sont plus susceptibles d'avoir été servis en anglais (91 % c. 75 % de la population en général). Par ailleurs, en gros, les résultats observés chez les jeunes sont comparables à ceux observés dans la population en général.

Langue de communication
La description texte du graphique « Langue de communication »

Différences sociodémographiques

On observe une corrélation positive entre la probabilité d'être satisfait(e) de la langue de communication et la probabilité de se dire satisfait, en général, du service offert par le personnel d'Élections Canada. En effet, tous les répondants qui se sont dits très satisfaits à l'égard du service d'Élections Canada étaient aussi satisfaits à l'égard de la langue dans laquelle ils avaient été servis, comparativement à 74 % seulement de ceux qui n'étaient pas satisfaits du tout du service offert par Élections Canada.

Forte satisfaction à l'égard du temps d'attente et du personnel au bureau de vote

Presque tous les électeurs (97 %) étaient d'accord pour dire que le temps d'attente avant de voter avait été raisonnable. C'est dans une proportion semblable, soit presque à l'unanimité, que les personnes interrogées se sont dites satisfaites à l'égard du service donné par le personnel d'Élections Canada. En effet, 98 % des électeurs se sont dits au moins assez satisfaits à cet égard, et plus particulièrement, 87 % se sont dits très satisfaits. Par ailleurs, les électeurs ont été très peu nombreux (< 2 %) à faire état d'une insatisfaction à l'égard du service offert par le personnel d'Élections Canada.Satisfaction à l'égard du personnel d'EC au bureau de vote
La description texte du graphique « Satisfaction à l'égard du personnel d'EC au bureau de vote »

Différences sociodémographiques

Les groupes suivants se sont révélés plus susceptibles de faire état d'un niveau élevé de satisfaction :

  • Les électeurs nés à l'étranger (92 % c. 87 % des électeurs nés au Canada).
  • Les anglophones (89 % c. 83 % des francophones).
  • Les électeurs qui ont suivi la campagne électorale de près (88 % c. 83 % qui ne l'ont pas suivie de près).

On observe une corrélation positive entre l'âge et un niveau élevé de satisfaction globale à l'égard du service offert par Élections Canada. En effet, 83 % des électeurs de moins de 25 ans se sont dits très satisfaits à ce sujet, comparativement à 86 % des électeurs de 25 à 44 ans, à 89 % des électeurs de 45 à 64 ans, et à 90 % des électeurs de 65 ans et plus.

Il y a une forte corrélation entre la satisfaction à l'égard du temps d'attente et la satisfaction globale à l'égard du service d'Élections Canada. En effet, 99 % des répondants se disant très satisfaits à l'égard du service qu'offre Élections Canada ont affirmé que le temps d'attente avant de voter était raisonnable, comparativement à 22 % seulement des répondants qui ne sont pas du tout satisfaits du service d'EC.

Comme le graphique ci-contre l'illustre, les niveaux de satisfaction à l'égard du personnel d'Élections Canada aux bureaux de vote n'ont à peu près pas changé depuis 2008.Satisfaction à l'égard du personnel d'EC au bureau de vote (au fil du temps)
La description texte du graphique « Satisfaction à l'égard du personnel d'EC au bureau de vote (au fil du temps) »

La facilité de l'exercice de vote fait presque consensus

Les électeurs ont été très peu nombreux à estimer qu'il est difficile d'exprimer son suffrage. Au contraire, presque tous les répondants interrogés ont affirmé qu'il s'était révélé très facile (92 %) ou plutôt facile (7 %) de voter. Par ailleurs, moins de 2 % des répondants étaient d'avis qu'il n'était pas facile de voter. Ces résultats sont semblables à ceux enregistrés en 2008, lorsque 99 % des personnes interrogées avaient qualifié l'exercice du vote facile. En particulier, cette année-là, 89 % des répondants estimaient qu'il était très facile de voter.Facilité de l'exercice du vote
La description texte du graphique « Facilité de l'exercice du vote »

Bien que les Autochtones et les jeunes se soient révélés d'accord pour dire qu'il est facile de voter dans les mêmes proportions que la population en général, les membres de ces groupes se sont montrés plus enclins à trouver l'exercice plutôt facile (12 %/13 % c. 7 %) et moins enclins à le qualifier de très facile (86 %/87 % c. 92 %).

Différences sociodémographiques

Comparativement aux autres répondants, les étudiants se sont révélés moins susceptibles d'affirmer qu'il leur avait été très facile de voter (81 % c. 87 %-92 %).

On observe une nette corrélation positive entre la probabilité de trouver l'exercice du vote facile et la satisfaction globale à l'égard du service offert par Élections Canada. Plus particulièrement, tous les répondants se disant très satisfaits à l'égard du service qu'offre Élections Canada étaient aussi d'avis que l'exercice du vote était au moins plutôt facile, comparativement à 30 % seulement des répondants qui ne sont pas du tout satisfaits à l'égard du service.

En ce qui concerne les électeurs ayant qualifié de difficile l'exercice du vote (n = 35), les raisons signalées le plus souvent relèvent d'une difficulté à trouver le bureau de vote ou à y accéder (n = 6) et d'une difficulté à prouver leur adresse ou leur identité (n = 10). Au nombre des autres raisons formulées figurent les longues files d'attente au bureau de vote (n = 3), le manque de connaissances du personnel au bureau de vote (n = 3), et la difficulté liée au choix du candidat à appuyer (n = 3).


Note 18 Dans la présente section, l'expression « lieux du vote » désigne les bureaux de vote, les bureaux de vote par anticipation et les bureaux locaux d'Élections Canada.

Note 19 L'expression englobe tous les électeurs, à l'exception de ceux qui ont voté par la poste.

Note 20 En 2006 et en 2008, le sondage comprenait la question de savoir si les répondants avaient eu de la difficulté à « trouver » le bureau de vote. Dans la version de 2011, le questionnaire portait sur la question de savoir si les répondants avaient eu de la difficulté à « se rendre » au bureau de vote.